LE VERGER
Emplacement et sol.—Le verger du cultivateur se trouve généralement près de la maison, et c'est probablement là que la plupart des vergers seront : établis à l'avenir. Il y a, en fait, bien des avantages à avoir le verger près de chez soi. L'arboriculteur qui se spécialise dans l'industrie des fruits devrait éludier sérieusement la question sous toutes ses faces avant d'arrêter le
ent aussi, de coton, prévenir 1e l’union de bonne cas d’une le greffon it la preles plaies ermes de niève pas est peut- | peut se
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hoix d’un emplacement, car ce choix est très important. On a beaucoup discuté en ces dernières années la question de savoir quelle orientation est la meilleure pour les pommiers. Les arbres plantés sur une pente exposée au sud et au sud-ouest sont plus exposés aux coups de soleil que ceux qui sont plantés sur une pente exposée au nord ou à l’est. D'autre part, il a êté démontré que dans un climat très rigoureux, les arbres souffrent plus de la estruction des racines sur une pente exposée au nord, où le froid est plus intense. Mais comme l’insolation tue probablement plus d'arbres que la desruction des racines dans les régions où l'on cultive des pommes, et comme n peut, dans une large mesure, prévenir la destruction de la racine en cultivant des plantes-abris, il nous semble qu'il vaut mieux choisir une pente exposée au nord et à l'est. Dans les provinces des Prairies, où les premières vurnées chaudes du printemps font gonfler les boutons, il convient d'éviter es pentes exposées au sud, car les fortes gelées dont ces journées chaudes sont suivies peuvent causer de sérieux dégâts. Il n’est pas non plus absoument nécessaire d'établir le verger sur une pente, mais une pente offre certains avantages: un terrain de ce genre est généralement moins exposé aux gelées hâtives; il s’égoutte mieux qu'un terrain plat, et le bon égoutterent est une chose essentielle dans la culture du pommier. Le bon égouttenent naturel est le meilleur, mais si on ne peut pas se le procurer, il faut drainer le sol au moyen de tuyaux ou d’une autre manière. Les arbres qui vussent dans des sols non égouttés ou mal draînés deviennent rabougris, ralades, durent peu et se montrent rarement avantageux.
Il y a aussi à considérer la question des gelées de printemps. Tous les ultivateurs et les arboriculteurs pratiques savent que les gelées de prinemps sont souvent très locales, qu'elles se manifestent sur une partie de la erme et non sur une autre. Comme ces gelées causent beaucoup de pertes orsqu'elles se produisent à A ms de la floraison, il convient d'éviter les nome qui sont sujets à leur visite; ceci est très important.
Il convient également de protéger le verger contre les vents prédominants. La protection naturelle est un facteur important dans la réussite d’un erger; cependant, à défaut de cette protection naturelle, on peut planter jes brise-vents; nous reviendrons plus loin sur ce sujet.
Les pommiers viennent bien dans presque toutes les sortes de sols qui
Bont bien drainés. C'est justement parce qu'ils se montrent si peu difficiles
u'on les plante souvent Sur un mauvais terrain, mais plus la qualité du sol st bonne, meilleurs sont les résultats. Un bon sol de verger doit tout d'aord contenir une quantité de principes fertilisants, et sous une forme telle ue les racines puissent facilement les absorber. Il doit être riche en humus, acile à ameublir, et autant que possible de formation calcaire. Les sols ablonneux s’ameublissent facilement, mais ils sont généralement pauvres en rincipes fertilisants et manquent également d’humus. Ils ne retiennent pas icn les principes fertilisants qu'on leur applique sous forme de fumier et d'engrais La a et les laissent emporter par l’eau dans les profondeurs Bu sol. Enfin, dans les parties froides du pays, les racines des arbres sont lus exposées à périr dans les sols sablonneux que dans les autres. Cepen- Jant, un sol sablo-argileux convient mieux qu’un sol lourd, pourvu que les acines soient protégées par les plantes-abris, car le bois aoûte mieux sur e genre de sols. D'autre part, les sols argileux sont trop lourds, difficiles à travailler; ils se prennent facilement en croûte et se cultivent difficilement. lais lorsque le sol n'est pas biné et que l'on maintient sa fertilité au moyen de fumier en couverture, les pommiers viennent {rès bien et l’on obtient de onnes récoltes sur ce genre de sol. Les arbres s'y développent moins “'ailleurs et peuvent, à cause de ce fait, produire plus de boutons à fruits que sur un sol léger. Règle générale, les sols sab o-argileux et argilo-saleux sont les meilleurs. Dans les meilleurs districts à pommes, le sol argilosableux est probablement celui qui convient le mieux pour la culture du pom-
micr. Plus au nord, les sois sabio-argiieux, à sous-sol ouvert, sont préféra-
bles, car ils sont plus chauds. Le sol qui a porté de nombreuses récoltes de
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cris “ar FRE
céréales ou d’autres plantes, et qui a perdu ainsi une bonne partie de sa fertilité, convient moins bien pour l'établissement d'un verger qu’un sol riche.
