RAUDA
Ils m'ont envoyée au bois, Pauvre et malheureuse enfant !
Us m'ont envoyée chercher des groseilles.
J'ai oublié le bois, Avant d'avoir cueilli des groseilles, J'ai couru sur la colline, Au tombeau de ma mère; J'ai répandu des larmes a m ères Pour ma bonne mère.
« Qui pleure donc sur ma colline,
Qui pleure sur mon tombeau ?
— C'est moi, ton orpheline, qui pleure, O ma bonne mère!
Qui réchauffera mes mains, mes pieds?
Qui me dira une douce parole ?
— O ma fille, reviens à la maison !
Tu trouveras là uoe autre mère
Qui réchauffera tes pieds et les mains; La aussi un bon jeune homme Te dira de tendres paroles. »
Chez une nation où l'héroïsme était regardé comme la première vertu, les chants héroïques ne doivent pas manquer. Le caractère des Daïnos se prête aussi à ce genre de poésie.
«Voilà les chasseurs qui arrivent et les Ulans vont paraître; permets-moi, ma mère, de partir avec les chasseurs.
— Ne va pas aux champs, ma fille, le pain du soldat est un pain de misère. Aujourd'hui ici, demai n ailleurs, qui le tressera la couronne, ma fille?
— Le vent va souffler dans ma couronne, brillante de la rosée du matin ; permets-moi, ma mère, de partir avec les chasseurs.
— Mais, dis- moi, ma fille, où tu passeras la nuit, où te reposeras-tu ?
— O ma mère, je passerai désormais mes nuits sur le gazon vert. Le ciel sera sur ma tète, et je me reposerai sur la terre. »
La forme interrogative des Dalnos rappelle quelquefois la ballade suédoise de sir Olof ; mais les images et les tableaux sont différents. Les rochers, les blocs de granit des poésies skandinaves sont remplacés chez les Litvaniens par des fleurs et des bosquets : les fleurs surtout embellissaient chez ces derniers les époques les plus intéressantes et les plus poétiques de la vie. La couronne de la verte ruta est le symbole de
l'amour et des espérances d'une jeune fille. D'après une ancienne Daïna, trois jeunes gens se présentèrent un jour pour demander en mariage une jeune fille; mais elle les refusa, car elle ne voulait pas se séparer de sa couronne de vierge. Ce chant respire les sentiments les plus doux et les plus touchants.
LA COURONNE DE VIERGE ( WaintitOê).
« Au milieu d'une vaste plaine croit un buisson d«
kaliua, dont les branché» s' inclinent! vers la terre, chargée de fleurs virginales, là se promenait uue jeune fille douce et jolie; elle ourlail de sa main ti n petit fichu «le soie. Tout d'un coup trois jeunes neus arrivent, ils réclament l'ho>|>il;ilité. L'un d'eux lui serre la main, le second lui barre le passage, le troisième se met en colère à la vue île ces rivaux. Dans un joli jardinet verdoie h lavande; là une jeune fille tressait sa couronne du vierge; son visage s'illumine ; elle tresse la couronne de lavande, et dit ces paroles: «. O ma couronne! loi qui embellis ma lôte, à qui tè donnerai- je ? est-ce à cet honnête laboureur? j'aimerais mieux te jeter dans le l'eu. Kst-ce à cet ingrat ? O amer souvenir! j'aime mieux le cacher ma triste couronne, et perdre tdute espérance ; je soupirei ai sans cesse, je versèrai des larmes abondantes. » ,
L'air du n° \ accompagne la fiancée lorsqu'on la reconduit chez elle. Les paroles peignent la tristesse et les regrets causés par la séparation.
Un de ces chants, intitulé Voyage du fiancé, commence par une plainte contre la rigueur de la saison. Il ne contient que quatre vers, t Déjà (dit le texte) le lac du midi gèle, oft donc chercher ma tourterelle?» La musique en est mélancolique ; il y a un sentiment vague dans ce petit air, qui n'est pas sans intérêt. ( Voyez n° 5.) Les chants de noces sont très- nombreux en bitvariie; ils renferment une peinturé fidèle des usages du peuple, basés sur les idées niythologiques d'autrefois. Le chant suivant, dont la musique porte un caractère distinctif, a la l'orme interrogative, qui est très-usilée chez les Lilvâniens, comme chez les Slttves eti général (h°6). Ce chant renferme des allusions sur une nouvelle mariée.
« Mon petit oiseau rossignol, où as-tu été?
Mon petit oiseau rossignol, où as-tu passé la nuit?
— Dali* un petit verjjer, sous le vert feuillage du pommier. u —Mon petit oiseau rossignol, qu'est-eeque tu y aslai.vsé? Mon petit oiseau rossignol, qu'estoc que tu y as oublié? —j'ai laissé, j'ai oublié une fauvette.
