‹ La politique universelle, decrets de l'avenirChapitre 9 sur 94 · PUBLIQUE PAR UN SEUL SOUS LE CONTROLE DE TOUS · texte numérisé non relu

PUBLIQUE PAR UN SEUL SOUS LE CONTROLE DE TOUS

Dans ce système, l'action reprend à la parole la puissance que celle-ci avait usurpée.

Plus de débats stériles !

Plus de dissertations anticipées !

Plus d’interpellations tardives!

Plus de foyers d’agitation !

Est-ce que la liberté de discussion déclarée inviolable sous toutes ses formes ne suffit pas pleinement à l’examen des questions? Est-ce que le régime officiel des Assemblées délibérantes ne forme pas double emploi avec la liberté absolue de discussion?

Mettre aux voix dans une Assemblée l’adoption d’idées dont l’application n’a pas encore été faite, n’est-ce pas proscrire, sous une forme indirecte, toute idée grande, toute idée neuve? N’est-ce pas lui fermer l’accès pour laisser passer l’idée vulgaire et la négation présomptueuse ? IN’est-ce pas donner au savoir et à la supériorité pour juges suprêmes l’ignorance et la médiocrité?

Est-ce que l’Académie des sciences consultée par le Premier Consul, n’a pas commencé par condamner l’invention de Fulton ?

Le gouvernement ne doit plus être que l’administration de ce qui est essentiellement collectif, nécessairement indivis, exclusivement public.

L’homme libre se gouverne , on ne le gouverne plus.

La chose publique est la seule qui doive s’administrer publiquement.

Enfin , le système que je propose institue la Commune l’image de l’État et réciproquement ; il fait ainsi de la Commune l’école primaire du citoyen. Ce système se résume dans ces lignes :

LE MAIRE d’ÉTAT QUE LA MAJORITÉ DE LA NATION CHOISIT ET QUE LA MAJORITÉ DE LA NATION CONTROLE.

L’ABOLITION DU GOUVERNEMENT DE L’HOMME PAR l’hOMME.

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