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le mal était (ait et qu'il ne restait plus qu'à gémir.
Le roi était toujours occupé «les affaires prussiennes, lorsque tout à coup se présenta un usurpateur qui >o disnii être WladishiS'le-Varnenien (1439). Son nom véritable était Rychlik, etil choisit la ville de Poscn pour y manifester ses prétendus droits au tronc de Pologne ; mais le palatiu Lucas Gorku découvrit la vérité, et s'empara sur-le-champ de Rychlik. Le malheureux fat pendant plusieurs jours exposé aux yeux du peuple avec une couronna de papier sur la tèie et fustigé en place publique. Il finit par mourir dans les prisons de Posen.
Le» chevaliers Teutoniques voyaient avec plaisir que la Bohême et la Hongrie allaient susciter des emltarras ù la Pologne; mais Kasimir l'avait pressenti, et, dans un congrès solennel de Glogau (15 mai 1402), Kasimir et Podiehradzki s'entendirent, conclurent une trêve, et tous prétextes de gnerre disparurent. Dès lors les hostilités contre les Teutoniques furent poussées avec tant de vigueur que les chevaliers en furent alarmés et demandèrent à entrer en arrangement. Le» envoyés des deux puissances se réunirent à Tliorn le 3 juillet 1464. Les Polonais combattirent les prétentions des Teutoniques en leur prouvant, l'histoire à la main, leurs droits sur les terres prussiennes. Jacques de Szadek, savant et versé dans l'histoire, prit la parole an nom du roi, et prouva les quinze propositions qui suivent :
1° Que la Pomérnnie, les terres de Culm et de Michalovf étaient habitées et gouvernées par des Polonais, qui ont donné en leur langue des sons aux montagnes, rivières, villes et villages, bien avant l'existence et l'établissement de l'ordre Teutonique ;
*» Que le premier souverain de la Pologne, Lecli et ses successeurs, peuplaient ces contrées, et qu'elles étaient soumises en tout à la domination polonaise ;
5» Qu'il résulte de la position et de la conûgaration géographique de ces provinces, qu'elles oet nécessairement et de tout temps fait partie da royaume de Pologne ;
4° Que les rois et ducs de Pologne, jusqu'au moment où on leur ravit ces provinces, y u\;dtni leurs cours et tribunaux, et y nommaient aux emplois administratifs de tout grade ;
5° Que les souverains de la Pologne y fondèrent des églises cathédrales et collégiales, des couvents et des paroisses, tant à Culm qu'à Wlo-
clawek et Kamin , comme le prouvent les authentiques déposés aux archives ;
6° Que lesdites terres, dès le commencement de l introdu tion du christianisme, ont toujours payé les impôts de l'Église dits deniers de Saint- Pierre, à l'instar d'autres provinces du royaume de Pologne-;
7° et H° Que le grand-maître de» Teutoniques et son ordre s'emparèrent violemment et traîtreusement de ces terres ;
9° et 10° Qu'en conséquence de la décision des deux papes Jean XXII et Benoît XH, deux décrets solennellement proclamés adjugèrent sans aucun appel la réelle et incontestable sion et propriété des susdites terres aux qnes polonais;
14° Que la terre prussienne et les contrées voisines de la mer, étant comprises dans les frontières du royaume de Pologne, lui avaient toujours payé les impôts et fourni les prestations particulières auxquelles étaient soumis les sujets polonais ;
43° Qnn le grand-maltre Teutonique, après s'être emparé des terres prussiennes, non-seulement n'avait pas voulu payer d'impôts aux rois de Pologne, niais envahissait et ravageait continuellement, avec ses troupes mercenaires, les possessions polonaises intérieures, et rein au moment où les rois de Pologne étaient occupés d'une guerre contre les infidèles;