—Mon petit oiseau NMsignoI, quand reviendras-tu? Mon petit oiseau rossignol, quand noùsreverras-lu ?
— Je reviendrai, je vous reverrai ; mais jq crains le faucon. — Ma jeune petite souir, où as-tu couché ?
Ma jeune petite scrur, ou avtu passé là nuit ?
— Dans le haut du grenier, dans un lit de plume. —Ma jeune petite gneur, qu'est-ce que tu y as laissé?
Ma jeune petite so-urj qu'est-ce que tu y as oublié?
— J'j ai laissé, J'y ai oublié ma petite couronne de la ruta.
—Ma petite jeune soeur, quand reviendras ta? Ma petite jeune soeur, quaud nous rcverravtu?
— Je retiendrai, je vous icvtrrai, mais Je crains mon
méchant mari. »
Dans plusieurs de nos chants de noces on voit toujours figurer trois jeunes gens qui arrivent
sur des côtirslêt I rapffiéf dèfflïfldef la mdin dW jeune tille. Cette tradition repose Sans domesor quelque événement historique du temps du paganisme. L'imagination poétique des Litvanietb se plaît à orner ces petits contes d'une foule de détails charm'ah'ts.
« Dans un jardin tout garni de verte rnla. a travers les buissons dti lis, arrivent trois jeunes gens sur des coursiers agiles. La mire Sort toute triste, elle court fermer là porlé. « Allez-fOnS ên itllenrs, vous n'êtes pas des iiOtréS. MS fille" n'est pas assef grande el je n'ai point de d«t; le temps de l'ami* n'est pas encore arrivé pour elle. » Dan* un jaVdin tout garni dè verte rnla'. h travers lés boissons dti lis, arrivent trois jeunes geris Sur do? rbnrsicrs rapides. La mère sorl. elle court pour ouvrir la porte. « Arrivez heureusement chez nous, chère jeunesse, déjà ma fille â grandi, la doîésf là, airidsons-nôas. • Ils passent par la cour pour aller au grenier dn père, où celui-ci compte son argent el le place par centaines, fiais ses pleur? entrecoupent le son de l'argeni. « Mon père, dit le, jeune homme, quel événement cause tôu chagrin? — Ah! comiiiêut nepiis pleurer? je n'aura*! fjtie dès règrels, puisque tu prends ma fille chérie. • Ils voiit ensuite au grenier de la mère. Là, ils la voient couper de la toUennc. Elle coupe la toile, et ses larmes interrompent son travail. « Pqurquoi pleures-tu, ma mère, avec tarit de douleur ? — Comment ne pas pleurer? je n'aurai que des regrets, puisque c'est aujourd'hui que tu emmènes ma fille chérie. » Ils Vont à l'écurie <là
Comment ne pas pleurer? je n'aurai plus que regrets, puisque tu emmènes avec loi ma ch.. sœur. > Us vont après où le jardin embaume l'air d son parfum. Là, je vois ma sœur occupée à cueillir tristement la verte ruta pour sa couronné de ma* rice. Elle( cueille la ruta, el répand d'abondantes larmes. « Pourquoi pleures-tu si fort, soeur malheureuse? — Comment ne pas pleurer? je n'aurai que des regrets, puisque c'est aujourd'hui' qué tu emmènes ma sœur chérie. »
àlDIR WID1R, chanson de Samogitte.
Dans cette chansonnette, d'origine satnogi1 tienne, le nombre trois figure encore comme dans ic chant précédent, tpais malheureusement il n'existe qu'un fragment de ce conte traditionnel défiguré par de nombreuses variantes. Le nombre trois était considéré comme de bon augure ebrt le peuple litvanien. On le rencontre sonfent dan» les chansons moderne^, èàmme le nombre neuf dans les chants mythologiques. En Pologne, le nombre upi est employé assez fréquemment par le peuple ; mais ce nombre est fatal , il porte mal-
keqr. Voici la chansonnette qui commence par les mois : Lifvanieiuj $dir |ft'd?r.
• De belles charmilles tapissaient de verdure le miljeu d'un jardin. Les fleurs et le caûiis faisaient peuplier le* branche^. JJi, vinrent trois. j^Mnes filles pour cueillir le cassis ; mais trois Kosaks se jetèrent sur elles pour les enlever. Les Kpsaks demandèrent ensuite leurs noms aux serviteurs. L'une d'elles s'appelait Anna; la seconde, Marianna, et la troi- Mime, Jobaona- ■
La musique en est viye et gaie; son mouvement ressemblé q celui d'un galop. [Voyez q* 7.)
RAUB06, chant» des morts.
