Id., id., Dépêche de Mériage, 4 février
Driault. — Napoléon. 1
miantzov, el l'ambassadeur de France à Pétershourg, M. de Caulaincourt, traçaient sur la carte les premières lignes du partage de l’empire ottoman. Le tsar Alexandre avait lu la lettre du 2 février 1808 avec une joie non dissimulée ; il était heureux, après de longues inquiétudes, que Napoléon parût dès lors disposé à entreprendre une grande expédition francorusse contre l’Inde anglaise, plus heureux encore que cette expédition dût avoir pour préambule un partage de l’empire ottoman. Il demanda à entrer aussitôt en conversation avec l’ambassadeur français Caulaincourt, non pas sur l’expédition de l’Inde — ■ il n’avait pas hâte'de s’en occuper — , mais sur le partage turc. Caulaincourt avait reçu de Napoléon des instructions spéciales qui l’y autorisaient.
Il serait intéressant de connaître le texte intégral de ces instructions ; on y découvrirait peut-être sur la pensée de l’Empereur des renseignements pins précis que dans l’éloquente lettre du 2 février. Il est intéressant du moins d’observer, comme 1c fait M. Vandal1 2, que « les lettres écrites par Napoléon à Caulaincourt, pendant la mission de ce dernier en Russie, n’ont pas été retrouvées jusqu’à présent à de très rares exceptions près ». Faut-il supposer, comme M. Tatistc.hef3,. « qu’elles ont été brûlées à Yilna, par ordre de Napoléon, en décembre 1812, pour ne pas tomber au pouvoir des Russes »iv 11 en faudrait peut-être conclure que les instructions envoyées à Caulaincourt étaient moins satisfaisantes pour la Russie que la lettre adressée au tsar ; mais il faut se garder d’entrer dans la voie des hypothèses, au risque de ne pouvoir donner la solution du problème avec une complète certitude. Aussi bien les faits acquis sont-ils suffisants pour y jeter quelque lumière.
Du 2 au 1 2 mars, se développèrent presque quotidiennement « les Entretiens de Saint-Pétersbourg », soit entre Caulaincourl et le chancelier Roumiantzov, soit même entre Caulaincourt et Alexandre Ier. Le sens en est connu très suffisamment par les rapports très détaillés qu’en a adressés Caulain-