‹ La Pologne historique, littéraireChapitre 56 sur 180 · CIS EZ DIE · texte numérisé non relu

CIS EZ DIE

Sr à ET TEN

autre s'en chargea, Moi je voulais vivre en ami avec ces pauvres gens. Je faisais bonne chère, je buvais de l’hydromel, qui est excellent dans ce pays où on en fait un grand commerce. Il y a des poissons en abondance «et à bon marché :

pour # gros de Pologne, on vous en- donne la

charge d’un homme. On mange du pain qui est

fait avec de la farine de petits pois; mais j'en

faisais faire avec du seigle et du froment.

» Toutes ces choses étaient pour moi un objet de curiosité; je voyais et j'entendais ce dont on ne se doute même pas en Pologne. Rien de plus merveilleux, par exemple, que la pêche des poissons de mer; ces animaux, aux formes bizarres, à l'aspect hideux, sont une des plus intéressantes variétés de la nature. Plus ces poissons sont laids à l'œil, plus ils sont délicieux au goût. J'en ai vu un plus horrible que le diable, et je disais : « J'aimerais mieux mourir de faim que de manger un pareil monstre ;» cependant, un jour que je dinais chez un gentilhomme, on m'offrit du poisson : j'acceptai ; dès que j'y eus goûté, je

lui trouvai une saveur, un goût si délectable, que j'y revins jusqu’à trois fois. Quand j'eus fini le

plat, le gentilhomme me dit : « Eh bien! c’est ce certain poisson que vous trouvez plus laid que. le diable ;» et il me conta que ce poisson, quand il est fumé, coûte jusqu'à un ducat (12 francs) la

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