13" Que la noblesse, les bourgeois et sujets de toute espèce desdites terres, ne pouvant pas supporter le gouvernement tyrannique, oppressif et usurpateur des grands-maîtres, sont retournés k leurs droits et usages antérieurs et primitifs, obéissant en cela aux lois divines et humain nés;
4 4° Qire le grand-maltre actuel, Louis de Er» lîchausen, tyrannisait, opprimait et persécutait tous ceux d'entre les habitants desdites terres prussiennes qui voulaient rentrer sous la protection légale et primitive du roi de Pologne, et qu'il les en empêchait par tons les moyens possibles ;
45° Qu'enfin, pour corroborer et consolider tons les droits primitifs et légaux que les monarque* polonais avaient sur ces terres, le roi avait consenti à payer 400,000 soixantaines de gros de Prague à l'ordre Teutonique, et qu'ainsi, par cet uchat il avait acquis un droit réel, incontestable etincoramutable aux tei res prussiennes*
Les chevaliers, voyant que k) discussion
tournait a leur désavantage, rompirent brus» quement les conférences et en appelèrent de nouveau au soit des armes. La guerre recommença avec un nouvel acharnement, et de nouveaux malheurs désolèrent cet infortuné pays. Cette guerre dura plusdc deux ans; mais les Teu toniques furent les premiers à demander la paix. L'intervention de Rodolphe, légat du pape, détermina Kasimir à l'accorder, et le traité fut conclu à Thorn (19 octobre 14<i6) sous les conditions suivantes : la Prusse occidentale ou la Prusse polonaise, composée des palatinats de Poméranie, de Malborg, de Culm et de l'évêché de Warmie, était à jamais réunie à la Pologne; et la Prusse orientale, ou duché de Prusse proprement dit, restait en la possession des Teutoniques, à condition que chaque grand-maltre nouvellement élu en recevrait personnellement l'investiture du roi de Pologne ; qu'il le seconderait contre tout ennemi, qu'il aurait place dans le sénat, à la gauche du roi. Kasimir fit des cadeaux magnifiques au légat et au grand-maître ; il concéda à son ordre 15,000 ducats pour l'aider à payer la solde arriérée de son armée, et déchargea, pour l'espace de vingt ans, le grandmaltre des secours qu'il s'obligeait à donner à la couronne. Le grand-maître, à son tour, déchargea les citoyens qui avaient des terres dans le duché de Prusse de toutes prestations pendant l'espace de vingt-cinq ans.
Telle fut la fin de cette guerre qui dura pendant douze ans, et coûta, à partir seulement de l'année 4454, la' vie à 500,000 combattants, et porta la dévastation dans tant de contrées. C'était alors la 242* année de l'existence des chevaliers sur la terre polonaise. On frappa tous les cent ans des médailles en mémoire de leur administration et de leurs cruautés, afin de consacrer dans l'histoire le jour qui avait vu expirer leur intolérable et criminel despotisme.
Dans cette môme année (1406), les Bohémiens et les Polonais qui voyageaient en Espagne répandirent le bruit que dans lesenvirons de la ville de Canta-la-Piedra demeurait Wladislas-le-Vurnenien, travesti en ermite. Mais celte fable ne trouva nul crédit, et l'ermite, qui n'était point Wladislas, mourut paisiblement dans sa retraite.
En 4469 les Tatars envahissent de nouveau la Pologne.
La guerreavecles Teutoniques étant finie, une autre se préparait en Bohème à la suite de la
tournèrent alors les yeux vers la Pologne e* offrirent la couronne à Wladislas, âgé de quinze ans, fils du roi Kasimir. Le 46 juin 4474, dans une séance publique tenue au château de Rrakovie, le jeune Wladislas prononça en polonais un discours qui émut tous les assistants, et dans lequel il appuya particulièrement sur ce qu'il acceptait la couronne de Bohème pour raffermir la^ foi et pour maintenir la suprématie slave < pays qui en tirait son origine, et qui par quent se liait intimement avec les intérêts nationaux de la Pologne. Le 24 août il fut couronné à Prague.
