‹ La pomme au Canada [microforme]Chapitre 31 sur 87 · LÉ · texte numérisé non relu

LÉ

intérieur de

ee de la racine, c'est-à-dire q

3 ’écorce du sujet et le cambium ;

BPu moins d'un côté. La partie greffée est alors bien recouverte de cire à

greffe”; afin d'empêcher l'accès de l'air. Les arbres greflés de ceite manière ont généralement une croissance vigoureuse, mais l'inconvénient de cette éthode cest qu'elle doit se faire en avril, avant le commencement de la égétalion, c'est-à-dire à l'époque où l'on est 12 plus occupé de l'année.

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Greffe en tête. —Il y a des arbres qui donnent des fruits de pauvre qui- ‘ité ou peu avantageux. On peut leur faire rapporter de bons fruits en greffant en tête, sur eux, d'autres variétés. De mème, si l'on désire cultiver une variété qui, dans des conditions ordinaires, ne réussit pas parce que es racines meurent ou parce qu’elle est exposée aux coups da soleil, on peut y arriver en la greffant en tête. Enfin, les variétés qui sont généralement lentes à rapporter, rapportent plus tôt une fois greffées en tête. Ce sont là quelquesuns des résultats les plus importants de la greffe en tête.

La greffe en tête ne s'est guère faite jusqu'ici, au Canada, que sur ie vieux pommiers ou des pommiers en rapport qui donnaient de pauvres fru s. Il est tout probable que cette méthode continuera à être suivie car elle a donné d’excellents résultats.

Or fait l'opération au priniemps, avant le départ de la végétation, mais on put cependant per avec succès même lorsque les feuilles commencent à se former sur les arbres, pourvu que le greffon soit tout à fait dormant. Disons cependant que les chances de succès sont bien diminuées lorsque l'on s'y prend tard. On devra mettre au moins de trois ou quatre ans à élaguer

Exemples de greffe en tête.

le sommet d’un arbre, car un gros arbre souffrirait trop si l’on enlevait, en une seule saison, {outes ou presque toutes les branches sur iesuuelles is feuilles se développent. On peut cependant raccourcir ce temps en insérant un grand nombre de greffons mais en règle générale, il n'est pas sage de faire cette opération en moins de trois ans. D'ailleurs, une taille trop rigoureuse faite en une fois, provoque la pousse d'un grand nombre de rameaux sur l’arbré et l'enlèvement de ces rameaux c.use beaucoup de travail si l'on a gelé sn grand nombre d'arbres, On emploie généralement la greffe en. fente sur ie sommet des arbres; c'est une méthode simple et satisfaisante,

Les branches à greffer ne doivent pas avoir plus d’un pouce et demi à deux pouces de diamèire. Sur des branches plus grosses, le moignon met si! longtemps à se gwérir que des maladies peuvent s'introduire dans l'arbre. On peut cependant greffer des branches plus grosses, mais en y mettant plus! de greffons. Sur de gros arbres le greffage doit être effectué de manière! que la nouvelle tête soit aussi symétrique que possible. Il faui done choisir |

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vec le plus grand soin les branches qui doivent être greffées. Après avoir ié la branche, on la fend au moyen d'un maillet et d'un fort couteau jusqu'à in pouce et demi ou deux pouces de profondeur. Puis on insère un coin

pour la tenir ouverte jusqu'à l'insertion du ffon. Les greffons + r$ l'on

mploie pour la greffe en téte sont pris sur du bois dormant qui a été conervé en bon état de la manière déjà décrite. Ils doivent porter environ trois ourgeons vigoureux et être taillés en forme de coins à la base, mais avec in côté un peu plus épais que l'autre. On insère deux greffons dans la fente u moignon, en mettant le côté large du coin en dehors et on les enfonce

jusqu'à ce que le bourgeon le plus bas soit presque en ligne avec le bord du

soignon. Pour que l'union se fasse rapidement, il faut qu'il y ait au moins in point de contact entre la face intérieure (cambium) de l'écorce du greffon et celle du sujet. On obtient plus facilement cette condition en insérant le greffon un peu obliquement vers l'extérieur, Quand on retirera le coin, on s'apercevra de l'avantage qu’il Y a à tailler un côté du greffon un pe lus épais que l’autre, car celui-ci est retenu beaucoup plus serré que si les deux

tés avaient la même épaisseur. Si le greffon-n'est pas tenu serré sur toute sa longueur, c'est qu'il à été mal taillé ou que le moignon a été mal fendu. On recouvre ensuite les pe coupées avec de la cire à greffer pour les nettre à l'abri de l'air et tenir les greffons en place. On entoure la cire

hvece du coton pour mieux assujettir le greffon. Si les deux f-

ons reprennent, on supprime le moins vigoureux après que l'union de l'aure s'est bien effectuée et que la plaie est à peu prés cicatrisée.

