‹ La Politique religieuseChapitre 41 sur 92 · LVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

LVIII PRÉFACE

luêes par « toute l'étendue de la question religieuse », comme dit M. Poincaré.

Epreuve : M. Poincaré lui-même, ministre national, ministre modéré, le jour même où il croyait devoir déclarer que « rien de durable » ne s'édifie sur le mépris de la tradition » et que « c'est folie de vouloir rompre la chaîne entre le passé et l'avenir », le même jour l ce premier ministre esquivait le bi-cenlenaire de la victoire de Denain, pour la raison trop clairement évidente que le grand soldat qui sauva la France à Denain avait eu le malheur de mener les dragons du Roi contre la rébellion de ces Camisards que la République canonise deux fois, comme hérétiques et comme insurgés. — Contre-épreuve : un mauvais Français de la même race, ce Guiton qui fut maire de La Rochelle et allié de l'Angleterre contre l'unité nationale incarnée dans Louis XIII et dans Richelieu, a reçu, en 1911, les honneurs officiels refusés en 1912 à Villars. Même aubaine pour Coligny qui livra le Havre aux Anglais. Même malheur pour Guise qui leur reprit Calais. A la division, à la trahison, les honneurs de la vraie doctrine républicaine! A l'unité, à la continuité, à l'accroissement national, les

Page 1