‹ La Pologne, historique, littéraire, monumentale et pittoresqueChapitre 60 sur 105 · SIGISMOND II, AUG · texte numérisé non relu

SIGISMOND II, AUG

Le principe électif, maintenu avec des chances diverses sous les Piasts, prit, sous la dynastie des Jagellons, un développement plus intense et plus vigoureux. Hais, en dépit de celte révolution dans le système constitutionnel, Sigismond 1er, le Vieux, qui voyait sa fin approcher, voulut assurer à son fils unique la succession au trône, et, ainsi que nous l'avons déjà dit, les Litvaniens proclamèrent le jeune Sigismond- Auguste, figé à peine de dix ans (né le 1er août 1520), grand-duc de Lilvanie (48 octobre 1529). Les Polonais, qui jusqu'alors u'y avaient point consenti, se déterminèrent enfin a se réunir en diète à Piolrkow, et le proclamèrent roi (18 décembre 1529), sous la condition que, du vivant de son père, il ne se mêlerait pas du gouvernement. Sigismond Ier, qui redoutait les irrésolutions et la turbulence de l'aristocratie, se hâta de faire couronner son Dis à Krakovie, le 20 février 1530; mais avant de procéder à cette cérémonie, il donna à la noblesse l'assurance solennelle que cet événement exceptionnel ne changerait rien pour l'avenir au principe constitutif du royaume, qui abandonnait ù l'élection le choix des souverains.

L'aristocratie «Inquiétait peu de la légalité ; ce qui l'occupait avant tout, c'étaient son intérêt et ses privilèges; et comme elle redoutait que la justice du peuple, forte de la volonté du souverain, ne mit un terme à son insolence, elle se hfita de donner son consentement. A la diète de Krakovie (1536-1557), au lieu de délibérer sur l'augmentation de la force armée nationale contre les ennemis extérieurs, cette aristocratie, voyant que Sigismond-Auguste était arrivé à sa majorité, s'empressa de lui faire jurer le maintien de ses privilèges, le menaçant, en cas de refus, de l'abandonner, lorsqu'arriverait le décès de son père; le jeune Sigismond-Auguste jura (6 février 1637).

Pendant que Sigismond I«r tenait ainsi les rênes du gouvernement, aidé de son fils, le cabinet de Vienne, toujours persévérant dans ses

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