Hiippe, Die Verfassnng der Republik Polen, p
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terres par eux culUvies. Une traduction fran^aise de cet 6crit a paru en 1749 d6j&, et, de 1753 i 1764, elle a eu deux autres Editions. II n*est guere probable qu'elle ait 6chapp6 it la curiosite des physiocrates francais, dont ello a dovanci de pr^s de dix ans les premieres publications. Les premiers essais de Quesnay, recueillis par TEncy* clopedie, n'ont vu'^Ie jour qu'en 17S6. Sept ans plus tard, Grimm parlait de Tceuvre du roi-philosophe comme « universellement connue depiiis plus de douze ans* ». L'auteur de La voix libre du citoyen ne pouvait d'ailleurs fitre ignori du public lettr6 d'aucun pays, et, depuis 1719, ^tabli k Weissembourg, k Tentree de TAlsace, il 86 trouvait en rapports suivis avec le monde de rintelligence frangaise. Depuis 1736, il entretenait, dans le voisinage de Paris, un foyer trfes actif de culture intellectuelle et de mouvement reformateur. Hommes de science et hommes de plume frauQais frequentaient k la cour de Lun6ville en grand nombre. En outre, au cours des annees 1750-1751, un int^ret tr6s vif avait ete ^yeill6 par une pelemique entre le roi-philosophe et Tauteur du Discours sur les sciences et les arts couronne par Tacademie de Dijon^ qui, de son c6t6, a dA s'interesser k Tactivite litteraire et politique de son auguste contradicteur.
1. Grimm et Diderot, Correspondance lilUraire, Paris, 1813-1 &1 4, III, p. 512.
Waliszewski. — La Pologne. 10
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Le pessimisme de parti pris dont s'inspirent les historiens polonais de la nouvelle 6cole n'a que du dedain pour ce precurseur de la doctrine physiocratique et pour ses elfeves polonais, les Poplawski, Strojnowski, Staszic, KoUatay, Czacki, Podlecki, Switkowski, taxes d* « incorrigibles * ». Leurs ceuvres opposent k cette appreciation un dementi 6clatant. L'abb6 Strojnowski^ reclame « la garantie complete de la propriete et de la liberty » pour les cultivateurs de la terre. R6digeant un Projet de constitution pour son pays, Kollatay reserve bien aux proprietaires fonciers seuls le pouvoir legislatif et ex6cutif, mais il se prononce pour Textension la plus large de la classe privilegiee» ainsi que des bienfaits de la liberte, qu'il veut 6tendre k son profit'. Et il paye d'exemple, en affranchissant en 1788 ses paysans, auxquels il abandonne en toute propriete les terres par eux cultivees. En quoi il ne fait d'ailleurs. que suivre les traces d'un grand nombre de membres de Taristocratie polonaise*.
La Pologne du xviir sifecle etait assurement fort d6chue de la place qu'elle avait occup6e dans le monde intellectuel et politique de TEurope entre le xiv'' et le xv*'; elle retenait, cependant,