PODOLSK
Tout autour de la ville sont des murailles en état d'abandon ; leurs bastions et leurs rondelles servaient jadis à braquer les canons. Les trois portes, situées à l'ouest, s'appellent Laçka, Ruska et Zamkowa (polonaise, russienne et du château).
Avant d'entrer à Kamiéniéç, on rencontre un petit château fort, dit château souterrain; il servait à défendre l'approche des montagnes qui entourent la ville. Ce château, déjà séparé en deux par un pont-levis, est traversé par un filet d'eau qui, de la rivière Smotrycz, parcourt un canal creusé à ce dessein. Des remparts, des bastions et des ouvrages d'artillerie environnent le château ; on y arrive par un chemin escarpé, bâti en pierre par les Polonais et les Turks.
La ville possède par elle-même des rues bien droites, larges, pavées et entretenues avec beaucoup de propreté; ce qui, du reste, est facile, car le Lerrain est assez solide pour pouvoir résister à l'action des pluies. Les maisons portent l'empreinte du goût oriental et sont toutes bâties en pierre.
Au milieu de la place Carrée, la seule place qui existe, s'élève l'Hôtel-de-Ville, surmonté de l'aigle blanc et du cavalier armé, ancien emblème de la république polonaise. Quand on entre dans la salle de l'Hôtel-de-Ville on aperçoit l'aigle moskovite et au-dessous, une grande tablette de pierre incrustée dans le mur, avec l'inscription suivante en gros caractères :
PRO RESTAURATIONIS SUMPTU PALATINATUI PopoLix GRATITUDINEM InscriBir S. P. O. C. CamEeNEcENsIs ANNO Douin: MDCCLIY.
» « Pour les frais de restauration; le sénat-et le » peuple de la ville de Kamiéniéçainscrivent. ici » leur reconnaissance envers le palatinat de Po- » dolie, An du Seigneur 1754. »
Dans les bâtiments qui entourent la place, et même dans ceux de l'Hôtel-de-Ville, se trouvent des boutiques et des magasins remplis de toutes espèces de marchandises.
Les églises constituent à Kamiéniéç, comme dans toute la Pologne, le principal ornement de la ville. Les anciens Polonais, peu soucieux des besoins de la vie matérielle, aimaient à consacrer leurs biens à la fondation ou à l'entretien de monuments pieux ; et de tout temps le clergé exerça une grande influence, tant sur l'esprit de la noblesse que sur celui des pauvres paysans, ce qui lui valut d'énormes richesses, dont Les gouverncments actuels s'emparèrent sans avoir égard aux clauses de la donation.
Parmi les églises de Kamiéniéç; le premier rang appartient à la cathédrale, placée sous l'invocation de saint Pierre et saint Paul. La basilique est élevée sur l’un des rochers qui environnent la ville; sa bauteur porte 200 pieds, sa longueur 140 et sa largeur 124. L'architecture en est gothique, et sa façade, tournée à l’ouest, fut restaurée par les soins de l’évêque Nicolas Dembowski; elle est surmontée d’une croix en grès, et, de chaque côté de la croix, on a placé les statues des deux saints patrons de la cathédrale. Au-dessus des portes et des armes des restaurateurs du monument, on lit l'inscription suivante : Deo G. O. M. illustrissimo, excellentissimo, reverendissimo domino Nicolai a Dembowa Gora Dembowski episcopo Camenecensi, præposito Miechoviensi, hujus basilicæ restauratori, capitulum cathedrale obligatam imponitmemoriam - anno Domini 1754.—"Tout l'extérieur de l’église a l'apparence d’une nouvelle construction, par suite de travaux récents faits en 1816, époque où l'intérieur fut également restauré. Les cent.cinquante piliers de la nef lui donnent un air de majesté que rehanssent encore les quatorze autels servant à célébrer l'office divin. Le maître autel s'élève jusqu’à la voûte ; c'est un ouvrage en bois, orné en bas des statues de saint Pierre et saint Paul, plus haut de celles de saint Stanislas et saint Étienne, et au faite de celle du Père éternel. Le fond de l'autel, peint à fresque, représente la vue de Jérusalem; Jésus-Christ sur la croix, Sa mère et saint Jean évangéliste, debout auprès d'elle, et sainte Madelaine, agenouillée,
en forment, au milieu de l'autel, le groupe principal.