Sur ces entrefaites, les Hongrois, dégoûtés du gouvernement de Malhias lw, lui refusèrent l'obéissance et appelèrent au trône Kasimir, second fils du roi. Ce jeune prince, que dans la suite l'Eglise a mis au rang des saints, se mit à la tête d'une armée et marcha en Hongrie. Arrivé à Neutra, il s'aperçut qu'on ne se pressait pas trop à grossir ses rangs. Au contraire, Malhias réunit ses troupes, marcha contre les Polonais, les harcela partiellement, et Kasimir, voyant qu'il ne pouvait lui tenir tète, revint en Pologne (1472).
Fier de celte position, Mathias voulait prendre le dessus, et demanda en mariage Hedwige, fille du roi Kasimir; mais on la lui refusa. Mathias irrité envahit la Pologne et y fit des dég&ts considérables (4474). Cependant cette invasion se termina par la conclusion d'une trêve pour trois ans, dont les Polonais avaient grand besoin, car leurs infatigables ennemis, les Tatars, n'avaient pas manqué de profiter des embarras suscités à la Pologne par Mathias, pour tomber sur les provinces limitrophes et y exercer leurs déprédations habituelles.
Malhias ne resta pas fidèle à ses engagements, et ses entreprises sur ta Silésie forcèrent Kasimir à s'y rendre à la tète d' une armée. La paix fut conclue après quelques combats insignifiants (1474). Les Tatars, toujours prompts a saisir l'instant où l'armée était occupée ailleurs, avaient déjà reparu dans les possessions polonaises, et furent imités par les Teutoniques qui crurent le moment favorable pour réparer leurs pertes ( 1478 ). Mais l'issue de la guerre ne répondit pas à leur attente, et ils furent vivement repoussés.
Ces événements, quelque importants qu'ils fussent , auraient dû cependant s'effacer devant le danger bien autrement grave qu'allait engen-
mortdu roi Podiébradzki (1471). Les Bohémiens I drer, poux la Pologne, la fondation d'un
État, faible encore, obscur et dédaigné, mais redoutable déjà par l'ambition de ses chefs : Y van III Vassilévitsch , grand-duc de Moskovie, après avoir secoué le joug des Tatars, jetait les bases d une nouvelle puissance moskovite, baptisée depuis du nom d'empire de toute» le» Bustict. Envahissement des États voisins, assassinats des chefs, massacres des populations, corruption desagents, intimidation, dénationalisation, transplantation des familles : telles furent les conditions de la naissance et des progrès de l'empire russe. Depuis Y van jusqu'à nos jours (1463-1837), trois cent soixante-quinze ans se sont écoulés, et fhisioire ne trouve pas une seule année où cet odieux système ait changé d'allure ou se soit montré infidèle à son origine. Qu'il ait son siège à Moskou ou à Saint-Pétersbourg, qu'il finisse par être transporté à Constantinople, pour lui tienne sera changé; pour tous les autres, la conséquence sera un épouvantable bouleversement.
Vainqueur des Tatars, Yvan pensa à subjuguer Novogorod-la-Grande et à la détacher de la Litvanie. La noblesse se laissa corrompre facilement, mais la résistance du peuple apporta à l'exécution des projets moskovites un obstacle invincible, et le conseil de Moskou se décida à courir aux armes avant l'arrivée des troupes polono-liivaniennes. Novogorod dut succomber, et avec elle ses libertés républicaines (1171). Quant à Kasimir, occupé de ses démêlés avec la Hongrie, il laissa impuuément s'agrandir la puissance des Moskovites.
