‹ La Pologne, historique, littéraire, monumentale et pittoresqueChapitre 78 sur 105 · I.A POL · texte numérisé non relu

I.A POL

gubrc cérémonie ; la foule seau ta à son approche, comme si elle redoutait son contact, et quand il vint à s'asseoir sur un banc, les femmes se sauvèrent en lui jetant un regard de mépris. L... demeura tout confus. Après la messe, les pi ètres tirent la procession et vinrent jeter de l'eau bénite sur le catafalque. L.... avait les yeux fixés sur les Ggures symboliques qui entouraient le catafalque.... Tout à coup, il vit la Mort qui paraissait se mouvoir, et l'ombre du major lui apparut. L.... cacha sa tète dans ses mains pour échapper à cette horrible vision, et quand il ose ouvrir les yeux, l'église était déserte. Les cierges commençaient a s'éteindre. L... veut gagner la porte extérieure, mais au moment qu'il s'apprête a franchir l'église, il entend des pas qui résonnent sur les dalles, il retourne la tète» et il aperçoit une ombre qui descend du piédestal ; sa main est levée, elle s'avance et pose sa poitrine sanglante sur la poitrine de L... L.... cherche ù se dégager de celte horrible étreinte, il veut fuir; mais la porte extérieure est fermée, il retourne sur ses pas et trouve face à face la figure livide du major. Des ombres vêtues de blauc remplissent l'église. L... essaie encore de fuir, mais il retrouve partout l'œil menaçant du major... Tout à coup il entend une voix qui lui crie : t Traître, tu ne m'échapperas pas, donne -moi mes cent ducats! * et une main glacée s'appuie sur le front de L... L... se réveille en sursaut.

■Monsieur, il est cinq heures du matin, vous n'arriverez pas à temps, habillez-vous vite. — Qui va là? dit L... — C'est moi, monsieur, dit le domestique ; vous dormiez si fort que j'ai été obligé de vous secouer la main pour vous réveiller. Vous m'avez ordonné hier d'entrer de bonne heure dans votre chambre, et me voilà. — Ah ! merci, mon pauvre Jean! Comment, je suis chez moi, dans mon lit ? j'ai donc rêvé ! tout cela n'était donc qu'un horrible cauchemar! — Vous avez du bien mal dormir, monsieur : on fait de mauvais rêves quand on dort tout habillé. — 0 miséricorde infinie ! s'écria L. . . en se jetant à genoux.Mon Dieu! achevez votre œuvre et donnezmoi la force de profiler de ce terrible avertissement. > Dieu avait touché lame du pécheur, l>ieu s'était servi de son sommeil pour le retirer «M'abîme.

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L.., après sa prière, sentit qu'une vie nouvelle allait commencer pour lui; il veut s'éprouver luirnêmc, il court à sa casselte.et regarde son or ; mais, ô bonheur !-o miracle de la grâce divine! il ne sent plusniémoiion, ni plaisir...» Va,ditL.., je ne serai plus ion esclave, maudit métal ! c'est toi qui seras mon seivitcur, lu m'aideras a faire des heureux et lu me procureras tous les plaisirs permis, approuvés par la conscience. »

Le jour commençait à paraître, lorsqu'on frappa légèrement à la porte du major. » Qui est la? dit le major en saisissant son épée. — Ami!

répondit L — Soyez le bienvenu. Ah! vous

êtes matinal, et, si je ne me trompe, il me semble que vous m'apportez une bonne nouvelle. ■ L... rougit et dit : t Oui, major, je suis heureux, mais ce bonheur est pour moi ; cependant vous n'y êtes pas étranger, et vous ignorez vous-même l'immense service que vous m'avez rendu. Vous savez que je suis riche, les quolibets de mes amis vous l'ont appris hier...» L... rougit encore. * On m'appelait avare : en effet, j'aimais l'or avec passion. El cetle ignoble passion avait envahi tout mon cœur, je ne savais plus être bon, je ne savais plus être compatissant Aujourd'hui, j'ai

