‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 59 sur 225 · NÉGOCIATIONS DE J. .1 0 A C H I M (22-28 JUIN · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS DE J. .1 0 A C H I M (22-28 JUIN

nous laisse aussi connaître que Vaulx ne s'était pas borné à solliciter un passe-port pour le président de Rouen ; il avait encore reçu communication des conditions mises par Henri VIII à la paix et il en avait informé Madame (1). Au reste, nous manquât-il cette preuve formelle, nous serions cependant autorisés à affirmer qu'avant l'arrivée à Londres de Brinon les difficultés principales de l'accord se trouvaient écartées en même temps que les points les plus importants en étaient arrêtés. En effet, à la première audience de cet ambassadeur, il n'est point question de cessions territoriales ; les négociateurs entrent dès l'abord en discussion sur le sujet du paiement par la France de deux millions d'écus (( qui est la somme », lisons-nous dans la lettre du 29 juillet, « de laquelle avoit esté pourparlé et depuis escript par moy Joacliim » (2). Or, durant les pourparlers antérieurs à la bataille de Pavie, on n'avait jamais parlé d'une pareille somme. D'autre part, il est très vraisemblable que Wolsey et Henri VIII, au début des nouvelles négociations, ne manquèrent pas de mettre en avant des prétentions territoriales et que, s'ils consentirent à en faire le sacrifice, ce ne fut qu'au prix d'une concession d'un autre genre accordée par le gouvernement français. Dès lors, il est tout naturel de penser que cette concession consista en une augmentation de la somme précédemment promise au roi d'Angleterre (3) et que ce fut Jean Joachim qui obtint ce résultat pendant son séjour à Londres avant la venue du président de Rouen. Nous avons ainsi l'explication du chiffre de 2.000.000 d'écus. Si nous ajoutons qu'au témoignage de Hall, J. Joachim convint avec le Cardinal d'une trêve de quarante jours à partir du 13 juillet (4), nous reconstituons, sinon dans ses détails, au moins dans ses résultats, le rôle joué à la fin de juin par

(1) J. Joachim à Brinon, 5 juillet, P. J., ix.

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