‹ La Pologne historique, littéraireChapitre 70 sur 180 · ITA · texte numérisé non relu

ITA

Il]

© HNYO'IOd

lennelle promesse que cette nomination anticipée ñe dérogerait en rien à la libre élection des rois pour l'avenir.

La joie que la Pologne et la Litvanie ressentaient, en voyant les Jagellons s’affermir sur le trône, fut troublée par une invasion des Walaques (1551). Pierre ou Petrillon, hospodar de Walaquie, entra en Pokutie et s’empara de Sniatyn. À cette irruption soudaine, Jean Tarnowski, palatin de Russie - Rouge et grand - général de l’armée, eut ordre de marcher contre l’ennemi. Le chef des Polonais n'avait que six mille hommes, mais ils étaient aguerris, et il trouva l’ennemi dans le bourg d'Obertyn (entre Stanislawow et Czerniowiec). Les Walaques étaient au nombre de vingt-deux mille et gardaient une position avantageuse sur les hauteurs.

Îls croyaient que les Polonais viendraient les at-

taquer de front. Pour marque d'intrépidité et par une espèce de bravade, ils avaient ouvert une partie de leurs retranchements. Le sabre et la Jance à la main, ils semblaient donner le signal de la bataille. Quelque empressement qu’'eût Tarnowski de livrer bataille, il ne fit aucun mouvement, et il défendit à ses officiers de rien entreprendre sans son ordre. Les Walaques attribuèrent à une lâche perplexité ce que commandait impérieusement laprudence. Impatients et pleins de confiance; ils descendirent dans la plaine ; et passant de loin et rapidement à côté de l'armée polonaise qu'ils laissaient sur leur droite et qu'ils n’osaient attaquer de .front, ni entamer par les ailes qui étaient couvertes d'une file de chariots, ils allèrent tomber sur ses derrières, qu'ils croyaient moins en état de résister à leurs efforts. Les troupes qu'ils menaçaient eurent ordre de se présenter à eux. et de les joindre, tandis que T arnowski leur faisantessuyer le feu de ses batteries, fit marcher le reste de son Corps d'armée, pour les prendre en flanc. Ceux d'entre les Polonais qui faisaient face aux Walaques, se voyant soutenus, et apercevant

le désordre où les mettait l'artillerie, eurent |

bientôt percé et enfoncé leurs premiers rangs.

sans précipitation. Ses charges étaient vives et pressées. Il se mêla enfin avec les ennemis qui, saisis de terreur, tournèrent le dos, s'embarrassèrent dans leur fuite, et, par cette, nouvelle

confusion, donnèrent le temps aux'dernières files

de les atteindre et d'achever leur défaite le sabre à la main, L'hospodar, dangereusement blessé,

pondre :

ne se sauva qu'avec peine. Cette mémorable victoire fut remportée le 24 août 1531.

Sigismond, pour prix de tant de gloire, de talents et d'intrépidité, décerna à Tarnowski les honneurs du triomphe. Le héros fit son entrée à Krakovie (1532), menant à sa suite un grand nombre de- prisonniers, quarante-huit canons, parmi lesquels on voyait aussi ceux qui avaient été enlevés, sous Jean-Albert, dans la bataille de la Bukowina. Le roi honora Tarnowski d’une distinction qu’il n’avait encore accordée à aucun de ses généraux. Lorsque le cortége s'approchait de la cour du château, Sigismond se leva de son trône et alla au-devant du vainqueur pour le remercier publiquement et le presser contre son cœur.

Dans les années suivantes les Walaques cherchèrent à envahir la Pologne, mais Tarnowski les battit. Pour gage de reconnaissance, ia noblesse, réunie à Piotrkow, vota un impôt extraordinaire de deux gros par arpent, pour en offrir le montant à Tarnowski, Le héros accepta la récompense, pour la distribuer ensuite à ses compagnons d'armes.