honte du passé, et je vmis en remercie. Hier, vous auriez pu profiter de mon exaltation pour me ruiner. Je jouais comme un fou, oui, je jouais avec le délire de la fièvre, et vous vous êtes montré plein de délicatesse et de grandeur, vous avez eu pitié du pauvre insensé. A mon tour j'ai voulu être digne de vous, et Dieu m'est venu en aide. Je ne suis plus le même homme, l'or ne sera plus pour moi que l'instrument d'une bonne action. Et lenez, major, vous serez de moitié dans le premier acte de ma résurrection. Voilà cent ducats, distribuez-les à tous les pauvres que vous trouverez sur votre chemin. Si dans l'avenir je fais quelques bonnes œuvres, c'est à vous qne Dieu en donnera le mérite. N'est-ce pas vous qui avez renouvelé ma vie? n'est-ce pas vous qui m'avez montré l'exemple du bien?.. Adieu, major, il me reste à m'acquilter de ma dette, voilà les cent ducats: adieu, nous ne nous verrons sans doute jamais, mais ne m'oubliez pas. »

Le major quilla Smorgonié sans qu'il lui arrivât rien de fâcheux.

Depuis ce jour, L... devint le meilleur et le plus charitable des hommes, sa bourse était ouverte aux pauvres, il était béni de ses paysans, on priait pour lui à l'église, et tout le monde répétait : Dieu a fait un miracle.

m LA PC

Cel événement, vrai dans le fond, ne paraîtra pas invraisemblable aux esprits qui approfondissent les mystères de lu nature humaine. La volonté de l'homme est incertaine, sa raison est un souffle que le vent emporte ; un songe, un moment d'hallucination ont eu souvent plus d'influence que la résolution la mieux arrêtée. L... en est la preuve.

Quelques années après la campagne de Moskou, L... eut le bonheur de rendre service à un de ses amis d'enfance: en lui prêtant une somme considérable, il le mit à même de faire une brillante fortune. Cet ami avait une sœur, belle, charmante, bien élevée; L... en devint amoureux; et elle, pénétrée de reconnaissance pour le bienfaiteur de son frère, ne tarda pas à lui accorder sa main.

Le jour que le jeune couple se rendait à l'église pouf recevoir la bénédiction nuptiale, on remet une lettre à L... Cette lettre était du major S... « Je ne vous ai pas oublié, disait-il, et vous êtes la première pensée de ma convalescence. J'ai été grièvement blessé à la bataille de Leipzig, je suis tombé mourant à côté du prince Joseph Poniatowski; mais me voilà à peu près guéri de mes blessures.

» J'espère que le hasard nous rapprochera un jour, et j'aurai la preuve que mes bons pressentiments ne m'ont point trompé. Soyez-en sur, Dieu récompense ceux qui ont foi en lui. »

La lettre n'indiquait pas le lieu où se trouvait le major, et quelles que fussent les démarches de L..., il ne put parvenir à le découvrir.

Oltmpk Chodzko.

DRZEWICA

(Prowowcez DRJEVITZA.)

Snr la grande route de Warsovie à Krakovie, on trouve le bourg de Drzewica, dont la fondation remonte h une époque reculée. II est situé dans le palalinnt de Sandomir sur la rivière de la Drzewiczka qui se jette dans la Piliça, et celle-ci débouche dans la Wistule.

Autrefois, ce bourg était considérable ; la piété de Wladislas Lokietek y fit élever, vers l'année 1910, une belle église qni, depuis, a subi les vicissitudes attachées au temps, aux invasions étrangères et aux guerres si fréquentes dont la Pologne était le théâtre. Oui, c'est là que les Suédois, les Moskovites, les Autrichiens ou les Prussiens venaient vider leurs différends.

On remarquait autrefois un magnifique château; mais les guerres y portèrent leurs ra-

vages, et en 1814, un incendie le détruisit et w laissa que des ruines qui frappent aujourd'hui les yeux du voyageur.

