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Pas conservés en bon état pendant l'hiver ne valent pas ceux que l'on coupe sur l'arbre au commencement du printemps et que l'on greffe tout de suite.
Les greffons que l'on coupe en hiver, lorsqu'il fait froid, contiennent moins de sève que ceux que l'on coupe à une autre époque; ils sont donc plus e’pusés à sécher que ceux que l'on coupe en automne. En outre, il n'est pas toujours facile de voir en hiver si le jeune bois est en bon état et il importe que ies greffons soient coupés sur des arbres sains et productifs. Le bois des veux arbres est souvent malade et ce bois, si l'on s’en servait comme gre:'on produirait également un arbre malade. Ii faut aussi que les greffons soien coupés sur les arbres les plus productifs. Parfois, un ou plusieurs arbres d'une variété quelconque donnent des récoltes plus abondantes que les autres. Si l'on age des greffons de ces arbres, il est probable qu'une bonne partie des arbres greffés leur ressembleront, c'est-à-dire qu'ils produiront comme eux des récoltes abondantes, mais ce fait reste encore à démontrer expérimentalement. On sait cependant que les greffons provenant d’un arbre dont les fruits sont particulièrement bien colorés, produisent, eux aussi, des fruits bien colorés, pourvu qu'ils soient prélevés sur certains arbres de Ja variété. Il faut aussi — es greffons sur la pousse de la saison, le vieux bois ne donne pas de bons résullsts. Les boutons duivent être bien développés et le bois parfaitement aoûté, Il n’est pas sage d'employer comme gretions les gourmands ou les jeunes rameaux qui sortent des branches charpentières ou du {:onc, car ces rameaux ne sont pas toujours parfaitement aoûtés et ils peuvent également pee pà aux arbres greffés des tendances à la production des gourmands. On peut couper en une fois toute la
ousse de la saison, et on la met de côté jusqu'à ce que l’on soit À à faire a greffe, on fractionne alors les rameaux en morceaux de 4 à 6 pouces de long, portant chacun trois boutons bien développés.
Les greffons se conservent bien dans la mousse, la sciure de bois, le sable ou les feuilies d'arbres. Ces deux derniers matériaux nous ont donné de très bons résultats à Ottawa. Toutes ces substances doivent être légèrement humides, mais non mouillées. Il s'agit de tenir les greffons frais et en bon état, sans cependant les exposer à pourrir. On les conserve dans une cave fraîche, lan “He sèche, où ils restent dormants jusqu’à ce que le moment soit venu de es utiliser.
Greffe de la racine.—L’une des meilleures méthodes de multiplication du pommier eu Canada est la greffe de la racine: c'est également celle qui revient le meilleur marché. On met en jauge en automne, dans une cave fraiche et dans du sabl nmide, les plus vigoureux des jeunes sujets qui ont été cultivés de la manière que nous avons décrite précédemment. On peut faire cetle greffe à tout momei' en hiver, mais on n’a pas l’habitude de commencer avant janvier et février. A Ottawa, la greffe qui nous a donné les meilleurs résultats, est celle qui est faite au commencement de février. Lorsque l'on greffe de bonne heure, la blessure a le temps de se cicatriser avant que les arbres soient plantés et c'est là un point important.
tronc pour les jeter. Il y a peu d'avantages à employer toute la racine, aussi la divise-t-on ea plusieurs morceaux Suivant sa dimension. Chaque morceau
partie principale de la racine qui semble la plus propre à recevoir le reffon, une coupe lis*e, oblique, en remontant, et d'environ deux pouces de lon-
gueur que sur le sujet. On pratique alors une fente dans la surface oblique ge Ton et du sujet, de bas en haut dans le premier et de haut en bas dans le dernier. On les unit alors en faisant entrer la languette du greffon dans la fente du sujet. Il faut que le cambium du greffon (face intérieure de
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à it en contact avec le cambium à sujet au moins sur un côté de guerre c'est à ce point de contact que l'union commence à se faire. Pour que l'union se fasse promptement et bien, on ligature étroitement sujet et greffon avec du fil de coton ciré. On recommande aux amateurs d’enduire de cire à greffer tous les endroits où les deux parties se rejoignent, ce qui augmentera encore les chances de réussite.
L'opération étant terminée, on met les greffes dans de la mousse ou dans de la sciure de bois jusqu’au pans On les p'ante alors en rangs de pépinière, à trois pieds d'espacement e à 1 pied d'écartement dans les rangs en mettant le point d'union à environ trois pouces au-dessous de la surface du 301. Il tent avoir soin de tenir le sol bien piné toute la saison.
Greffe sur racines.—Exemples.
Certaines variétés émettent des racines très facilement du greffon, et au
4 eut de quelque temps, elles se trouvent donc à peu près sur leurs propres
acines. Si l’on désire obtenir une variété qui vive sur ses propres racines,
3 *n peut employer un greffon de 8 à 12 pouces de longueur, et l’on plante le
ujet greffé profondément dans les rangs de pépinière en ne laissant qu’un Dourgeon au-dessus de la surface du sol. Ce greffon émet des racines, et orsqu'on enlève l’arbre, on peut couper le sujet. et l'arbre se trouve alors sur ses propres racines. On peut aussi employer comme sujet un vrceau de la racine d’un arbre appartenant à la même variété que le
greffon.
Greffe en couronne.
rintemps, dans les rang:
arbre au collet, à la surf
On fait alors une