‹ La politique universelle, decrets de l'avenirChapitre 76 sur 94 · IX. — GROSSESSES CLANDESTINES · texte numérisé non relu

IX. — GROSSESSES CLANDESTINES

Les lois n'attachent-elles pas un degré d’infamie aux couches clandestines ?

Une tille née avec un tempérament trop tendre, trompée par les promesses d’un débauché, ne se trouve-t-elle pas, par les suites de sa crédulité, dans le cas d’opter entre la perte de son honneur ou celle du fruit malheureux qu’elle a conçu ? N'est-ce pas la faute des lois de la mettre dans une situation aussi violente? Et la sévérité des juges ne prive-t-elle pas l’État de deux sujets à la fois, de l’avorton qui a péri et de la mère qui pourrait réparer abondamment cette perte par une propagation légitime? On dit à cela qu’il y a des maisons d’enfants trouvés. Je sais qu elles sauvent la vie à une infinité de bâtards ; mais ne vaudrait-il pas mieux trancher le mal par ses racines et conserver tant de pauvres créatures qui périssent misérablement, en abolissant les flétrissures attachées aux suites d’un amour imprudent et volage? (Frédéric 1It roi de Prusse. )

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