En 1794, Drzewiça fut témoin de vifs débats qui accompagnèrent la dissolution de l'armée nationale, à la suite de la prise de Praga parles Moskovites, et de la capitulation de Warsovie. Les uns voulaient que l'armée tentât un coup désespéré en revenant sur ses pas, les autres projetaient de marcher par l'Allemagne josqn'en France ; mais la fatalité s'attacha au sort des Polonais ; ils flrent encore quelques étapes, et ce fut à Radoszycé qu'eut lieu la dissolution entière de cette armée qui, avant, fit tant de prodiges sous les ordres de Kosciuszko !

HISTOIRE

Sigismond-Auguste, dernier rejeton de la dynastie des Jagellons, combla, par son décès, les vœux de l'aristocratie polonaise, en lui procurant l'occasion et le droit d élire ses souverains. Mais, au lieu de s'occuper d'asseoir l'édifice politique de l'Etat sur les bases d'une démocratie large et populaire, elle s'occupa de ses intérêts de caste : son ambition et ses abus favorisaient les projets des puissances voisines et durent amener ces malheurs dont les suites ont été si fatales aux générations futures!...

Les nobles de la république polonaise s'agitèrent en tous sens, et se réunissaient dans les diétines; ils créèrent une nouvelle espèce de confédération, qu'ils appelèrent kaptur (le froc ou le capuchon), en signe de douleur et de tristesse, à l'occasion de l'interrègne; mais ils ne purent convenir du temps et du lieu où l'on devrait s'assembler pour tenir la grande diète. Jacques Uchanski, archevêque de Gnèzne et primat du royaume, prit donc l'initiative, et invita les Etats à s'assembler à Warsovie pour le 9 octobre 4572. Hais la diète ne put encore avoir lieu, les sénateurs n'étant pas en nombre suffisant. Après une nouvelle délibération, qui eut lieu à Kaski sur la Pisia (à neuf lieues de Warsovie), l'archevêque fut encore forcé d'ajourner l'ouverture des diétines au 13 décembre, et celle de la diète au 6 janvier 4573. Aux diétines Tordre équestre choisissait deux nonces de chaque palalinat, chargés du pouvoir d'établir une nouvelle forme de gouvernement et de subvenirtà tous les besoins de la république. Cette diète préliminaire, qui avait lieu à la suite de la mort du roi, fut appelée diète de convocation, et se tenait toujours à Warsovie.

La diète de convocation fut ouverte par une discussion sur les pouvoirs du primat pendant la vacance du trône. On éleva la question de savoir

T«MK II,

si le primat avait le droit d'assembler les diétines et les diètes, et ce droit, Jean Firley, grandmaréchal de la couronne, prétendait se l'arroger. Les Etats tranchèrent celte question, en adjugeant au primat le droit de convoquer les diétines, les diètes, et de proclamer le nouveau roi élu par les assemblées ; et au maréchal de la couronne, de le faire connaître à la nation. On fixa au 5 avril prochain la tenue de la diète d'élection , et le lieu de réunion assigné aux Polonais fut les plaines qui s'étendent entre Kamien, Grocbow et Praga, sur la rive droite de la Wistule, et pour les Litvaniens, le bourg de Parczow, sur les confins de la Pologne et de la Litvanie. Quelqu'un ayant élevé la question de savoir si chaque gentilhomme avait le droit de voter, ou si cette faculté était seulement l'apanage des nonces tirés de chaque palalinat, le jeune Jean Zamoyski, nonce de Belz, trancha ainsi la question : « Les sénateurs et les nobles, étant égaux selon les lois polonaises, tous, sans exception, devaient participer aux immunités et aux franchises de la noblesse, à plus forte raison devaient-ils participer au plus essentiel des privilèges : celui de l'élection d'un roi; que puisque tous étaient appelés à défendre la patrie, tous devaient concourir à l'élection de leur chef souverain. > Zamoyski ne tarda pas à gagner une immense popularité. Ses expressions parurent pleines de sagesse; mais lui et les siens oubliaient qu'ils ne formaient que la vingtième partie de la population, et les dix-neuf autres parties, composées des non -nobles, restaient sous l'oppression. Comment défendre la patrie avec des intérêts divisés!... La plus noble mission de l'historien est de chercher des leçons dans le passé; puissions -nous l'invoquer utilement en racontant franchement le bien et le mal...

