‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 87 sur 225 · LES TRAITÉS A LYON · texte numérisé non relu

LES TRAITÉS A LYON

De son côté, le Vicaire de l'Archevêque s'éleva contre l'absence des gens de l'Université et' demanda que l'affaire lût remise à une seconde assemblée où leur présence serait exigée. Mais les bourgeois passèrent outre à ces réserves. Sans hésiter, ils votèrent sur le champ qu'ils approuveraient « lesdits articles et accord, ohUgaado bona civitatis et ciciiim ejaadem, tout ainsi que a esté faict par ceulx de Paris, auctrement non » (1).

Il avaient compté sans les Capitouls. Bien qu'ils eussent promis d'exécuter la décision prise par l'assemblée, ceux-ci, (( pour ce que l'Université n'estoit présente et que TEglise ne vouloit oppiner » arrêtèrent de ne pas despescher ladicte délibération sans plus grande délibération de Conseil ». Pour triompher des scrupules du Clergé et de l'Université, ils eurent recours au Parlement : sur leur requête, la Cour rendit le 2 octobre un arrêt enjoignant au Vicaire de l'Archevêque et aux Syndics, Recteurs et Régents de l'Université d'obtempérer à leurs convocations (2).

La nouvelle assemblée, qui eut lieu le mardi 3 octobre, fut beaucoup plus nombreuse que celle de l'avant- veille ; outre les gens de l'Église et de l'Université, il y parut plus de soixante bourgeois. Le résultat ne fut d'ailleurs pas différent : à l'unanimité, les assistants confirmèrent le vote du l^i' octobre. — Les Capitouls, agissant au nom de la Ville, passèrent en conséquence l'obligation à la date du 3 octobre, c'est-à-dire quatre jours seulement après la réception des ordres de la Régente; ils prirent toutefois la précaution d'y spé-. cifier que les Toulousains entendaient ne s'obliger que (( modis et. foj'mis et sub oblifjationibus... quibus civitas Parisiensis et communitas illius fecit et obligavit, et jion aliter neque a/ms(3))). — Ajoutons que Madame^, s'étant décidée trois semaines plus tard à l'expédient des lettres d'indemnité, eut l'attention d'en faire t<Miir une ampliation aux habitants de Toulouse (4).

Lyon, où résidait la Régente et qu'elle avait pour ainsi dire sous sa main, ne la fit guère attendre non plus.

(1) Arch. de Toulouse, ut sup., f" 11 v» ;\ 12 v". — Avec les lettres du 14 septembre étaient arrivées des lettres du 17 « touchant la publication de la paix de laquelle envoyoit la forme » . Eu conséquence, les Capitouls s'était entendus avec le Parlement et avait fait faire cette publication « ;\ voix de trompe « ainsi que « la procession généralle >>.

(2) Ibid., f"^ 12 v°-13 r". — L'arrêt du 2 octobre figure en original sur les registres du Parlement aux Arch. de la Haute-Garonne, B 20. f" 656 r" et v».

(3) Ibid., f^ 14 v-ie v», et Rvmer, xiv. 97-98.

(4) fhi(/., f" 17 r".

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