Préparation du sol.—Il arrive très souvent qu’un acheteur ou un arboriculteur se décide tout à coup à pe un verger; il n'y a jamais pensé jusqu'ici ou du moins il n'a rien fait pour préparer le terrain à recevoir les Jeunes arbres. Il achète donc les arbres, il prépare la terre rapidément et à peu près et il lui confie ses plants. Or, tous les binages que l’on pourra donner ensuite ne serviront pas à grand’chose sur une terre mal préparée. Si l'on veut que les arbres atteignent un développement raisonnable, avant de commencer à porter des fruits, il faut qu’ils poussent rapidement, à partir du moment même où ils sont plantés; or, si la terre n’a pas été bien préparée el si elle n'est pas en bon état, il vaut mieux at‘endre une année et donner au sol les soins nécessaires. Il n’y aura pas de perte de temps car les arbres viendront Gene Fees La terre qui a été bien fumée pour une récolte de racines, labou en automne, labourée de nouveau au printemps, parfaitement aplanie et ameublie à la herse devrait être en bon état pour recevoir les arbres.
Si le sous-sol est près de la surface, on fera bien de passer la charrue sous-sol après la charrue ordinaire afin d'ameublir le sol de 6 à 4 pouce: plus profondément que ne l’a fait la première. On a recommandé en ces dernières années de dynamiter le sol avant de planter, mais il n’a pas toujours été prouvé que cette opération était avantageuse. Les sols compacts qui doivent être ameublis pour que les arbres ÿ rie ne soat pas généralement ceux qui conviennent le mieux pour l'établissement d'un verger.
Le gazon labouré en automne, recouvert au printemps d’une bonne couche de fumier de ferme, puis labouré de nouveau et parfaitement ameubli à la herse, devrait êlre en bon état pour recevoir les arbres. Une très bonne mé-
thode également est d'en‘ouir au printemps une récolte en vert comme le trèfle puis de herser à fond.
Quand planter.—On peut sars doute planter les pommiers en automne. mais dans la plupart des endroits, et spécialement dans les endroits froids, c’est le commencement du printemps qui est la meilleure époque. Cependant, dans les régions où le printemps vient très tard, et où la terre est bien recouverte de neige en hiver, la plantation d'automne peut donner de meilleurs résultats que la plantation de printemps. De même, lorsqu'il n'y a pas de très longues périodes de grands froids en hiver, la plantation d’automne peut réussir aussi bien que la plantation de printemps.