Le nombre et les richesses des protestant» (Luthériens et Calvinistes) s'étant considérablement augmentés en Pologne, on avait donc à

craindre une guerre civile pour opinions religieuses. Les prolestants, dont le chef était Firley, maréchal de la couronne et à la foi» palatin de Krakovie, et Pierre Zborowski, palatin de Sacdomir, n'avaient rien tant à cœur que dé garantir la sécurité et la tranquillité de la croyance réformée. Les catholiques, qui désiraient maintenir le repos dans l'intérieur du pays, signèrent une alliance avec les protestants, nommés depuis dissidents (dissidentes de religione), et la firent insérer dans l'acte de la confédération générale, comme expression unanime des Etats. Cependant, quand le moment d'une conclusion définitive fut venu, le primat Uchanski fit tant par son exemple et par son éloquence, que lui, les évêqires et presque tous les sénateurs et les nonces se désistèrent de cette alliance. François Krasinski,évcque de Krakovie, resta fidèle à la première décision.

La dernière question qu'on décida à cette diète, fut la demande du duc de Prusse d'avoir place à la diète d élection. La solution de cette question fut réservée au nouveau roi. Après cela on fit la clôture de la diète de convocation, qui diffère des autres en ce que le maréchal ne fut pas élu par les nonces, mais qu'il fut journellement remplacé, à tour de rôle, par chacun des nonces.

Au terme fixé pour la tenue de la diète d'élection, les nobles, qui arrivaient de toutes parts à Warsovic, trouvèrent marqués au delà de la Wisiule les divers quartiers qu'ils devaient occuper durant l'élection; on les avait disposés par palatinats, de manière qu'ils bordaient la plaine de Grochow, et trois lieues suffisaient ù peine pour les contenir : ils étaient tous armés.

Le lieu du conseil, appelé depuisSzopa (Chopo), était au centre de la plaine, où on déploya la tente du feu roi Sigismond-Auguste. Tout autour on dressa un grand édifice qui pouvait contenir cinq ou six mille personnes; il n'avait proprement qu'un toit et des piliers assez régulièrement espacés pour le soutenir; alentour était un fossé qui ne laissait qu'un petit espace de terre au milieu de chaque face, pour servir d'entrée :«ux piélon3. Les sénateurs et les ministres de la couronne délibéraient sous la tente; les nonces tenaient leurs séances devant la tente, et cette place s'appela depuis Kolo (le cercle). Les gentilshommes arrivés des palatinals furent rangés loin des places des sénateurs et des non-

ces sur la plaine et sous des lentes, ce qui donnait ù ce lieu l'aspect d'un immense camp.

La diète s'ouvrit le 5 avril 1573. Le duc de Prusse renouvela sa demande, et il reçut la même réponse qu'a la diète de convocation. Des demandes pareilles, de la part des ducs de Rourlande et de Poméranie, eurent le même sort, quoique le dernier s'appuyât sur l'usage de ses ancêtres. Toutes ces ambassades restèrent donc sans résultat, et le droit d'élire les rois ne fut adjugé qu'aux sénateurs et à la noblesse de la couronne et de la Litvanie, et aux provinces qui y étaient étroitement unies. Pour maintenir l'ordre et la sécurité publique, on établit le tribunal du froc (sondy kapturowé). Ce iribunal fut saisi des délits que pourraient avoir commis les Polonais et les étrangers pendant le temps de l'élection. Ces tribunaux furent encore appelés Judicium compost tum, parce qu'ils étaient composés du sénat et de l'ordre équestre : trois sénateurs désignés par le maréchal, douze nonces tirés au sort, et les deux grands maréchaux de Pologne et de Litvanie y siégeaient.