Au milieu de ces événements, le grand-duc de Moskovie, Vassili, mourut à Moskou (1555). 1 laissa un fils mineur, et ce fils sera un jour connu sous lenom d’Yvan-le-Féroce ou le Terrible. Son père, dont la vie se lie à l’histoire des malheurs de la Pologne, au moment où il conçut le projet de se marier, déclara dans tous ses Etats qu'il voulait qu’on choisit cinq cents jeunes filles des plus belles, n'importe à quelle condition et classe qu’elles appartinssent. Les accoucheuses en choisirent d’abord trois cents, ensuite deux cents, ensuite cent. Passant de plus belle à plus belle, elles s’arrêtèrent à faire un choix de dix filles d’une grande beauté; parmi celles-là Vassili en choisit une qui s'appelait Salemonée. Le monarque vécut avec elle vingt ans, sans avoir d'enfants. Un jour de l’année 4525, se promenant avec des courtisans, il s'arrête devant un nid d'oiseaux : « Ah! » s'écrie-t-il, ces oiseaux sont plus heureux que

1» moi, ils ont au moins des enfants! Qui devien- Tarnowski avançait toujours en bon ordre et

» dra mon héritier? ». Et les flatteurs de ré- « On abat le figuier stérile pour en » planter un autre dans le verger. » Vassili entendit parfaitement ce conseil qu'il avait provoqué, peut-être même commandé, il répudia Salomonée.Mais auparavant, il voulait avoir l'avis du clergé. Marc, métropolitain de Jérusalem, réprouva le divorce, et répondit en ces termes à

"474 Vassili : « Si'tu épouses une autre femme, tu » auras des enfants monstrueux ; ton empire sera » la proie de la terreur et de la misère, il y » aura des rivières de sang; les têtes des sei- » gneurs tomberont sous la hache, et les villes » disparaîtront dans les flammes ! » Malgré cela, la belle et vertueuse Salomonée fut forcée de prendre l'habit monastique, et Vassili choisit dans les métropolitains un certain Daniel, gras, vermeil, jeune ambitieux, expressions textuelles de là chronique russienne du temps, et rapportée littéralement par Karamzine lui-même, qui lui dit que le métropolitain de Jérusalem radotait, et qu’il fallait passer outre. Daniel prouva ensuite que le divorce de Vassili était louable, quoique contraire à ‘la morale publique et religieuse, et qu'il devait se remarier, en dépit des canons de l'Eglise. Vassili épousa bientôt Hélène, fille de Basile. Glinski et nièce du fameux Michel Glinski, toujours captif et qui ne fut mis en liberté

qu'en1527, comme nous l'avons dit plus haut. Les Moskovites rigides en furent scandalisés; mais

le maître le voulait ainsi ; son métropolitain avait parlé, et l'opinion devait se taire.

Parmi les courtisans du grand-duc et de la grande-duchesse on remarquait le beau prince Yvan-Fédorovitsch-Ovtschina - Télepnieff- Obolenskoi, et l’on disait en secret qu'il avait des relations intimes avec Hélène. Trois ans s'étaient écoulés depuis le dernier hymen de Vassili sans qu'Hélène lui donnât d'enfants, et déjà sa conscience lui reprochait le scandale d'un divorce inutile, lorsqu'Hélène devint enceinte et accoucha, en 1530, d'un fils. Le métropolitain Daniel, s'appuyant sur les prétendues prophéties, disait à quiconque voulait l'entendre, que le nouveauné serait un Titus doué d'un vaste génie. Le tzar Yoan IV le Féroce vint donner le démenti aux prédictions. Pendant trois ans le tzar et sa femme, le peuple, tous les fonctionnaires civils et ecclésiastiques avaient fatigué le Ciel de leurs prières pour obtenir ce beau présent! L'année suivante, Hélène eut un second fils appelé Youri ou Georges ; mais le grand-duc ne jouit pas longtemps de son bonheur, il mourut à la fin de 4533, après avoir désigné pour successeur Ÿ van le futur Titus, qu'il plaça sous la tutelle de sa veuve Hélène, maïs en le recommandant aux boïars et aux fonctionnaires ecclésiastiques, notamment au métropolitain Daniel et à Michel Glinski, oncle d'Hélène.