Un des avantages de l'automne, c’est que l’on a plus de temps à cette # époque pour faire la plantation qu’au printemps. Les arbres qui sont plantés # au commencement ue l’automne émettent quelques racines et sont en bon état pour affronter l'hiver, mais lorsqu'on commande ces arbres chez les pépiniéristes, on les reçoit généralement assez tard, et si on les plante tard, on court le risque d'en voir périr un bon nombre, quoique ceci ne se produise pas toujours. Il y a plusieurs autres causes d'échec. Par exemple, les arbres de pépinière que l’on enlève de bonne heure pour des planter en automne, n'ont
-pas toujours le bois suffisamment aoûté et ce bois meurt, surtout dans les
climats froids. De même, quand les racines ne sont pas en contact intime À avec le sol et que les arbres ne sont pas bien chargés de sève, ceux-ci se desséchent pendant l'hiver et meurent. Très souvent, pour commencer, l'automne est sec, ce qui réduit encore beaucoup les chances de succès. Souvent enfin, lorsque la terre n’a pas été parfaitement préparée, que l'on n'a creusé que des trous insuffisants pour recevoir les É 2 l'eau de da pluie remplit ces trous et n’en sort plus. Elle s’y accumule, sature le sol autour des racines, puis elle gèle et soulève les arbres. Si l'on ne s'aperçoit pas de cet accident à temps et que l’on n'ait pas soin de rabaisser ces arbres aus printemps, il peut se faire qu'ils ne profitent jamais bien.
Au contraire, les arbres plantés au po se trouvent dans les con-
ditions les plus favorables pour se remettre à pousser. Il faut toujours avoir soin de les planter à bonne époque, avant que la végétation se réveille et dès
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le sol est en état d'être travaillé. Comme il est extrêmement important sa fer- Mau ifficile
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e, avant à partir réparée donner ; s arbres Dans un endroit exposé, et quand le sol est bien égoutté, on peut recourécolte MS vrir ces arbres entièrement.
ps, par- ù ur rece- Disposition des pommiers.—L’écartement à mettre entre les pommiers D dépend de plusieurs facteurs: la variété, la localité, la terre que le planteur a
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charrue M à sa disposition et les autres emplois qu'il se Lara er de faire de cette terre.
pouces Les pommiers ne se aa à ent bien et ne produisent des fruits de bonne “en ces Mgrosseur et de bonne qualité lorsqu'ils ont du soleil et de l’air en abondance, pas tou- Met les pommiers que l'on plante trop serrés manquent de soleil et d'air. Les ompacts M variétés hâtives peuvent cependant être plantées assez serrées jusqu'à quinze “ géné- pieds d’écartement en tous sens, en groupes d'environ 100 pieds de largeur;
erger on laisse à tous les 100 pieds un espace plus large pour le passage de la pomne cou- ? Bp° à pulvériser, et l'on éclaircit les arbres plus tard. Ce n’est vas cependant 1bli à la la méthode que nous recommandons à l’arboriculteur ordinair.. L'emploi de ne mé- niet est devenu un facteur si indispensable dans la culture des mme le ruits qu’il faut laisser un espace suffisant entre les arbres pour que l'on É puisse faire cette opération parfaitement. De même, les insectes et les maladies fongueuses sont plus nombreux dans les arbres en rangs serrés que utomne. chez ceux qui sont bien espacés et qui ont ainsi beaucoup de soleil et beaus froids, So à d'air. La grande erreur que l’on a commise dans le passé a été de plan- Cepen- MMter les verger: trop serrés, on a eu des fruits de mauvaise couleur, de mauest bien vaise forme et galeux.
le meil- Dans les meilleurs districts à pommes de l'Ontario et de la Nouvelley a pas Ecosse, la plupart des variétés d'hiver devraient être plantées de 35 à 70 utomne pieds d'écartement en tous sens. Cela paraît être une bien grande distance
2 pour de jeunes arbres, mais ces arbres continueront à donner des récoltes à cette MMovantageuses longtemps après — les arbres p'antés plus serrés auront plantés SMS cessé de porter de bons fruits. Dans les parties assez froides de l'Ontario, bon état de Québec, du Nouveau-Brunswick, du nord de la Nouve'e-Ecosse et de l'Ile pépinié- du Prince-Edouard, une distance de 30 à 35 pieds donne de bons résultats. )n court Dans les provinces des Prairies, il suffit de donner un espacement de 20 pieds lise pas en tous sens. Dans la Colombie-Britannique, 30 pieds en tous sens est un bon bres de espacement. Une habitude qui se développe aujourd’hui et qui donne de e, n'ont bons résultats, est celle qui consiste à planter des arbres de remplissage lans les entre les arbres permanents. Ce sont principalement des variétés hâtives, à , intime MSSgros rapport, comme la Wealthy, la Duchesse et la Wagener qui commen-
se des- cent à produire des récoltes avantageuses de fruits lorsqu'elles sont très r, l'au- jeunes et que l’on peut enlever dès qu'elles gênent les arbres permanents. . Sou- n peut aussi employer dans ce but d’autres arbres fruitiers comme les prul'on n'a niers, jes pèchers, le< cerisiers, mais ils ne valent pas les pommiers, car les la pluie pulvérisations sur ces arbres ne doivent pas être faites en même temps que autour sur les pommiers, et nous recommandons donc de ne pas les employer.