Veuf depuis quelques années, Yvan pensa à se remarier. Il savait que Sophie, petite-tille de Constantin Paléologue, dernier empereur de Constantinople, mort au siège de cette ville, vivait à Rome des bienfaits du pape Paul II. Yvan entama des négociations dans lesquelles toutes les parties firent assaut de mauvaise foi, et se livrèrent à un combat d'habileté où le plus fourbe devait rester vainqueur. Yvan se flattait que ce mariage donnerait aux souverains de Moskovie les droits des empereurs grecs; il adopta même, saos tarder, leurs armes, l'aigle noire à deux (êtes; et pour tirer la princesse des mains du pape, il fit croire à ce pontife qu'il adhérerait au décret d'union des deux Églises, émané du concile de Florence. Le pape, de son côté, avait pour but avoué d'armer les Moskovites ci les Talars contre les Turks, et pour but secret d'amener insensiblement les Moskovites à une entière soumission an saint Siège. Sûr ou se croyant sûr
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de Sophie, il comptait exploiter son influence d'épouse sur Yvan pour amener ce dernier à ses lins; et, quoiqu'il crût Sophie sincèrement convertie au catholicisme, il protestait hautement au grand-duc qu'elle était restée Grecque. Mais le pontife avait affaire à forte partie, car Sophie, pour conserver sa pension et la protection du saint Siège, affectait la plus grand ferveur pour la foi catholique ; et pour devenir tzarine elle se laissa, sans opposition, donner pour Grecque au Grec Yvan, qui lui-même se donnait pour catholique. Paul II ouvrit, en 1469, cette négociation qui ne fut terminée qu'en juin 1472, par Sixte IV, dans une assemblée de cardinaux. La princesse entra processionnellement sur le territoire moskovite, conduite par un légat du pape, devant lequel on portait la croix latine. Mais celle croix latine soulevait les scrupules des schismatiqnes, et Sophie, qui n'avait plus à feindre, ordonna au légat de la cacher, et un message d'Yvan vint confirmer cet ordre. Sophie entra à Moskou (12 novembre 1472). Le mariage fut célébré par le métropolitain, suivant le rit grec, en présence du légat du pape. Et, lorsqu'ensuite celui-ci réclama l'exécution convenue du décret d'union, Yvan lui ferma la bouche en déclarant qu'il ne voulait pas en entendre parler. Et voilà depuis trois cent soixante-quinze ans que les tzars dupent à leur aise les papes, les rois et les diplomaties de l'Europe !
La république de Pskow eut le sort de celle de Nowogorod. Celte dernière ville cherchait à conserver au moins quelques restes de ses anciennes franchises ; mais ses tentatives ne servirent qu'à irriter Yvan, et à lui donner un prétexte pour asservir plus complètement la malheureuse république (1479). Ainsi périt la liberté novogorodienne, après plus de six siècles d'une existence glorieuse. Une partie de la Sévérie et de la Russie-Blanche fut aussi détachée de la Lituanie (1479).
Dix ans s'étaient écoulés depuis cette époque, lorsqu'en 1489 les Tatars firent une nouvelle irruption dans les possessions polonaises. Mais Jean-Albert, fils du roi Kasimir, les battit complètement à Kopersziyn et dans une autre bataille rangée. Cette double victoire lui attira l'admiration générale; aussi, lorsque Mathias mourut (1490), les Hongrois l'appelèrent spontanément au trône. Mais un autre parti voulait porter au trône Wladislas de Bohême. Alors Jean-Albert entra avec une armée en Hongrie ; Wladislas
marcha à sa rencontre. Mais an moment d'en venir aux mains, la voix de lu nature parla au cœur des deux frères, et ils convinrent de s'en remettre, pour la décision de leur querelle, au jugement de leur père. Mais celui-ci était alors en Litvanic, où il s'occupait «le réprimer les envahissements des Moskovites. A cette lin, i! avait convoqué plusieurs ducs russiens, jusqu'alors soumis à la Pologne. L'un d'eux se rendait chez Kasimir, au château royal de Wilna ; et, au moment où il entrait, le gardien de la porte la referma avec une brusque maladresse et écrasa les doigts du duc. Cet accident, en apparence si futile, irrita si vivement les antres chefs russiens, qu'ils se donnèrent à la Moskovie à jamais !