Après ces règlements on s'occupa des titres des candidats qui étaient :

Jacques Uchanski, archevêque de Gnèzne;

Jean Firley, grand-maréchal de la couronne;

Nicolas lazlowiecki, palatin de la Rnssie-Roogf ;

Jean Tomicki, castellan de Gnèzne;

Jean Szafranieç, castellan de Biecz ;

Jean III, roi de Suède, époux de Catherine Jagellonne, sœur de Sigismond-Auguste;

Sigismond-Wasa, fils de Jean M et de Catherine Jagellonne;

Albert-Frédéric, duc de Prusse;

Maurice, électeur de Saxe;

Ernest, markgrave d'Anspach;

Yvan IV Vassiliévitsch, izar de Meskovié;

Maximilien II, empereur d'Allemagne;

Ernest, archiduc d'Autriche, duc de Roeli; fils de Maximilien II;

Henri de Valois, duc d'Anjou, frère de Charles IX, roi de France.

Les candidats polonais furent piônés sous main ; les trois premiers n'avouaient pas ouvertement leur prétention, mais Szafranreç et Tomicki, généralisant les choses et ne s'onlfhant point, parlaient haut en faveur d'une élection nationale. Tomicki prit la parole, et dit : * Pour- » quoi aurions - nous moins de confiance au zèle » et aux talents d'un d'entre nous, qn'à ceux a'm > étranger qui, par cela même qu'il désire nous

» gouverner, montre plus d'ambition que de moidestie?Qui peut mieux qu'un Polonais élre » instruit des vrais intérêts de la république i former de plus grands et de plus sages des-

• seins pour sa gloire, les suivre avec plus d'ar- » deur et d'expérience, saisir à propos l 's circonstances d'un moment,etc?»Majsle nonce de Belz, Jean Zamoyski, entreprit de le combattre, et répondit: «Je connais la république, et je pré- » vois que sa liberté périra du moment qu'elle » aura un Polonais pour maître. Et quelle ne sp- » raît pas la vanité des frères, des neveux, des » parents de celui que nous aurions la faiblesse

• deIire?Ceshommesnesecroiraientplussembla- » blcs h nous, et leur orgueil augmenterait par les » basses flatteries de ceux qui, pour mériter leurs

• faveurs, auraient la faiblesse de les croire au-des-

> sus d'eux, et de ne plus juger la naissance que i par l'élévation du rang. On verrait donc les » dignités fondre dans la maison du prince. Elle i seule engloutirait tous les biens ; et ces for- » tunes rapides, loin d'exciter l'émulation dans

> l'Etat, y enflammeraient la cupidité, la plus » dangereuse de toutes (es passions dans un

> pays où les lois n'en répriment aucune.... » Après tout, quelque difficile que soit un choix » où peuvent prétendre tous ceux qui ont droit i de le faire, et où celui qui doit être élu est du

> nombre môme de ceux qui élisent, prenons » pour roi un citoyen polonais, j'y consens ; mais » du moins que ceux-là se présentent qui se

• croient dignes de régner ; qu'ils demandent eux-

• mêmes nos suffrages, ainsi qu'ont déjà fait tous i les princes étrangers; et qu'ils se retirent en-

> suite, pour nous laisser la liberté de balancer

> leurs vertus et leurs vices : discussion néces-

• saire, et peut-être aussi peu flatteuse pour ce- » lui à qui nous adjugerons le trône que pour » chacun de ceux à qui nous serons forcés de le

> refuser. » Personne n'osa se proposer explicitement ; il ne fut plus question des candidats polonais.

L'ambassadeur suédois, Jean Lorch, proposait le roi Jean III, époux de la sœur de Sigismond- Auguste. Il insista fortement sur les besoins où étaient la Suède et la Pologne de n'avoir qu'un même chef qui pùt unir leurs forces contre le tzar de Moskovie. Il dit que la république n'ayant point de flotte, son maître fournirait des vaisseaux pour chasser le tzar du golfe de Finlande et surtout de la rivière de la Narwa.dont ce barare prétendait interdire la navigation à tout

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