Essay on William- Pitt
Les ^lecteurs de la Cite avaient congu lo d6sir de bfttir, sans bourse delier, un Mansion House pour le lord-maire, et, i cette fin, ils portaient leurs suffrages sur des citoyens infirmes ou emp6ch4$ par leurs convictions religieuses d'exercer les fonctions qui leur Staient destinees, mail? assez riches pour acquitter les amend es considerables qu'ils encouraient pour refus de service*.
En Pologne, Tepuisemeirt organique se traduisait encore par Vapathie des masses en pr^ence des problemes vitaux par lesquels elles etaient soUicitees et leur tendance 4 jouir de Theure presente, sans souci du lendemain. La faiblesse de la r6sistance opposee aux entreprises des voisins a eu assurement une de ses causes dans cette diathfese morale. Revenons a TAngleterre. Au cours de I'epoque qui y a separe la reforme de la revolution, ce pays a connu une intensity de vie, qui peut-6tre n'a 6te egalee nulle part, Enthousiasme religieux, excite par une lutte i mort contre Tetranger, enthousiasme politique s'enfiammant pour la liberie contre le despotisme ou pour la monarchic contre Tesprit r6volutionnaire, les plus puissants facteurs emotifs out porte Tdme nationale i un degre de vibration et de tension extreme. Mais, constate un historien du
1. Parliamentary History, XVI, 312-327; Campbell, Lives of the Chief-Justices of England, Londres, 1849, IT, p. 511-514; Lecky, History of England in the XVIIl Century, III, p. m.
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pays» « vers le milieu du xviii* ^ifecle d6ji, ces ardeurs se sont att^nuees progressivement et ont fait bientdt place h une plong^e gen^rale dans r^go'isme apathique. La longue guerre pour la suocession d'Espagne n'a pas suffi k r^veiller les energies assoupies. On e^t dit que tout intdr^t pour les grands probl^mes qui passionnaient la nation au temps de la R^publique se fdt efface en elle, que son ancienne valeur elle-m^me e&t dispar^^ d
A la nouvelle du debarquement dii pretendant en 1745, Horace Walpole ecrit k un de ses amis : a Je Grains que le peuple ne se contente de regarder. le spectacle, en criant : Fight dog! Fight bear! d Et Henri Fox : « Wade dit, et avec raison k mon sentiment, que FAngleterre appartient k qui arrivera ici le premier, et, si vous pouvez prevoir qui des 6 000 Hollandais et des 10 batail- Ions anglais, ou des 5 000 Frangais et Espagnols, arrivera le premier, vous Ates fixe sur notre sort. » Et deux semaines plus tard : « Les FranQais ont manqu^ I'heure, Dieu en soit loue! Mais, s'ils avaient mis SOOO hommes k terre, il y a une semaine, k uu endroit quelconque de cette tie, je suis persuade en verite qu'ils n'auraient pas eu k livrer un seul combat pour la conqu6rir tout entiire^. »
1. Lecky, Hi$tory of England in the XVIII Century, I, p, 468.