L'influence de la famille Glinski, sa participa-

A l'approche de Tarnowskiles Moskovites se reti-

tion dans les:affaires de la régence inspiraient des craintes-sérieuses à plusieurs des boïars. Le

jeune Télepniéff-Obolenskoï, qui était en rivalité

avec les Glinski et qui leur disputait le pouvoir, jura de se défaire d’une famille qui lui portait ombrage. On forgea contre eux des accusations, car Michel Glinski avait osé remontrer à sa nièce le scandale de sa conduite. Hélène sacrifia sa famille entière à la politique de l'amant qui la dominait. Michel Glinski eut les yeux crevés, et

mourut en prison dans les bras de sa fille (1535);

ses frères furent emprisonnés aussi, ses neveux cherchèrent un asile en Litvanie et bientôt la proscription s’étendit à quiconque portait ombrage à Télepnieff.

Les relations extérieures continuèrent comme sous Vassili. Sigismond, qui réclamait les provinces envahies, fut obligé d'ouvrir une campagne. Une guerre qui dura trois ans en fut la suite (1534, 1555, 1536).-La Litvanie demande au roi de lui donner pour chef Tarnowski, A'la tête de ses vieilles troupes il entre à Wilna, et le grand-général de Litvanie se soumet à ses ordres.

rent au fond de léur pays. Il reprend Homel, Starodub et fait un grand nombre de prisonniers. Le roi ne. pouvant lui envoyer des renforts à cause des troubles suscités par la reine Bone, Tarnowski borna là son triomphe et Smolensk demeura au pouvoir des Moskovites. On fit une trève de cinq ans.

L'hospodar de Walaquie, s'étant remis de la perte qu'il avait essuyée à la bataille d'Obertyn, voulut encore tenter fortune. Il envahit la Pologne et la ravagea. Sigismond assembla la diète à Krakovie pour aviser aux moyens de réduire cet ennemi; mais la diète n'eut aucun résultat, son action fut paralysée par les intrigues de la reine Bone, de Kmita, palatin de Krakovie, et de Krzycki, primat du royaume.

Depuis la mort des deux grands chanceliers Szydlowiecki (1532) et Tomicki (1535), la reine acquérait tous les jours plus de crédit auprès d'un roi courbé par l'âge. Elle vendait les charges, remettait en vigueur des tailles ruineuses pour le peuple et instituées par les ducs de Mazovie ; chargée de l'éducation de son fils, Sigismond-Auguste, elle lui donna un Italien pour gouverneur et attirait le jeune homme sans expérience dans sa cour efféminée. De là des plaintes contre le roi, de ià son discrédit dans l'esprit des Polonais. Les bons règlements,

. l'administration de la justice, le soin d'apprécier le mérite, sa bonté naturelle étaient autant de griefs contre lui, tant l'influence de la reine dans les affaires publiques avait aliéné les esprits. Au lieu de délibérer sur l'objet soumis à la diète, Bone, Kmita et Krzycki insistaient auprès de Sigismond pour qu'il conférât le sceau à Gamrat, évêque de Przenysl, homme habile dans les menées italiennes, sans mœurs, sans conscience, chargé d'embonpoint et fort mince d'intelligence ; avalant dans un seul repas douze gros chapons, buvant en proportion, et rivalisant dans la débauche avec les plus déhontés. Au moment où le maréchal ou président allait, au nom du roi, annoncer le choix du chancelier, Gamrat, sûr de son fait, se lève d’un air radieux pour entendre sa nomination. Le roi le fait rasseoir, et le maréchal déclare, de la part du monarque, que Jean Choinski, évêque de Plock, est promu à cette digaité. Ce prélat d’une habileté reconnue, capable de remplaçer le grand Tomicki, réunit d’unanimes suffrages. Gamrat fut honni et hué par

l'assemblée. La reine, piquée au vif, fut plusieurs.

Jours sans voir le roi; et l'assemblée manqua son but par la faute du parti de la reine (1536- 1557).