Les chants des morts étaient très-nombreux cbes les anciens Lituaniens. Dans les céré monies funèbres on chantait des lamentations appelées Hauda, qui sont très- touchantes : une strophe de ces Rauda se tronve dans le chant de l'Orpheline que j'ai donné plus haut. Le peuple croyait que les vivants pouvaient parier aux morts, pt qu'en devait donner souvent à ceux qui ne sont plus, des marques de bons souvenirs; sans r«la les morts s'affligent beaucoup et leurs os dépérirent en peu de jours, tandis que ceux dont on parle souvent se conservent longtemps. Ges croyances sont répandues dans tous les pays sbves, on en trouve des preuves dans les chants populaires des Rassiens, comme dans ceux de la Russie du Bngetde la Russie-Rouge. Kn Ukraine, la tradition porte qu'un kosak mourant demanda qu'on In élevât une haute mogila (tertre tumulaire) et qu'on y plantât du kalina, espèce d'arbuste poétique, afin, dit-il, que les oiseaux qui viendront manger de son fruit puissent m'apporte! des nouvelles de ma bien-aimée. Avant l'ère chrétienne, H y avait en Samogitie, ainsi qu'en Prusse, des prêtres spéciaux pour les cérémonies funèbres : on les appelait Tilussones et Lingustouss. Le peuple pleurait et chantait aux enterrements. On commençait par boire a la mémoire du mort, en lui disant : Je bois à toi, mon bon ami f pourquoi et-tu mort? Le cor guerrier litvanien accompagnait les chants, les lamentations, et les iingussones prononçaient des discours funèbres, dans lesquels ils vantaient l'esprit, les capacités, la haute naissance et les actions du défunt.
Comme les Grecs, les Romains et les Skandinaves, les Litvaniens brûlaient leurs morts ; mais dans les dernières années du paganisme, on s'est borné à brûler seulement les corps des
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grands personnages. Gedymia, grand-duc de
Litvanie, tué dans la guerre avec les Teutoniques, pendant le siège d'un des châteaux sur le Niémen eu face de >Viélona, fut brûlé tout nrme sur un bûcher ëleyé : son cheval tout harnaché, deux lévriers, le por de 1 liasse, son faucon, un vieux serviteur et deux prisonniers de guerre furent mis avec lui sur le bûcher. Les cendres recueillies dajis upe urne éjaigni déposées tous la mogila ou kurhan qu'il n'était jamais permis de détruire. Dans les plaine» de l'Ukraine, on conserve une grande quantité de ces tertres qui donnent au pays l'aspect d'un vaste cimetière. A la vue de C6S mausolées, on ne peut s'empêcher de faire des réflexions biep tristes sur le néant des choses humaines.
Du temps des cérémonies funèbres du Ckauluray ou Dziudy, qui remplacèrent les fêtes païennes du bouc (kozla), il y avait des chants plaintifs pour le moment de la mort, pour l'enterrement, pour les banquets des morts (podiiniae stolu) et pour les Dziady pendant lesquels on récitait des cantiques pour les Ames. La fête de Datiady commençait par un banquet ou étaient conviées les Ames des pères, mères, frères, sœurs; ces Ames arrivaient après des évocations, elles mangeaient des plats qui leur étaient offerts ; pendant ce temps, les assistants gardaient le plus profoqd silence. Lorsque les âmes avaient mangé, on les congédiait en leur disant : Partez, bonnes Urnes, donnes la bénédiction, et la paix à cette maison. Les cérémonies fantastiques des Dziady se tenaient à l'époque des jours des morts ; on choisissait pour cela des endroits solitaires, la nuit, près du cimetière et dans le plus grand secret. Après la cérémonie on visitait les kurhany, tombeaux des défunts ; on y déposait des provisions, des armes, et puis on chantait : Pasrez, hommes malheureux, passez de cet état de misère à une autre vie, où les Niemçy (Allemands) ne pourront plus vous commander, mats c'est vous qui leur commanderez! En Samogitie et dans les pays riverains, le culte mythologique s'est maintenu longtemps, malgré l'influence du christianisme; il avait des fêtes funèbres appelées Sfnerstuu>cs en l'honneur du dieu lizagults, dieu de la mort ; c'étaient les restes d'anciennes croyances mythologiques, dont plusieurs s'amalgamèrent avec le culte chrétien. La Samogitie, pays si pittoresque, fécond en souvenirs religieux et historiques, a toujours montré un attachement inviolable à
ses anciens usages. Sa position géographique, la valeur intrépide de ses habitants, leur caractère chevaleresque et poétique, tout cela lui donnait une physionomie à part. Ce peuple souffre aussi par les fautes de ses pères ; le dieu de Hedwige et de Jagellon s'est couvert d'un nnage pour ne pas entendre les cris de ses enfants.
ChanU de ta Podlaquic et de la Rusfie blanche.