On désire souvent greffer en tête de jeunes arbres; cette opération est rès facile. On coupe les branches maîtresses à une courte distance du tronc èt on y insère les greffons par la greffe en fente ou à l'anglaise. Plus le point

4 le greffage est près du tronc, mieux cela vaudra; l'arbre sera plus fort que

i l'union se produisait plus loin sur la branche, car il peut se faire que le ujet et le greffon ne se développent pas également. Il est bon cependant,

Me laisser un oeil sur de moignon pour qu’un nouveau rameau puisse se for-

1er au cas où la greffe ne prendrait pas bien. On peut, sur un jeune arbre, etrancher toute la tête et greffer avec succès sur le maître-tronc, mais il aut être sûr que l’union est parfaite et que la tête ne poussera pas plus vite

que le sujet; dans le cas contraire, il vaut mieux s'abstenir car on court le J

isque de perdre l'arbre. En outre, si l’on retranchait toute la tête, il se pro-

Muirait une telle végétation la première saison que les greffons seraient exposés à se briser. En greffant en tête un jeune arbre qui est planté depuis

rois ou cinq ans, il vaut mieux prendre deux saisons pour l'opération: r gle

œénérale, les résultats en seront meilleurs.

Les branches charpentières maîtresses doivent être greffées la première nnée, car si l'on greffait d’abord les branches de côté ou les branches latéales, la pousse pourrait être {rop vigoureuse dans la partie non greffée pour ue des greffons puissent reprendre.

Il est nécessaire d'examiner les arbres greffés pendant l'été et d'enlever es sujets tous les jeunes rameaux qui peuvent gêner les greffons. Il n'est as prudent cependant, surtout lorsque l'arbre a été sérieusement étêté, d'enever tous les rameaux tant que les greffons ne sont pas bien développés et e fournissent pas un bon nombre de feuilles, Dans le chapitre sur les suets, nous avons parlé du greffage en tête des variétés délicates sur des ujets rustiques, en vue de rendre les premières plus rustiques. Ces arbres evront être traités de la façon que nous venons de décrire, plantés dans le erger, et une fois assez gros, c'est-à-dire au bout de 2 ou 3 ans, greffés n tête avec les var'étés plus délicates.

En 1896, nous avons planté dans le verger de la ferme expérimentale entrale des pommiers des variétés McMahan, Gideon, Haas et Hibernal. Ce nnt là des variétés très rustiques, à pousse vigoureuse, non sujettes aux oups de soleil à Ottawa et qui produisent de beaux arbres à tronc droit. Hs rent greffés sur des racines rustiques. En 1898, nous avons commencé à effer en tête sur ces arbres des variétés qui ne son! pas parfaitement rusques, et nous avons continué jusqu’à ce que nous ayions fait l'essai de 92 ariétés. Ce groupe comprenait les suivantes: Baldwin, Belle de Roskoop,

Harvest, Esopus, Spitzenburg, Fallawater, Keswick, Codlin, King of Tompkins Co., Mother, Newtown Pippin, Northern Spy, Ontario, Rhode Island G-eening, Rome Beauty, Sutton eauty, Wagener, Winesep et York Imperial. Peu de ces variétés viennent régulièrement bien à Otiswa. Une fois greffées en tête, elles ont enduré plusieurs hivers, mais

Benoni, Domine, Early,

Jeune arbre greffé en tête sur tige Une partie de cet arbre est grefré princtpale.—Méthode non rFecom- en tête. Ii aurait mieux valu grefée. fer les branches centrales la pre- à

mandi mière année. |

presque toutes ont péri pendant l'hiver rigoureux de 1903-04, et ce fait nous montre qu'il est inutile de compter rendre des variétés délicates suffisarsment rustiques pour résister aux hivers rigoureux par l’emploi de sujets

ers, mais dl

rustiques. L'expérience suivante nous avait donné l'espoir que les résultats pourraient être favorables.