Sigismond n'ayant pas obtenu les impôts néeessaires pour solder l’armée, fit lever l’arrièreban, qu'on évaluait à cent cinquante mille hommes; ils se réunirent armés aux environs de Léopol, pour défendre la patrie (7 août 1537). Le roi avait le dessein d'attaquer l'ennemi, de conquérir la Walaquie et de la réunir pour jamais à là Pologne; mai ses intrigues de Bone, et les sourdes menées des ennemis extérieurs, amenèrent de nouvelles perturbations ; les mésintelligences entre l'aristocratie et la petite noblessse éclatèrent avec furie : tous s'en prenaient au roi.On se plaignait des impôts que la noblesse avait soidisant à payer; on demandait qu'il fût défendu aux bourgeois et aux étrangers de tenir à ferme des domaines territoriaux ; on voulait que la noblesse ne fût pas détenue dans les prisons des bourgeois. Et les nouvelles recrues se changèrent en une multitude de mécontents, de mutins, armés de plumes, de papiers, de livres, de lois et d'instruments de justice. Vainement le roi signala l'inconvenance de ces demandes intempestives; vainement Tarnowski défendit l'autorité du roi; la malveillance prévalut. Les Kmita, les Zborowski, les Odrowonz, les Taszycki et d'autres fonctionnaires fomentaient toujours les

troubles, et les ambitieux eurent le dessus.

Un jour (22 août) que le sénat délibérait en plein air entouré de la noblesse, la pluie survint et fit rentrer toute cette foule dans la ville. Depuis lors il y eut encore des délibérations, mais elles n'eurentaucun résultat;et au mois de septem-

bre chacun retourna dans ses foyers; ce formi-

dable arrière-ban (pospolité ruszenié) fondit comme [a neige aux rayons du soleil; aussi on ne l'appela ni une confédération, ni rokosz, on l’appela plaisamment la guerre aux poulets (woyna kokosza), car, après avoir dévoré tout ce qui se présentait, l’arrière-ban fit main-basse sur les poulets et les œufs : Léopol et ses environs furent témoins d’un massacre de poulets.

L'hospodar de Walaquie, encouragé par la dispersion du camp de Léopol, envahit la Podolic (1558) et défit à Sereth un petit corps d'armée polonais. Sigismond s’adressa aux Turks; ceux-ci déposèrent Pierre, et nommèrent Alexandre ; et les Turks exercèrent alors une influence plus directe sur la Moldavie. De son côté l'Autriche attirait dans ses filets la cour de Krakovie, et Sigismond-Auguste épousa en 1543 Elisabeth, fille de Ferdinand [er, En 1544 le roi remit à son fils le gouvernement de la Litvanie, et en 1548 ce- Jui de la Prusse ; enfin les amertumeset les ennuis qui empoisonnèrent les dernières années de son règne causèrent sa mort. Sigismond [le Vieux, âgé de quatre-vingt-deux ans, mourut à Krakovie le 1 avril 1548, après avoir régné quarante-deux ans.

Juste, sage et majestueux, Sigismond avait un visige d’un aspect imposant, et sa force physique était si extraordinaire, qu'il rompait des cordes et brisait les fers d’un cheval: Sa taille était de six pieds quatre pouces. Lent à entreprendre la guerre, mais hardi et intrépide dans le danger, il ne put profiter de ses victoires, ayant toujours à lutter contre les écueils que lui offrait la forme du gouvernement. La vénalité qu'avait introduite l'infime Bone lui avait aliéné les esprits; mais à peine eut-il fermé les yeux, qu'on ne s’entretenait que deses vertus, du bonheur et de la gloire que son règne avait donnés à la Pologne. Le deuil qui suivit sa mort dura un an, la musique se tut, les bals furent suspendus, la tristesse remplaça la gaieté ordinaire des Polonais.

Sigismond fut tour à tour ou craint ou estimé de toute l'Europe. Les papes Jules II, Clément VIl, Paul [I et Léon X lui donnèrent des

marques de considération. Sélim le respecta, Soliman le craignit, et après la mort de Maximilien Ier, Charles-Quint et François [eT lui demandèrent ses suffrages pour leur élection à l'empire. Sigismond donna sa voix à Charles- Quint, comme à son cousin, car Louis, roi de Hongrie, neveu de Sigismond, avait épousé la sœur de Charles-Quint. Le règne de Sigismond fut un des plus remarquables ; des grands guerriers, des savants, des législateurs entouraient le trône. Cette époque fut le siècle d’or de la littérature polonaise. Kopernik était contemporain de Sigismond!