pas de Lorsque l’'espacement entre les arbres permanents est beaucoup moins que bres au #40 pieds en tous sens, les a‘bres de remplissage ne doivent être plantés que dans les rangées d’arbres permanents, car au bout de peu d'années, ces
bres deviennent trop serrés, et l’on ne pourrait donner des pulvérisations
— daussi parfaites qu’elles doivent l'être. Lorsque l'on a décidé l'espace qui
duit être laissé entre les arbres, on fait le plan du verger, c'est-à-dire, on marque l’endroit où les arbres doivent être plantés. Il y a plusieurs façons de disposer un verger, mais le système rectangulaire dans lequel les arbres permanents sont à la même distance les uns des sutres, est cu général le qe satisfaisant. Les rangées d'arbres doivent être parfaitement droites: € verger présente ainsi un plus beau coup d'oeil et les travaux d'entretien se font plus facilement. C’est moins facile cependant sur un champ irrégulier que sur un champ carré. Il est important de faire avant tout un carr parfait de la surface que l’on a à planter, sinon il serait impossible d’avoir des hgnes droites dans toutes les directions. On jalonne avec des piquets, avant de les creuser, les trous où les arbres doivent être mis; on a ainsi moins de difficuité à les tenir bien en ligne. On facilite également l'opération en tendant un fil de fer d’un bout du champ à l’autre. On doit aligner les arbres des deux côtés lorsqu'on les met dans les trous. Une planche à planter rend de grands services. C’est une planche d'environ six pouces de large sur cinq pieds de longueur. D'un côté de la planche se trouvent trois coches de la même profondeur; une à chaque bout et l’autre au milieu. On peut aussi. au lieu de coches, percer un trou près de chaque extrémité de la planche. Voici comment on se sert de cette planche: on pose un piquet à l'endroit exact que chaque arbre doit occuper, et avant de creuser le trou, on pose la planche, le piquet passant par la coche du milieu; on pose alors deux autres piquets dans les deux autres coches; ces trois piquets doivent être exactement en ligne les uns avec les autres. On peut alors enlever la planche et le piquet marquant l'emplacement de l'arbre et creuser le trou; on place l’arbre mais avant de remplir le trou de terre, on peut vérifier si l'arbre est À bicn à l’endroit exact où se trouvait le pu en posant la planche de nou- À veau sur les piquets qui restent. L'arbre doit alors se trouver dans la coche * du centre. Les piquets doivent être autant que possible de la même dimen- ! sion. Lorsque l'on plante des petits vergers, on peut se servir d'étiquettes
en bois de 12 pouces; elles donnent de bons résultats.
Brise-vents.—<Si le verger n’est pas naturellement protégé contre le vent ! par des arbres ou par la pente du terrain, il peut y avoir avantage à planter un brise-vent le long des côtés nord et ouest ou sur tout côté d’où soufflent les vents les plus dangereux. Le but du brise-vent n'est pas d'arrêter entierement le vent mais simplement de diminuer sa vitesse; il ne faudrait pas un brise-vent très haut et très épais qui s’opposerait à la circulation de l'air dans le verger, car il en résulterait des conditions favorables à la propagation des insectes nuisibles et des maladies. D'autre part un brise-vent de bonne dimension diminue da force du vent et protège les arbres, qui restent * ainsi plus droits et mieux formés. Il réduit beaucoup la quantité de pommes tombées et permet de cultiver des variétés qui ne résisteraient pas en terrain
lus exposé. Le vent est un des facteurs qui contribuent le plus à dessécher a terre. Mais si la force du vent s'épuise d'abord contre un brise-vent, ! l’évaporation de l'humidité du sol ser* beaucoup moins active.
