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L’électeur promet de maintenir tous les

priviléges et droits des Etats du duché, et d'établir dans ce pays un tribunal suprême dont il n’y aura pas d'appel, et dont les membres seront choisis parmi les indigènes. En cas d’extinction de sa descendance mâle, le roi et la république maintiendront également ces droits et. priviléges.

10. L'ancien vasselage est remplacé par une alliance perpétuelle.

11. L'électeur et ses descendants ne concluront jamais aucune alliance contraire à celle-là, ni n'accorderont passage, vivres ou autre assistance aux ennemis de la république.

12. Les secours à prêter par l'électeur dans la guerre actuelle seront fixés par un traité particulier ; à l'avenir et dans toutes les guerres de la république, l'électeur l’assistera avec quinze cents hommes à pied et cinq cents hommes à cheval, qui seront entretenus aux frais de la république aussitôt qu'ils sortiront des limites du duché.

15. La république s'engage, envers l'électeur, à la réciprocité des art. 41 et 12, sans toutefois que les forces par lesquelles elle l'assistera y soient déterminées,

14. Les troupes de la république auront le passage libre par la Prusse ducale.

15. Les ports de la domination de l’une des parties seront ouverts aux vaisseaux de l’autre ; il y aura de même liberté d'acheter des vivres et munitions; une partie pourra lever des troupes dans les possessions de l’autre, après l'avoir prévenue de son intention et être convenue avec elle du mode de cette levée.

16. Les catholiques jouiront d’une parfaite égalité de droits avec les protestants. En cas de dévolution, le roi et la république de Pologne maintiendront également les droits des adhérents de la confession d'Augsbourg et eeux des réformés.

17, 18, 19. Les transactions commerciales sont maintenues.

20. Amnistie pleine et entière est accordée à tous les Polonais rentrant dans leurs devoirs, et spécialement à Boguslas Radziwill, duc de Birze et partisan de l'électeur.

21. La ratification du présent traité se fera le plus tôt possible.

22. Le roi de Hongrie et de Bohême, le roi de Danemark et les états-généraux des provinces unies des Pays-Bas garantiront le présent traité.

Le mème jour il fut conclu une convention

particulière, fixant, en exécution de l’art. 12 du traité principal, les secours qu'on se prêtera mutuellement dans la guerre actuelle contre la Suède,et pendant les dix premières années après la conclusion de la paix avec la Suède; ils consisteront en six mille hommes, partie infanterie, partie cavalerie si la guerre se fait dans les Etats de l'électeur ou ailleurs, à cause de ce prince ; il aura la direction des corps auxiliaires polonais.

La ratification de ce traité eut lieu dans le palatinat d’'Inowroclaw à Bydgoszez (Bromberg), le 6 novembre 4657. Le roi céda, par cet instrument, à l'électeur et à ses descendants mâles et légitimes, à titre de fief de la couronne de Pologne, les bailliages de Lauenbourg et de Butow, que les ducs de Poméranie avaient possédés de la même manière, et qui, depuis leur extinction, avaient été réunis comme fief vacant. L’électeur est dispensé de toute espèce de serment ou redevance pour ce fief ; néanmoins quelques-uns de ses officiers seront députés pour assister au couronnement des rois de Pologne, et pour reconnaître à cette occasion le domaine direct de la république sur ces baïlliages. Le roi promet de remettre à l'électeur la ville d'Elbing, aussitôt qu'elle aura été enlevée aux Suédois ; l'électeur la possédera de la même manière que Ja république l'avait possédée jusqu’en 1655. La somme qui, d’après l’art. 8 dutraité de Wehlau, devra être payée à l'extinction des descendants mâles de l'électeur, est fixée à 1,500,000 rixdalers.

L’électeur signa le même jour des reversales par lesquelles il déclare que, vu que le roi lui avait remis les cinq cents cavaliers qu’en vertu de l'article 42 du traité de Welhauilétait obligé de fournir à la république,outre les quinze cents hommes d'infanterie, il sera prêt à restituer au roi la ville d’'Elbing, après en avoir rasé les fortifications, contre le paiement d’une somme de 400,000 rixdalers. Jean-Kasimir, de son côté, modifia quelques points de la convention supplémentaire de Wehlau,et on arrêta quela Pologne fournirait contre la Suède cinq mille hommes à pied et trois mille cavaliers : l'électeur n’en fournirait que la moitié. Il serait payé à celui-ci, pour les frais de levée des troupes, la somme de 420,000 rixdalers, et pour sûreté de ce paiement, le roi lui engageait la ville, le château et la starostie de Drahim, en stipulant que si la somme de 120,000 rixd. n’était pas payée au bout de

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