Partisan de la tranquillité et de la concorde, Sigismond en offrait le modèle à ses concitoyens. Les générations futures se formaient sous lui pour le service de la patrie; tous les ordres se ressentaient de l’aisance. Mais la noblesse dominait sur les autres, confondant son intérêt avec celui de la république. Cette noblesse, qui préchait l'égalité fraternelle, regardait comme audessous d'elle les bourgeois et les paysans. Elle seule voulait être libre, parce qu’elle était appelée à la défense de la patrie; les autres états n'étant obligés de s’enrôler que dans des cas urgents. Elle commença déjà sous Sigismond à se diviser en haute et petite noblesse. Les riches affectèrent de se distinguer de la petite noblesse, tantôt par les titres de prince ou comte du Saint- Empire romain; tantôt par des majorats, auxquels Sigismond s'opposa tant qu'il put. L'exemple de la Litvanie, qui avait des princes ou ducs, porta les nobles de la couronne à se revêtir de ce titre, Tarnowski, Gorka, Ostrorog obtinrent les titres de comte de l'Empire romain héréditaires, titres entièrement étrangers à la Pologne. Odrowonz, qui avait pour épouse la duchesse de Mazovie, prit le titre de duc. Les Radziwill se revêtirent, en 1518, du titre de prince du Saint-Empire romain.

Indépendamment de cela, les grands avaient des moyens de se mettre au-dessus de la petite noblesse. Récompensés par des starosties, comblés de biens et de richesses, ils percevaient des revenus énormes, et ils exerçaient les hauts em-

plois de maréchalats, les sénatorats. L'aristocratie cherchait encore à se distinguer des gentilshommes par son crédit et par son concours aux diètes, où elle n'agissait que dans son intérêt. La chambre des nonces avait la prépondérance ; le silence de la chambre était une approbation, et le bruit une opposition. Les grands fomentaient tant de discordes, que le roi, pour leur ärracher une décision, était obligé de recourir aux largesses ou à la menace.

Voilà les difficultés contre lesquelles Sigis-

mond avait à lutter, et les fréquentes diètes te-

nues depuis 1507 jusqu'en 4521 prouvent combien l’ordre de la noblesse était jaloux de ses intérêts; combien le roi était obligé de combattre pour y maintenir l'union; combien il avait à cœur de faire régner dans le pays l’ordre et la prospérité; combien il songeait à relever la condition des agriculteurs : cette sollicitude de Sigismond augmenta le nombre des constitutions, et son règne en offre autant à lui seul que tous ceux de ses prédécesseurs.

Pour donner à la justice un caractère d'uniformité, Sigismond voulut qu'un même code fût obligatoire pour la Pologne et pour la Litvanie ; il assimila le statut de la Litvanie à celui de la Pologne. Ainsi la Litvanie devenait tous les jours plus puissante, en s'amalgamant avec sa sœur la Pologne. |

Sous le règne de Sigismond les villes retrouvèrent leurs anciennes prospérités; les bâti. ments publics devinrent magnifiques, on les construisait dans le goût italien, et la terre classique des beaux-arts prêta ses artistes à notre patrie. Les places de guerre devinrent plus régulières et plus fortes; les colléges plus célèbres et plus fréquentés; les châteaux des particuliers plus commodes, les campagnes plus cultivées. C'était avec une profonde conviction que Paul Jovius écrivait cette remarquable observation: « Si Charles-Quint, François {er et Si- » gismond Ier n'avaient régné dans le même » temps, chacun d’eux aurait mérité de régner » sur les Etats des autres, et d’avoir à lui seul » l'empire du monde eniier. »

POLOGNE

ÈS SK

AN

# ISLCE UT tIk GTS

“A, AN ee

A ; DE CARRE CSD PACA Lsestct-

nn

le Llnp£ de Lectere

rl

MARIE LESZCZYNSKA.

Page 1