Au nord de la cathédrale on voit une colonne ou minaret (dzamia), élevée par les Musulmans et assise sur un piédestal carré, haut d’une trentaine de pieds. La colonne, construite en pierre, fer et plomb, est haute elle-même d'au moins 180 pieds; elle se dresse majestueusement, et on peut circuler de l’église dans son intérieur au moyen d'un escalier de 1450 degrés. Parvenu au haut de cet escalier, on pénètre dans une spa cieuse galerie régnant autour de la colonne. De cette élévation le coup d'œil est magnifique ; Kamiéniéc et ses environs offrent un tableau ravissant; on aperçoit même, à l’aide de longues-vues, la forteresse de Chocim, éloignée de deux milles (trois lieues et demie) et située sur la rive droite du Dniester. La colonne, qui s'élève encore plus haut, est couronnée d'une statue en cuivre de la sainte Vierge de l’immaculée conception. Ce fut durant leur séjour à Kamiéniéç que les Turks élevèrent ce monument, et ils placèrent à son sommet l'emblème de leur foi, le croissant ; de là, les muslemines appelaient jadis les croyants à la prière dans la mosquée qui avait remplacé la cathédrale. Quand la ville rentra sous le pouvoir des Polonais, il fut stipulé dans les clauses de la capitulation que la colonne et son croissant demeureraient à jamais où ils étaient; mais l’esprit jésuitique trouva moyen de satisfaire aux exigences de la foi, tout en ayant l’air de respecter les conventions : on fit donc fondre à Dantzig une statue de la Vierge, et on la plaça sur le signe vénéré des Turks, qui ne purent s’en fâcher : la lettre du traité avait été respectée.
À quelque distance de la cathédrale, on aperçoit une tombe où ont été déposés les os et les cendres des morts qui y pourrissaient jadis. Sur cette tombe une peuite colonne supporte la statue de Jésus-Christ.
L'église ci-devant des Jésuites, et maintenant de l'école du district, se fait remarquer par sa belle architecture et le souvenir de ses anciens possesseurs.
L'église des Dominicains avec son cloître, fondé et bâti en bois en 1360, par les princes Koryatowicz, et construit en pierre après Ja re traite des Turks, par Michel Potocki, staroste
(gouverneur) de Trembowla, est également un
édifice remarquable. La chaire en pierre est façonnée d'une manière pleine de goût, et supporte l'inscription turque : Allah, Allah, Resul Allah :
« Dieu est Dieu, et Mahomet son prophète, » Le front de l’église est orné d’une tour en pierre renfermant une horloge.
L'église des nonnes de Saint-Dominique, bâtie par les soins d'Elisabeth Cieplowska, fut reconstruite en 1713, aux frais des nonnes venues de Léopol (Lwow).
L'église des Carmes avec son cloître, détruit par les Turks, qui construisirent à sa place une batterie, fût bâtie grâce aux dons recueillis et aux dotations particulières de Michel Potocki, le même qui reconstruisit l’église des Dominicains.
L'église de la Trinité est d’une architecture fort simple. Un ange s'élève dans les airs et tient deux esclaves encore enchainés ; il offre l'image des travaux de l’ordre religieux des Trinitaires, qui avaient pour mission de racheter les esclaves chrétiens des mains barbares.
L'église des Arméniens, fondée en 1767, possède une image miraculeuse de la sainte Vierge. :
La chapelle privée de l'archevêque gréco-russe renferme une belle mosaïque, et est peinte dans le goût romain.