Kasimir, à son tour, irrité au vif de la perte de ses vastes provinces, voulut que Jean-Albert poussât la guerre de Hongrie avec plus de vivacité. La campagne se roirVrit donc, et, le 1er janvier 1 191 , Jean-Albert et Wladislas se livrèrent lu bataille de Koszyce (Kaschau). Albert y fil des prodiges de valeur. Avec une troupe de quatre mille hommes, cernée par un corps de dixhuit mille hommes, il repoussa vaillamment les Hongrois. Un soldat bohémien qui, à la faveur de la mêlée, avait pénétré jusqu'à Albert, allait le percer, lorsque le prince saisit le sabre d'un de ses officiers ; il étendit l'agresseur roide mort. Il eut trois chevaux tues sous lui, et soutint dans cette journée la renommée de valeur qu'il avait acquise dans la guerre contre les Tatars ; mais il dut céder à la supériorité du nombre. Toutefois les deux frères finirent par s'accommoder. Jcan- Alberi renonça à tous ses droits à la Hongrie. Wladislas lui donna, à titré de fief, plusieurs duchés en Silésie, et l'assura qu'il lui céderait la couronne de Hongrie, s'il mourait sans enfants.
Altéré par la nouvelle de l'échec que son fils puîné avait essuyé en Hongrie, Kasimir résolut d'amener la rupture du traité conclu entre les deux frères, et d'appuyer de toutes ses forces les prétentions d'Albert. Il quitta sur-le-champ Wilna pour se rendre à Krakovie; mais arrivé à Troki, il tomba malade, et l'intensité du mal ne permit pas de le transporter plus loin qu'à Grodno, où il expira le 7 juin 1402, à l'âge de soix.jnle-cinq ans, et dans la quarante-sixième année de son règne. Il fut enterré à Krakovie. Il eut six garçons et sepi filles. Par son testament, il déshérita Wiadislas, nomma Jean Albert sou successeur à la royauté, et son autre fils
Alexandre, pour son successeur au duché de Litvanie.
Kasimir s'était fait appeler Kasimir IV, eu suivant la chronologie des rois de ce nom à partir de celui qui régna en 1041. Cependant il aurait dû s'appeler Kasimir II, car Kasimir-le-Grand ;ivait fait mettre dans ses actes et sur les monnaies le nom de Kasimir 1er; mais nous conservons le chiffre IY pour ne pas être en contradiction avec les monnaies frappées ai» coin de ce roi.
Pendant ce règne, qui dura près d'un demisiècle, la puissance de la démocratie nobiliaire prit un développement immense. De nombreux abus s'introduisirent dans les formes de la procédure civile et criminelle. Les usages jusqnalors admis pour la tenue des diètes et des diétines fuient modifiés. Ces assemblées s'arrogèrent !e droit de se constituer même hors la présidence du roi, et quelquefois même sans ordre de convocation. Les diétines furent- connues d'abord sous le nom de colloquia, converties. Dès l'année H&S, on voit le roi Kasimir présider les assemblées des États de Pologne, divisées en deux chambres; la première, c'est-à-dire le sénat, composée des évéques, palatins, castcllans ; la seconde, composée de nonces terriens d« la noblesse représentant les terres cl districts, cl les députés représentant les villes. Toutes les affaires d'Etat intérieures et extérieures étaient soumises aux voles des chambres. Peu à peu, l'inllucnce de la chambre élective devint prépondérante, et l'antique prestige du sénat s'évanouit devant la puissance active de l'ordre équestre ou de la petite noblesse.
Cotait un progrès que celte mhw en pratique de la souveraineté nationale; mais par malheur la noblesse ne songeait qu'à ses intérêts de caste; le peuple, la masse laborieuse des paysans, cette force vitale de tout État, étaient opprimés ; le servage général prenait de jour en jour plus d'extension, cl tout ce qui n'était pas nuhle. n'était point citoyen. Les droits de la bourgeoisie furent restreints, et avec «le pareils abus, il fallait ou arriver à une révolution sociale et radicule intérieure, ou devenir la proie d'un envahissement et d'une conquête étrangère. Ce dernier résultat fut accompli. Le premier viendra à son tour immanquablement, et c'est alors que la liberté, l'égalité et l'indépendance nationale deviendront le partage de tous les habitants sans distinction.
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l.A POLOGNE.