En 1801, nous avions greffé en tête, avec un greffon de Northern Spy; un omunier de la variété Duchesse et deux pommiers de la variété Wealthy. a Northern Spy ne vient — à Ottawa en grande culture. Tous ces arbres

sont entrés en rapport en . Les greffons plantés sur la variété Duchesse ont commencé à rapporter en 1897 et 1899 et les greffons plantés sur la variété Wealthy en 1897 et 1898, Le bois de la variété Northern EP se montra d'abord très résistant, puis il succomba ges l'hiver de mais les sujets sur lesquels cette variété avait êté greffée sont restés en vie.

Ecussonnage ou grolnge par œil.—Si le greffage ordinaire est la méthode usuellement employée pour la multiplication des pommiers, le grues ‘ar oeil ou écussonnage est aussi très en faveur ez les pépin éristes. Cette dernière méthode présente certains avantages: elle peut notamment se = à un moment où la greffe ordinaire ne pourrait être exécutée avec succès.

C'est vers la fin de l'été, au mois d'août, pour !a plupart des districts au Canada, que l'écussonnage a le Fa de chances de réussir. On emploie généralement, pour ag me 2e es jeunes + “4 obtenus par voie de semis, et dans la première ou la deuxième année de pousse. ur les pommiers,

© l'écussonnage consiste à insérer, sous l'écorce du sujet et à la surface du

bois, un œil (bourgeon)* portant très peu ou point de bois. C’est ce que l’on appelle “l'écussonnage en bouclier.”

Le meilleur moment pour pratiquer l'écussonnage, c'est lorsqu'il reste une quantité suffisante de sève sous l'écorce pour que l'on puisse facilement soulever cette dernière au moyen d'un canif. D'autre part, si l’on pratique l'opération lorsque l'arbre pousse encore vigoureusement, le bourgeon peut êlre noyé ou en d'autres termes, rejeté par l'excès de sève et de croissance

de l'arbre.

Exemple d'écussonnage.

Le sujet qui doit recevoir le bourgeon doit avoir un diamètre d'au moins

D irois-huitièmes de pouces près du sol. On enlève les feuilles basses sur une

hauteur de cinq à six pouces pour faciliter l'opération, puis on pratique dans le sujet, aussi près que possible d sol, une entaille perpendiculaire de un pouce à un pouce et demi de long et de préférence sur le côté de l'arbre ex-

= posé au nord, où le bourgeon sera moins exposé à étre brûlé par le soleil.

fait nous % uffisars- :

le sujets !

Cette entaille ne doit pes dépasser l'épaisseur de l'écorce. On fait ensuite une autre entaille en travers du summet de l'entaille perpendiculaire, Les deux incisions une fois faites, présentent cet aspect: T.

* Les mots oeil et bourgeon appliqués à la désignation qu bouton ou gemme chez les végétaux ligneux sont synonymes. — jé

On prélève les bourgeons sur des rameaux bien développés et bien ao tés du bois de l’année, appartenant à la vuriôté que d'on désire propeg Avant d'enlever le bourgeon, on retranche les feuilles des rameaux; on lais cependant un morceau du cg ou queue de la feuille afin de pouvoir m nier le Lonrgeon après qu'il a été en'ev4. 11 faut, pour l'emlèvement : bourgeon, un couteau très tranchant et à lame mince. Il existe des co teaux spéciaux pour cet ouvrage. On enlève le bourgenn du rameau : co 1pant de haut en bas ou de bas en haut, selon la position la plus cor mode. Généralement cependant l'entaille se fait de bas en haut. Le mo ceau que l'on enlève avec le bourgeon doit avoir environ un pouce de ls gueur et la surface tranchée doit être lisse. 11 faut couper très mince et |

rendre que très peu de bois avec le bourgeon. Tandis que l'on precède ‘opération de la greffe, on tient les bourgeons ou les rameaux dans un € ‘droit où ils ne sont pas exposés à sécher. On insère le bourgeon £..,4 l'éco ce que l'on soulève au moyen de la lame du canif ou de la partie du coute à greffer désignée à cet usage. On pousse alors avec les doigts le bourge sus l'écorce, puis on achève de la mettre en place en pressant avec la lan ‘du couteau le morceau du pétiole (queue de la feuille) que l'on a eu soin ( laisser en enlevant le bourgeon de l'arbre. Le bourgeon est maintenant ter en place par l'écorce qui l’enserre de chaque côté. On ligature ensuite av ‘du raphia ou une ficelle souple le greffon et le sujet en ayant soin toutefo de ne pas recouvrir le bourgeon. Ainsi ligaturées les deux parties sont € contact plus intime, et le greffon est moins exposé à sécher avant que l'unic se fasse. Cetle union devrait s'effectuer en deux ou trois semaines; on cou] la corde qui pourrait s'opposer au développement du es Si l'opér tion a été faite à l'époque convenable, le greffon restera dormant jusqu': printemps. S'il se mettait à pousser en automne, il courrait le risque d'êt détruit par l'hiver, Au printemps suivant on coupe le sujet juste au-dessi -du greffon afin que toute la force du sujet puisse se porter dans le greffon provoquer une croissance rapide. Une croissance de quatre pieds et pli n'a rien d'exceptionnel pour la première saison,