La cerkiew (église gréco-russe) de Saint-Jean, autrefois cathédrale des Grecs-unis, est remplie de goût et de majesté. Durant la domination turque, elle servit de mosquée au grand-visir.
La cerkiew de la Sainte-Trinité est jointe à un cloître de moines gréco-russes, nommés Czerncy. Ce cloitre est une archimandrie ou abbaye grecque-russe de première classe,
Il existait encore jadis un plus grand nombre d'églises à Kamiéniéç; nous nous contenterons de rappeler leurs noms de Sainte-Catherine, de Saint-Paul et Sunt-Pierre, de Saint-Stanislas, de la Sainte-Vierge, de Saint-Michel, de la Nativité de Jésus-Christ et de la Sainte-Croix, cette dernière derrière le château.
A une lieue de la ville ct sur une montagne, près de la route septentrionale, se trouve un cimetière entouré de murailles et garni intérieure: ment de fossés. On y enterre les catholiques romains, les Arméniens et les Grecs -unis. Une église petite et élégante embellit ce lieu.
Plus près de la ville, on voit le cimetière grécorusse, et à une demi-lieue d'elle, en arrivant de Zwaniec, on rencontre du côté du château le cimetière des réformés : il cest entouré de murs et bordé de tilleuls. PERTE r
Le reste de Kamiéniéç n'offre rien qui mérite d'attirer notre attention. Nous mentionnerons seulement les sources d'eau salée qui se trouvent ;
dans plusieurs endroits de la ville et même dans des cours. particulières. Un puits taillé dans le roc, près de l’église de la Trinité, en renferme une des meilleures et des plus abondantes ; une autre source existe du côté du château, et une troisième au delà de la porte russienne.
Kamiéniée est la résidence d’un évêque catholique et d'un archevèque gréco-russe, ainsi que des employés civils et ecclésiastiques du gouvernement de Podolie. Elle possède une école de district, des séminaires cathokiques et: grécorusses, et une institution de jeunes demoiselles. On y compte deux pharmacies, l’une privée et l'autre qui appartient au comité de l’administration générale des hospices, résidant à Kamiéniéc. Elle renferme également un hôpital pour les malades et les aliénés; le général Witt mit à la disposition de ces derniers un vaste et agréable jardin. Il y a encore une société de bienfaisance composée de dames nobles, qui secourent les pauvres à l’aide de fonds recueillis par des quétes, des concerts et des spectacles d'amateurs donnés au profit de l'humanité souffrante.
De temps à autre des acteurs de profession viennent réjouir les habitants, et c'est toute la vie intellectuelle de Kamiéniéc, car le reste du temps on ne s'occupe que de commerce et d'industrie.
Les Arméniens ont-établi de grandes mégisseries, où l’on prépare plus de seize cents pièces par an. Deux chapelleries, une savonnerie dans le faubourg de Karwassary ( probablement Caravansérail des Turks), et deux tuileries, voilà pour le surplus des fabriques et manufactures qui comptaient en 1820 deux cents ouvriers.
Le commerce se fait avec les villes marchandes
| du pays, telles qu'Odessa et Berdyczow, pour les
étoffes et autres marchandises, et pour les vins, avec la Hongrie et la Moldavie. Le système de
douanes adopté par la Russie et vexatoire pour Je commerce, empêche son développement dans
les pays frontières de l'empire ; aussi Kamiéniéc, jadis forteresse, ne jouit-eile d'aucune importance sous ce rapport. On n'y voit peint de marchands de la première ghilde ou ciasse, mais seulement ceux de la seconde et de la troisième, qui ne sauraient lui donner l'apparence d'une forte place commerciale.
C'étaient autrefois les Arméniens qui s'occupaient piincipalement de négoce, mais depuis que les Juifs se sont introduits à Kamiéniéç avec Les Moskowites, en 1795, ils ont battu en retraite,
ne pouvant lutter contre le mauvais vouloir des gouvernants et la concurrence de leurs protégés.
