AverlissementSf p. 8 et
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se laissent confondre. Dans leur esprit d'humilit^ actuel, les Polonais n'ont pu, cependant, admettre que le grand homme eiit puis6 ses inspirations k cette source. lis ont done admis une rencontre sur ce point d'id^e et de fait purement fortuite et suppose qu*en en obtenant accidentellement la revelation, apr&s coup et aussi tard qu'en 1769, par Tintermediaire d*un patriote polonais r^fugi^ en France, Wielhorski, Rousseau en avait 6prouv6 une grande surprise. C'est Ik une admission aussi gratuite.que d6pourvue de vraisemblance. .
Les chefs tout au moins du mouvement philosophique et politique d'Occident, au xviii® siecle, n'^taient pas sans renseignements assez precis sur les choses de la Pologne. Leurs ceuvres en t^moignent^ Dans les milieux politiques et intellectuels, les institutions polonaises etaient un objet de discussion courant, et, k telle stance du Grand Conseil de Venise, le doge en tirait argument'. Mais, depuis 1750, le philosophe genevois avait, on Ta vu, des raisons particuli^res pour se trouver, en cette matifere, parmi les mieux avertis, et ce n'est pas k I'aventure qu'en ecrivant le Contrat social quatre ans plus tard, il a choisi deux pays : TAngleterre et la Pologne, comme
1. Montesquieu, Esprit des lots, 1. Ill, ch. xi; Raynal, Histoire phihsophique et politique des itablissements et du commerce des Europiens dans les Indes, X, p. 36 et suiv.
2. Romanin, Storia documentata di Venezia^ Venise, 1S59, VIII, p. 103.
base do sos deductioas. Aussi bien, ea parlant des rapports etablis entre les organes constitutifs du gouvernement dans ce dernier pays et de Timpuissaace klaquelle les condamuait leur independance mutuelle, ' il a montre une connaiasance approfondie de leur mecauisme et de leur fonctionnement, dont les defauts ne lui echappaient pas. Que si, n^anmoins, il s'est inspire de ce modele, c*est que la logique, pas plus que Tesprit de suite, ne faisait pas partie de son genie. Le Conirat social est approximativement de 1754, et, en 1756, dans une de ses Lettres de la Montague^, I'auteur devait s*aviser que le regime propose par lui k Timitation du monde entier n'etait bon que pour un gouvernement a oil il n'y a plus rien k faire ».
II 8*en faut d'ailleurs qu'entre le thioricien du Contrat social et les adeptes les plus fervents meme du regime dont leliberum veto faisait partie Taccord fAt parfait. On pent douter qu'il existftt, dans Tesprit de Rousseau lui-mSme, entre la doctrine qu*il professait et les principes qui s'en laissaient dcgager, et, pour autant que, s^lon la definition d'un critique frauQais, ceux-ci coriduisaient a a Torganisation la plus precise et la plus exacte de la tyrannic^ », corame au despotisme sans limite des masses, le sentiment de Tim-
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