CC. G. IT
S G. III no 277. Cf. rie N° Gr 741621 id., 3
Re.
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mois (Avril à Octobre) il menaçait d’entraîner dans sa
chûte maints autres seigneurs de la finance. L’appui du
Contrôleur Général le sauva 1). Mais l'intervention officielle, qui pouvait rétablir un homme, était impuissante à arrêter des répercussions insaisissables. Le trouble causé sur le marché ne pouvait disparaître ainsi.
Il fallait sortir de cette crise. Desmaretz se décida à entreprendre la mutation monétaire à laquelle il songeait depuis 1708 et dont il voulait appliquer le bénéfice à l'extinction des billets de monnaie. Il espérait ainsi ramener en France les espèces qui en étaient sorties. Sur ce point, l’expérience montra qu’il se trompait radicalement. |
« Bonheur auquel on ne s'attendait pas » trente millions de matières d’or et d'argent venaient d'arriver
de «la mer du Sud » sur les navires des marchands de
Saint-Malo, Desmaretz en fit une réquisition plus ou moins déguisée, persuadant aux marchands de lui donner cet or, qui venait si bien à pioint, contre paiement moitié en espèces, moitié en assignations éloignées (2). Et aussitôt, il profita de cette abondance pour mener à bien son projet.
Sous le prétexte classique d’unifier et d'améliorer la frappe, et de parer au faux-monnayage, l’édit du 14 Mai (3) annonça la refonte et porta la valeur des louis d’or de 16 livres, 10 sols à 20 livres, et celle des écus d’argent de