En 1822 on y comptait six cents maisons et huit mille habitants, dont les Juifs formaient la moitié. Le rapport officiel de 4830 porte la population jusqu'à quinze mille cinq cent quatrevingt-dix-neuf individus ; mais ce dernier chiffre nous paraît exagéré.
La fondation de Kamiéniéç ne date que au milieu du xive siècle, malgré toutes les dissertations des chroniqueurs en faveur de l'ancienneté de cette place, et le lieu où on à élevé la ville s’appelait jadis K/epidawa et Petridawa. M. Laurent Marezynski, prédicateur à la cathédrale, et dont l'ouvrage nous a fourni de nombreux renseignements, présume que le premier nom vient des Grecs, qui visitaient souvent la Podolie, et qui, par suite des bois qui entourent Kamiéniéç, et des brigandages que l’on y commettait, ont pu lui laisser ce nom de Klepidawa, formé du mot grec Æleptys, voleur. Quant à celui de Petridawa, c'est au latin qu'il a recours ; il le fait dériver de petra, pierre, ce qu'on peut lui accorder sans hésitation.
Après la conquête de la Podolie par les Litvaniens, un des fils d'Olguerd, le prince Koryat, en fut nommé gouverneur ; et, selon le chroniqueur Mathieu Stryikowski, les quatre fils du prince chassant un jour dans les environs, aperçurent un site qui leur parut favorable pour établir une position fortifiée. Ils y firent donc bâtir un chäteau, À l'ouest de l'ile où s'élève la ville, sur la pente du rocher, et l'entourèrent de murailles garnies de meurtrières et de bastions. La ville fut ensuite fondée sur la plate-forme de l'ile. Quand positivement et comment? on l'ignore ; seulement les chroniques nous apprennent qu'afin de peupler la nouvelle cité, le prince Georges Koryatowicz, hospodar et prince de Podolie, octroya, en 1374, à la ville et à ses habitants, divers priviléges et dotations en forêts et terrains. Il établit aussi un tribunal de municipalité où les bourgeois devaient vider leurs affaires litigieuses.
Les Arméniens sont des bourgeois de Kamiéniéç les plus anciens et les plus estimables, car ce sont eux qui s’y établirent les premiers, et qui, par leurs capitaux autant que par leur industrie, donnèrent de l'importance à l'endroit. Les rois de Pologne savaient récompenser et exciter leur zèle, et les nombreux priviléges dont ils jouissaient en font preuve. En 1443, Jean de Czyszow castellan et staroste de Krakovie, lieute-
nant du roi en Pologne, octroyant aux Arméniens de Kamiéniéc le privilége de commercer, dit : « Ce privilége n’est point une faveur nou- » velle, attendu que lesdits Arméniens ont prouvé » par-devant les. seigneurs polonais et par des » documents authentiques, qu'ils avaient obtenu » du roi Wladislas Jagellon, d'immortelle mé- » moire, la confirmation des anciens priviléges > dont les Arméniens jouissaient sous la domina- > tion des princes de Podolie, tels que de vendre » les draps et autres marchandises; et que ce » glorieux monarque ordonna aux starostes et » palatins de Kamiéniéç de soutenir et protéger » les droits des Arméniens à cet égard. »
Les Polonais et les Russiens participaient aussi aux droits de bourgeoisie. La ville était divisée en trois parties; l'Hôtel-de-Ville et son cercle appartenaient aux Polonais, qui avaient un président, proconsul, et des échevins, consuls; les Arméniens et les Russiens occupaient le marché et la partie du nord : ils avaient également leurs magistrats séparés, c'est-à-dire leurs maires, nommés par le roi de Pologne, et leurs échevins.
