‹ La Politique Financière de Nicolas DesmaretzChapitre 12 sur 22 · ME PES · texte numérisé non relu

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Enfin, «on demanda plusieurs avances » après tant d’autres, aux fermiers (des postes et du tabac) ainsi qu’ « aux banquiers et traitants ». Ils prêtèrent encore 7 millions 12 (1). Ces généreux secours leur rapportaient gros. C’étaient les puissants dù jour. Ils édifiaient des fortunes avec l’argent du peuple sur les ruines de l'Etat. Moqués à la scène, « Turcaretz » pour toujoours, — la pièce de Lesage est de 1709 — ils n’en continuaient pas moins leurs abus sous le couvert de l'entente cordiale que le Contrôleur Général avait conclu avec eux l’année précédente, lors de son entrée en fonctions.

Cependant « l’hiver avait été terrible ». Une gelée de deux mois tua les arbres fruitiers «et plusieurs autres forts durs », la mer gela « à porter » le long des côtes(2). Les récoltes furent très mauvaises, on spécula sur les blés chers. Pour les troupes et pour Paris, Desmaretz cutre les gros achats qu’il passa à l'étranger, dut en faire réquisitionner à l’intérieur des masses énormes, « cinq cent cinquante sept mille neuf cent sacs de grains à 30 et 40 livres le sac (3, on crut que ces réquisitions qu'il n’avait pu tenir cachées avaient pour but la spéculation, (en réalité la dépense des vivres coûta 45 mil- lions) il y eut des séditions, il fallut réglementer les ventes, on pensa même, — déjà —, à décréter Le « maximum » (4) Er MS

Les peuples cessaient de payer la taille et la capitation ;

(1) Desmaretz, Compte Rendu au Régent.

(2) Saint Simon, T.. XVIII p. 195.

3) Compte Rendu au Régent. 4) Boislisle éd. de Saint Simon, t. XVII, p. 198, note 6,

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