1. Serpe: 9% Coins; 3. Sécateur; 4. Scie; 5. Couteau à greffer; 6. Couteau à écussonnr: 7. Scie; 8 Sécateur.

L'écussonnage est très employé aujourd’hui dans la propagation de pommiers. La végétation de la première saison est plus vigoureuse que cel qui se produit dans les arbres greffés sur la racine. Cette méthode donne un

lus forte proportion d'arbres à tronc droit. Elle se recommande égaleme: dorsque l'on veut empêcher les arbres de pousser sur leurs propres racine

propager Lu te avr propagés de cette manière peuvent être plantés de façon à ce son laisse Mrue le sujet soit juste à la surface du sol pour que toutes les racines en proouvoir ma- viennent.

rie OUTILS ET ACCESSOIRES NECESSAIRES POUR LA GREFFE

ji gb ; I existe de nombreux accessoires et de nombreux outils pour faire la : Le mor. Mreffe, mais tous ne sont pas indispensables; un petit nombre suffit et comme

i n'est pas loujours commode pour le cultivateur ou l'arboriculteur de se Jrocurer un er très complet, nous ne mentionnons ici que les choses éellement nécessaires. Les voici: —Une scie bien aiguisée, à dents fines, our scier les grosses branches ou pour préparer à la greffe en tête les sommets des arbres. Une scie dentée d'un seul côté vaut mieux qu'une scie lentée des deux côtés car la rangée supérieure de dents peut abimer le bois

uce de lon. :

mince et ne | procède à À lans un en-* £cu4 l'écor- %

a Loan > TR par-dessus, à moins que l'outil ne soit employé par un homme , pxpérimenté.

. eng Une forte serpe pour couper les branches plus petites, pour aplanir les

tenant tenu lessures faites par la scie ou par les sécateurs, pour enlever les pointes nsuite avec risées des branches et pour tailler les racines des jeunes arbres que l'on

in toutefois plante.

ies sont en Un couteau à écussonner à mince lame d'acier pour enlever les bourque l'union Ægeons, et dont le manche d'ivoire, aminci en spatule à l'extrémité, sert à s; ON Coupe soulever l'écorce.

Si l'opéru- … Un couteau à greffer dont on se sert pour la ffe en tête des arbres. nt jusqu'au Si est facile de faire soi-même un couteau à greffer. Le principal c’est d'avoir sque d'être Æune lame forte et coupante.

> au-dessus 4 Des sécateurs qui servent d’intermédiaire entre la scie et le couteau à > greffon et Æreffer. On s'en sert pour retrancher les branches op grosses pour ce ds et plus Æernier et trop petites pour la scie: pour la taille grossière et le prélève- Mment des greffons.

Un coin el un maillet sont également nécessaires pour greffer en tête es gros arbres, Ë Du raphia, qui est un des meilleurs matériaux que l'on puisse employer œour les ligatures. Le raphia est très fort, très pliable et rend surtout de grands services dans la greffe en écusson.

18; s qui doiuelques minutes dans de la cire à greffer fon-

Il y a bien des sortes de cire à greffer, mais il est inutile de des mentioncr toutes. Les cires dont les recettes suivent sont les meilleures et les lus satisfaisantes:

Formule I.--Résine, 4 livres; cire d'abeilles, 2 livres; suif, 1 livre. Faire

Mondre ensemble et verser dans un seau d'eau froide. Se graisser les mains

tt tirer la cire jusqu'à ce qu'elle soit presque blanche. Bonne cire pour

æuploi à l'intérieur ou à l'extérieur. La faire réchauffer avant de s’en servir si elle est trop dure.

