‹ La politique monétaire du BrésilChapitre 47 sur 86 · i4:37o»ooo · texte numérisé non relu

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L'emission des banques se divisait de la facon suivante : Banco da Republica dos Estados Unidos do Brasil i94.5oS:3io$ooo

» Emissor da Bahia 6.879:255$ooo

» de Credito Popular 5.6S9:4i5$ooo

1) Uniao de Sao Paulo 2.027:9o5$ooo '

» Emissor do Norte 696:96o$ocio

» Emissor de Pernambuco 3.766:85o$ooo

;> da Republica do Brasil 127. i78:675$ooo

Total 340.7i4:370$cxx)

Le ministre des finances, apres le vote de la loi du 9 Decern bre 1896, crut devoir liquider les reclamations des banques auxquelles le droit d'emettre avait ete retire, et abandonna le terrain tres solide sur lequel s'etait place son antecesseur, et que les tribunaux reconnurent, en dernier ressort, comme etant le seul legal lorsqu'ils eurent a juger le proces intente par le Banco Emissor de Pernambuco.

Se basant sur une decision de premiire instance, sur une affaire mal engagee, Mr. Bernardino de Campos jugea preferable arriver a une entente avec troisdes banques reclamantes. Pour une emission globale de 9.604: 1 20$, le droit de la continuer etant perime par inobservance contractuelle et legale de la part des banques et simple declaration constatant le fait de la part du Gouvernement, I'Etat trouva bon de payer 14.630: 1 o5$ ainsi distribues :

Banco Uniao de Sao Paulo 6. 939:021 $500

Banco Emissor da Bahia 6.927:o83$5oo

Banco Emissor do Norte 764:Doo$ooo

Total 14.630: 1 o5$ooo

Cette operation, tres serieusement critiquee au moment ou elle fut faite, semblait pouvoir etre evitee, d'accord avec la these du ministre qui avait precede celui qui signa les accords.

Les critiques n'avaient pas tort, ainsi que le prouve Tissue definitive du proces intente par le Banco de Peruambuco, pour recevoir du Tresor I'indemnite a laquelle il jugeait avoir droit.

D'autres causes de depenses improductives se trouvaient dans la liquidation des abus, commis pendant la periode insurrectionnelle . La surveillance de la perception des droits de douane s'etait relachee, et de tres graves fraudes venaient d'y etre decouvertes.

Notre credit a Londres etail Pobjet d'attaques persistantes de la part d'adversaires inlassables, qui exploitaient habilement les erreurs deja faites et celles qui dtaient encore en cours, speculant et transmettant au public etranger des informations inexactes.

Les indemnites a payer a des sujets italiens, pour faits de guerre pendant la revoke, avaient ete bien discutees et resolues par le ministre des affaires etrangeres Mr. Carlos de Carvalho ; Popposition, animee d'un incomprehensible esprit nativiste, refusa de voter les protocoUes signes sur la question. Le ministre s'etant retire, son successeur, Mr. Dionysio de Cerqueira, liquida I'ensemble des reclamations moins heureusement que par I'accord primitif, mais de facon a menager les susceptibilites du Parlement. II en resulta un debours immediat de 4.000 contos.

Des resiliations de contrats, tel celui de la Companhia Meiropolitana, qui se fit moyennant versement de 8.5oo contos, forcaient encore a de tres gros sacrifices. Des faillites, consequences lointaines des abus de credit, inseparables des emissions, jettaient le desarroi sur la place de Rio.

Les achats anticipes du commerce pour fuir I'application du tarif de 1896 firent affluer les demandes de traites au commencement de I'annee, quand les disponibilites sur Tetranger se trouvaient reduites au minimum. La speculation sur les cafes, faisant baisser leur valeur de pres de 40 "/o? restreignait notre

actif international. La panique s'etablit . En Octobre, il v eut 17.000 cantos retires du Banco da Republica, et, sous le coup de Paffolement general et du deficit du budget, les mesures legislatives que nous avons deja resumees furent votees. II y eut meme una certaine exageration, car Ton disposa des chemins de far federaux, en vue de leur affermage, en depit du bon sens, comme s'il s'agissait d'un probleme unique, a vant une seule solution, une seule formule magique de salut. Peu a peu,toutefois, le calme se retablit, et deja en Novambre les depots au Banco da Republka s'slevhrent de 1^.000 cantos. Neanmoins, les faillites de I'annee montraient bien la gravite de la situation, sans compter las tres nombreuses maisons qui ne vivaient que de la tolerance et de la condescendanca de leurs creanciers. Les budgets,ycomprisles dep6ts,s'etaient clotures en iey?aV.

ANNfeES

RECETTES

DEFENSES

D^FICIT

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