Les Russiens sont très-nombreux en Pologne, Ce peuple habile seul plusieurs provinces ; dans d'autres il est môle aux peuples polonais, lilvaniensetmazoviens. lia cependant un caractère national auquel sa langue, le rit grec-uni et ses préjugés donnent une teinte particulière. L'acte mémorable de l'union du ritgrec avec le catholicisme en Pologne, n'est pas assez apprécié en France ; ce fait seul prouve en faveur de l'homogénéité des peuples qui formaient jadis la république de Pologne. En Podlaquie, les Russiens sont mêlés avec les Mazoviens, leurs cluints de noces ne sont pas sans intérêt. Le savant Golembiowski, dans son précieux ouvrage sur le peuple polonais, en donne de très-remarquables. La chanson suivante est chantée pur les Swatki (fiance uses) au moment où la jeune mariée re- • mercie ses parents pour tomes leurs bontés, en se jetant à leurs pieds :
• Elle s'iuclina comme une branche de cerisier qui penche vers sa racine. La petite Amiusia se jeta aux pieda de son père, lequel, assis derrière une table, la léte penchée sur sa poitrine, versait d'abondantes larmes. Incline-toi, jeune fille, embrasse ses pieds blancs. Incline-toi devant les vieux el devant les jeunes, car bientôt tu ne seras plus de celte maison; tu oublieras ton pèreclu'ri, et n'auras plus a t'incliner devant personne. -
L'air mélancolique du n° 8 exprime bien les plaintes et les regrets d'une jeune fille qui abandonne ses joies, ses plaisirs innocents, ses occupations pour se marier. Cet air réunit les conditions d'un chant populaire sous les rapports de simplicité et de ce sentiment vague qui fait rêver délicieusement, mais il perd beaucoup ù être noté, car rien ne peut rendre certaines nuances du chant.
Entre les fiançailles et la noce on chante la mélodie n° 9, dont lus paroles sont d'une naïveté enfantine : Notre chère Tacianka a pris un oiteau dan» le teigU, il etl en velour» rouge; el dans tous ces chants rustiques on trouve des
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sentiments simples, des images douces, me pureté de mœurs patriarcales. L'impression qu'ils laissent ne s'efface pas, on est sous un charme inquiet qui fait naître le mal du pays, on invoque la patrie partout, car elle vit éternellement dans ces chants.
Les habitants de la Podlaquie ont aussi des airs de danse d'une coupe particulière : le petit air du n° 10 se rapproche de la Maznrek, il ne manque pas de fraîcheur ni de mélancolie.
Les Litvaniens et les Russiens, longtemps ennemis, finirent par se réunir sous le règne de la loi et de la liberté. Le peuple polonais leur offrit une alliance fraternelle. Ces peuples, groupés autour du trône, ne formaient qu'une nation ; le roi, premier citoyen de l'Etat, répandait la liberté sur tous, comme une lumière bieafaisante. Puis, quand les jours du malheur soot arrivés, le peuple polonais succomba les armes à la main en défendant l'héritage sacré des anciens Slaves, le droit de s'assembler librement pour traiter des affaires du pays. Les trois peuples ne sont p;is moins restés unis de cœur et de sympathie, malgré les efforts des ennemis pour les séparer. Cependant les Litvaniens et les Russiens gardèrent toujours une teinte orientale, tandis que les Polonais subirent l'influence gothique et la latinité, qui malheureusement fit perdre à leur poésie le caractère national pendant longtemps. Les langues litvanienne et rossienne n'encourent pas ce reproche, elles sont restées pures de toute influence étrangère. Les expressions harmonieuses et caressantes sont inhérentes aux deux idiomes et ont été inspirées sur les lieux mêmes, sans autre art que la nature . Les comparaisons sont heureuses : leur beauté est calme comme le calme d'un beau jour ; l'oiseau poétique est blanc comme l'innocence ; la couronne de la mariée est plus parfumée que le parfum même ; la ruta est toujours verte, elle embaume les pas de la mariée ; les fleurs naissent sur le tombeau d'une victime ; la jenne fille est plus blanche que la rose blanche, son plus grand malheur c'est de perdre sa couronne de vierge; les premières amours sont malheureuses, le cheval est plus rapide que le vent d'Ukraine. La musique exprime fidèlement le sens des paroles ; le rhythme des airs populaires est très-difficile à saisir : dans chaque localité, les mélodies suivent les inspirations du poëte villageois.
Albert Sowursxi.
POLOGNE
DAINOS
iux lithuaniens AHKANUKS p. or H«op«- Alk«rtSOWlNSU .
VNto«bfillein*i
^ fin, n ■ ■
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CtiantduiirpvIrirUniarier 'Natelun Uaiiui
Voy*e'du fiance.
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