Une autre cire plus souple pour l’usage en plein air, a la composition sui- Aante: résine, 5 parties par poids; cire d’abeilles, 1 partie; huile de lin bouillie,

à écussonner, È mn partie.

, E La cire à greffer met la blessure à l'abri de l'air et elle empégation des he ainsi le bois de sécher avant que l'union des parties se soit effece que cel e Suée; c'est là son utilité principale. Une bonne cire à greffer ne duit pas se donne une SSrevasser sur l'arbre, sinon l'air pénétrerait jusqu’à la blessure et la cire

également S'aurait aucune utilité. Il est aussi bien des matériaux que l'on peut emes racines loyer au lieu de cire à greffer; l’un des plus simples est un mélange d'argile-

et de bouse de vache, mais la cire à greffer doit être préférée. Souvent aussi, après que la cire a. été appliquée, on entoure la blessure de bandes de coton, surtout dans la greffe en tête et la greffe en couronne, pour n'ieux prévenir l’accès de l’air et pour aider à tenir le greffon en place jusqu'à ce que l'union se soit effectuée. Le coton n'est pas nécessaire si l’on exuploie de bonne cire à greffer; son emploi est à recommander cependant dans le cas d'une variété très précieuse, où l'on veut éviter tout risque, car, lorsque le greffon se développe rapidement, il est à craindre qu’il ne se casse pendant la première saison, avant qu'il soit parfaitement uni au sujet. Les grandes plaies sur les arbres doivent être mises à l'abri des intempéries et des germes de maladies. Il faut, pour cela, les enduire d’une substance qui ne s’enlève pas facilement. La céruse blanche, appliquée en une couche épaisse, est peuttre ce qui convient le mieux. Sur les branches plus petites, on peut se servir de cire à greffer.

LA PEPINIERE

En règle générale, il est plus commode d'acheter les arbres chez un pépiniériste de profession. Mais celui qui propage des pommiers pour son propre usage par la greffe de la racine, la greffe en couronne ou l'écussonnage, doit avoir une pépinière où il les mettra jusqu'à ce que les arbres soient prêts à être transplantés en verger. Il faut choisir pour cela un bon sol sablo-argileux, bien égoutté, qui ne durcisse pas et qui se prête à la croissance d'arbres sains et vigoureux. La terre doit être parfaitement préparée et les jeunes arbres plantés à environ 12 rouces d'écartement, en rangs espacés de deux et demi à trois pieds. Le sol doit être tenu parfaitement biné jusque vers le milieu de juillet; on cesse alors de biner car il est: fort à désirer, surtout dans des climats froids, que le bois s'aoûte bien et les binages tardifs s'y opposeraient en Fit ro une végétation tardive. La première année que les arbres greffés poussent dans la pépinière, il est bon de les examiner avec soin, d'enlever tous les rameaux qui peuvent sortir des souches et de réduire la greffe à une seule tige s’il s'en développait plus: d'une. Cependant toutes les branches latérales qui pourraient se dévelop- | per doivent être laissées intactes. Il est bon parfois dans les petites pépi- | mères, d’attacher les jeunes arbres à des tuteurs, la première saison; ils n’en! seront que plus droits et ils seront moins exposés à se rompre. On peut : pianter ces arbres en verger le printemps suivant si l'on désire employer des : arbres d’un an.

Pendant la deuxième année, il faut enlever tous les rameaux naissants | du sujet où tous les rejetons latéraux sortant du greffon près du sol, mai: moins on enlève de branches, plus l'arbre est trapu et on peut le tailler à ] bauteur désirée lorsqu'on le replante. C'est au bout de la deuxième anné ou au commencement de la troisième, après que les branches ont été taillées ! à la hauteur convenable et que les têtes ont été façonnées que les arbres sont : dans le meilleur état pour être plantés en verger. 3

| Dans les pépinières des districts froids, le bois nouvellement formé des ! arbres d'un an et parfois de deux ans meurt en hiver. Il importe, dans ce! cas, de rabattre le bois endommagé jusqu'au bois sain au rintemps, sinon ! les arbres pourraient rester avec le coeur noir. Disons, cependant que le coeu noir n’endommage pas sérieusement les arbres lorsqu'il ne se produit qu'une : fois. Les meilleurs pépiniéristes du nord ont pour coutume de couper les? arbres d’un an presque rez-terre au printemps. Ils obtiennent ainsi un tronc sain et une pousse vigoureuse pendant la saison.

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