NN
nn. LA LUS 272272 Le 2 L. 2 on
at lu sn 222 DE SCORE DS 0
TT
AS ELA Fan ù L ‘RE Li 1 Nr LT k à ”: L
“tromper une femme, il s’abaissait aux plus vils moyens. Par exemple, voyant un jour une fille d'honneur à la cour de l'empereur Charles, il en devint amoureux, ou plutôt il désira sa possession à tout prix. Rokiczana, qui était pieuse et pleine de vertus, ne se laissa pas éblouir par l'amour d’un roi. Elle rejeta ses vœux, en disant qu'elle n’écouterait jamais l'amour d'un homme marié. Le roi, plus ardent à mesure qu'il voyait plus de résistance, jura qu’il aurait cette femme, et pour y parvenir il mit dans son complot Yabbé de Tynieç. Le moine trouva vite un expédient pour triompher des scrupules de Rokiczana ; il se costume en évêque et se rend auprès d'elle. « Madame, lui dit-il, je viens pour rassurer Votre conscience, et vous donner la permission d'épouser le roi, »
La princesse Adélaïde, femme du roi, en apprenant cette nouvelle iniquité, quitta le château de Zarnowiec, et se retira dans sa patrie, où elle implora la justice du pape; mais la mort vint la surprendre, avant qu'elle eût recouvré ses droits de reine.
Kasimir, toujours dominé par sa passion, épousa Rokiczana ; mais cette femme ne le captiva pas longtemps; les courtisans, qui ne la voyaient pas de bon œil, vinrent au secours de J'inconstance du roi, en faisant courir le bruit que la reine avait une horrible et inguérissable maladie : la teigne. De ce moment, le roi la prit en dégoût et.en horreur, et la répudia à jamais. Après Rokiczana, il fut amoureux d’une belle Juive, nommée Esther; il en eut deux fils : Niemira et Pelka.
Cet abus de tous les plaisirs n’énervait pas l'âme de Kasimir; son activité était la même pour les affaires du gouvernement; sa présence d'esprit ne l’abandonnaiït jamais; sa volonté était infléchissable, quand il s'agissait du bien de la Pologne. Pour garantir l'intégrité des frontières, le roi et les Litvaniens nommèrent une commission qui se réunit à Grodno (août 1358). On dressa l'acte des limites entre les deux États, et cette mesure mit un terme à des incursions mutuelles.
Un autre traité signé à Lowicz (14 février 1359) régla quelques différends relatifs à Ja Mazovie. Ainsi tout paraissait promettre un long repos aux Polonais, lorsque un nouvel événement vint encore les exposer aux chances de la guerre.
Etienne, palatin ou hospodar de la Moldavie,
avait laissé en mourant deux fil$, et les deux princes voulaient gouverner; Pierre, le plus jeune, obtint les suffrages de la majorité des Walaques, et il força Etienne son aîné à sortir du pays. Etienne fut suivi dans son exil par quelques boïars qui ne désespéraient pas de la cause qu'ils avaient embrassée. Etienne vint implorer le secours des Polonais, en leur promettant que si un jour äl parvenait à se rendre maître de ses États, il se déclarerait leur vassal, et serait toujours prêt à les assister dans leurs guerres. Le roi reçut ce serment en présence de sa cour, et entouré d’une multitude de peuple. On lui avait dressé un trône sur la grande place carrée de Krakovie, pour cette solennité.
Kasimir consentit à donner des troupes, et la campagne s’ouvrit dans les premiers jours de juillet 4359. La marche des Polonais fut si prompte, qu'elle ne laissa point le temps aux Walaques et aux Moldawes de l'arrêter. Les troupes s'avançaient toujours, mais l’hospodar Pierre n’osait pas aller à leur rencontre, car une
bataille eût été inévitable : il aima mieux la ruse que le combat, ce prince! Voici le stbtasème
qu'il employa.
Les Polonais devant traverser la forêt de Plowniny, située dans les terres de Sepenitza ou Stephaneschtchi, entre les rivières du Pruth et du Sereth, le. chef des Walaques fit scier tous les arbres qui en bordaient la route, mais de façon à ce qu’ils tinssent encore aux pieds par l'écorce, et qu'on pût les renverser au premier effort. Des hommes apostés dans la forêt, attendaient
que les Polonais s’y fussent engagés avec leurs
équipages, alors ils poussèrent violemment les arbres, et les plus avancés furent écrasés, et les autres renvyersés, ils tombaient tous pêle-mêle, et ceux qui n'étaient pas blessés, contusionnés, étaient au moins hors de combat; alors, les Walaques vinrent les attaquer, car ils étaient sûrs de la victoire. Les trois grands étendards de Krakovie, de Sandomir, de Léopol, et neuf autres, drapeaux tombèrent au pouvoir de l'ennemi. Er Kasimir, au désespoir de cette cruelle défaite, fut encore obligé de payer de grosses sommes pour racheter des prisonniers d’une haute importance, tels que Navoy de Tenezyn, fils du palatin de
Krakovie, et Zbigniew d’Olesniça, grand-père
de celui que nous verrons fgurer un jour sous le règne de Wladislas-Jagellon.
Après tous ces malheurs, après toutes ces pertes en hommes et en argent, la peste vint dé-