‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 83 sur 225 · LES TRAITÉS AU PARLEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

LES TRAITÉS AU PARLEMENT DE PARIS

vation ; ils ajoutaient qu'il leur avait été commandé au nom de Madame « escripre ces présentes à ce que suyvant son vouloir n'eussiez plus à y faire aucune difficulté et vous advertir que, si ledit affaire estoit délayé, n'en stMoit contente et montrevoit qu'elle est Régente (1) ».

La lettre de Madame fut délivrée par le maître de la poste, P. Audebert, au président Guillart le. 18 à six heures du matin. — De son côté.d'Agez parvint à Paris quelques heures après. Il requit aussitôt le Président d'assembler la Cour le jour môme qui était un mercredi, mais Guillart lui objecta que la coutume était de vaquer ce jour-là et le remit au lendemain (2).

Le jeudi 19, à l'audience du matin, on donna lecture au Parlement de la lettre remise au Président j^ar P. Audebert. Le seigneur d'Agez fut ensuite introduit et présenta la lettre de créance de la Régente en même temps que celle de la Barde, Ta^'el et Ruzé. On les lut sur le champ. Puis, d'Agez dit que lorsque Madame avait envoyé à la Cour les traités d'Angleterre, elle pensait qu'on les aurait enregistrés aussitôt et sans discussion ; le président de Rouen la pressait d'expédier en Angletc^rre les ratifications promises à Moore et elle priait les gens du Parlement de dépêcher incessammem cette affaire; d'ailleurs, elle ne pou.vait que trouver fort étranges les retards (ju'on y avait mis, car elle n'avait, conclu les iraités qu(^ de l'avis des grands du royaume et des conseillers du Roi;(iuand de semblables conventions avaient été précédemment portées devant la Cour, celle-ci n'en avait point délibéré, mais les avait incontinent enregistrées; ce n'était pas en effet (( aux particuliers de faire et traicter la paix et d'en prendre aucune cognoissance, ains seullement aux princes )). D'Agez dit encore que le seigneur de Brion n'attendait que son retour à Lyon pour se rendre en Espagne et apprendre au Roi ce (jue les Cours de justice, les Seigneurs et les Villes avaient fait pour les traités d'Angleterre. Il conclut en demandant au Parlemem de procéder immédiatement k leur enregistrement, afin qu'il pût repartir le jour même et retourner à Lyon en avertir Madame (3).

Ce langage énergique, que eonfirmaiem la lettr(> de la Régente et

(1) Ib'ul., f"- 814 v à 815 v. — D'Agez était Sous-Maire de Bordeaux. Cf. Journal de Mcticier, u, 253.

[2) IhicL, f° 814 r» et vo. — Le 19. sur l'ordre de la Cour, le greffier Séraphin (lu Tillet doiiua à P. .\udebert le reçu demandé par Madame {/bi(L. f" 818 r" et v").

i:^| Ibid., r~ 814 r' îi 815 v° et 816 r" à 817 r".

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