Ces trois nationalités ayant des droits distincts, chacune d'elles tirait de son côté, et cherchait à faire valoir ses priviléges au détriment des deux autres. Ensuite, les maires nommés par la couronne avaient un penchant particulier à vouloir abuser de leur autorité, et de là des plaintes, des récriminations retentissant sans relâche autour du trône. Cet état de choses porta, en 4491, le roi Kasimir IV à laisser temporairement aux bourgeois le libre choix de leur principal magistrat, et celui-ci fut investi du pouvoir de juger les affaires criminelles et civiles des Russiens; nul autre n'avait le droit de s’immiscer
.dans leurs différends, et la tâche des starostes se
bornait à apaiser les querelles de la noblesse de Podolie et aux affaires de police.
Chaqte roi, en montant sur le trône, confirmait les priviléges accordés par ses prédécesseurs, ou en octroyait de nouveaux. Nous passerons sous silence l’énumération de ces priviléges, d’ailleurs peu importants, et qui concernaient Ja libre fabrication de la bière, de l’hydromel et de l’eau-de-vie, pour arriver aux améliorations notables et aux événements administratifs de la cité. Un Arménien, nommé Narsès, fit, en 1638, les fonds nécessaires pour le percement d’un puits au milieu de la ville ; mais ce fut seulement sous la domination turque qu'elle se trouva approvisionnée d’eau potable ; de nos jours encore, on
ne se la procure que moyennant un prix assez cher, vu la grande élévation de Kamiéniéc audessus de l’île qui l'entoure.
En 1512, la ville fit un procès aux possesseurs des bois voisins, afin de pouvoir y jouir de ses droits de coupe réglée,droits qui lui avaient été accordés dans de certaines proportions,du temps où ces bois appartenaient à la couronne.Malgré l'opposition des propriétaires, la diète de Piotrkow décida en faveur de Ia ville; Sigismond Ier, en 4548 et 4395, et Stanislas-Auguste, en 4765, confirmèrent de nouveau ce privilége ; mais les possesseurs nobles trouvèrent toujours moyen d'en empêcher l'exécution. Ajoutons en passant que jadis, alors que l’omnipotence de la noblesse polonaise existait, l'exécution des arrêts judiciaires rendus contré elle ne pouvait avoir lieu par les gagnants qu'avec l'assistance de leurs voisins et amis ; la sentence rendue, il fallait la faire exécuter à ses risques et périls : or, comme les nobles seuls avaient le droit de porter des armes, ils’ensuivait qu'eux seuls également, à peu d'exceptions, obtenaient justice. Kamiéniéç ne pouvait rassembler une armée tout exprès pour s'assurer la jouissance de quelques mesures de bois; il lui eüt fallu soutenir chaque fois une guerre en règle contre la noblesse voisine, qui, dans ces sortes d'occasions, savait toujours se prêter un appui charitable et mutuel. Donc, et eu dépit de son privilége, la ville dut payer le bois dont elle eut besoin.
En 4594, Sigismond HI, le roi le plus catholique de Pologne, défendit aux Juifs de s'établir soit dans Kamiéniéç, soit dans ses environs ; le séjour même temperaire des enfants d'Israël ne
“pouvait dépasser trois. jours, sous; peine d'amende et de prison, tant on craignait les rapprochements ayec cette race, qui est regardée comme la lèpre du pays. Entrés furtivement à Kumiéniéç en 1099, et chassés de nouveau en 4700, les Juifs ne parvinrent à s’y établir défaitivement qu'en 1795, lors de la domination des Moskovites. Depuis lors, et par des moyens pécuniaires, qui sont seuls tout-puissants sous le gouvernement russe, ils acquirent même le droit de bourgeoisie, et siégent dans les tribunaux municipaux, où leur fanatisme et leur astuce corrompent toute justice en faveur de leur coreligionnaires.
Jean-Kasimir, pour récompenser les habitants de la valeur qu'ils avaient montrée durant le siége de Kamiéniéç par les Kosaks, les Hongrois et les Suédois, dota les maires et éche-