DU MODE D’ADHÉRER A LA PRÉSENTE CONVENTION
Aucune durée autre que celle que déterminera l’expérience n’est assignée à la présente convention, telle qu’elle vient d’être énoncée et telle qu’elle pourra successivement se simplifier , se rectifier , se compléter.
Cette convention n’oblige que ceux qui l’auront librement acceptée et qui y auront formellement adhéré.
La manière d’y adhérer est de payer la prime d’assurance qui forme le lien entre les deux parties contractantes : l’Individu, l’Etat.
NOTE
(1) Aux Étals-Unis, l’armée est de 9,000 liommes.
C’est ici le lieu de rappeler ce passage de la vie de Washington, écrit par M. Guizot, et qu’on ne saurait trop méditer en France.
« Les colonies se défiaient les unes des autres. Toutes se défiaient du Congrès, bien plus encore de l’ARMÉE, qu’elles regardaient comme dangereuse
A LA FOIS POUR L’INDEPENDANCE DES ÉTATS ET LA LIBERTÉ DES CITOYENS, CÏI Ceci
même } les idées nouvelles et savantes s’accordaient avec les intérêts populaires. C’est une des maximes favorites du dix-huitième siècle que le danger des armées permanentes et la nécessité pour les pays libres de combattre et d’atténuer sans relâche leur force, leur influence, leurs mœurs, nulle part
PEUT-ÊTRE CETTE MAXIME NE FUT PLUS GÉNÉRALEMENT NI PLUS CHAUDEMENT ADOPTÉE QUE DANS LES COLONIES D’AMÉRIQUE. » GUIZOT.
Sans l’adoption de cette maxime tutélaire, qui peut dire ce que seraient aujourd’hui les États-Unis, si puissants et si prospères?
Sièyes disait avec raison en 1789 :
« L’ordre intérieur doit être tellement établi et servi par une force intérieure et légale, qu’on n’ait jamais besoin de requérir le secours dangereux du pouvoir militaire. » Sièyes.