Un des meilleurs arbres à planter en brise-vent dans l’est du Canada, est l’épinette de Norvège (Picea excelsa). C’est un arbre toujours vert, À crois- # sance rapide et qui se montre rustique partout où les pommiers viennent À bien. Une seule rangée de ces arbres plantés à 8 ou 10 pieds d'écartement 8 est très suffisante. Cette rangée doit être au moins à cinquante pieds des pommiers. Bien entretenus, ils devraient pousser à raison de 2 à 3 pieds par année et atteindre un° hauteur de 50 à G0 pieds. Dans les endroits très # exposés, il peut être bon de planter deux rangées d'arbres, ceux qui forment la deuxième rangée sont plantés entre ceux de la première, mais à 8 à 10 pieds en arrière. La première rangée peut être comnosée de thuvas, à croissance plutôt lente, et la deuxième d'épinettes de Norvège si on le désire. On! peut aussi employer le pin blanc et le mélèze d'Europe qui sont des arbre: à croissance rapide. Le pin écossais n’est pas toujours satisfaisant car il se ee assez régulièrement. Dans le cas où l’on ne pourrait se procurer —. 4 ces arb es, il y a d'autres espèces indigènes qui dorrent de bons résullats.
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Le peup'ier de Lombardie, planté à environ 8 pieds d'écartement, fait
un bon brise-vent en peu de temps, :ar c’est un arbre à croissante très raide, L'érable du Manitoba est un bon arbre à brise-vent sur la prairie.
arbre aux pois de Sibérie (Caragan) est également avantageux et plus tard,
on peut planter des conifères indigènes lorsqu'ils sont protégés par les premiers
Sortes d'arbres à planter.—Autrefois, on donnait la préférence aux mmiers dont le tronc avait cinq, six et quelquefois même ag pieds de auteur, et pour deux raisons: c'est qu’on pouvait faire pousser des récoltes plus près de ces arbres à cime élevée que des arbres à cime basse. On pouvait aussi passer en dessous des branches pour cultiver la terre. Mais d’autre part, la cueillette des pommes se fait beaucoup plus difficilement sur des arbres & tronc aussi élevé et coûte plus cher. De même, ces jeunes arbres à tronc élancé et qui présentent ainsi une grande surface sont beaucoup plus exposés aux coups de soleil que ceux dont la tête est plus près de terre. Mais ces arbres à tête élevée cèdent graduellement la place aux arbres à tronc moins élancé et les meilleurs arboriculteurs de l'Est du Canada considèrent aujourd'hui que la meilleure longueur de tronc est celle de 2 à 4 pieds. En Colombie-Britannique, on préfère les troncs de 18 pouces à 2 pieds. g'est trop peu cependant pour les régions recouvertes d'une couche épaisse de neige en hiver, car les branches de la tête des gg arbres qui sont à moins - * deux pieds et demi du sol sont exposées à se rompre à la
fonte des neiges. Sur ces arbres à tige basse, les fruits se cueillent beaucoup plus facilement, il y a moins de surface de tronc exposé au soleil, et les pomuuiers sont plus vigoureux. De même, la proportion des fruits tombés
Fr:
Pommier de deux ans, Pommier de trois ans à marqué pour la taille. tige basse.
est moins considérable que sur les pommiers à haute tige, et l'on a constaté ue l’on peut très bien donner tous les binages nécessaires sous les arbres e cet‘. laille. 11 ne faut pas planter des arbres à tige élevée simplement Pour pouvoir cultiver des récoltes intercalaires. Ces récoltes ne dnivent
B venir qu'en deuxième lieu.
Dans les parties les plus froides du pays, et bre rap sur les prairics, on obtient les meilleurs résultats en établissant la tête au niveau du sol même ou à un pied ou deux du sol: les arbres sont ainsi mieux protégés que si les arbres partent de plus haut.
En règle générale, les arbres de deux ou de trois ans sont les meilleurs ur l'Est du Canada. Les pommiers qui ont plus de trois ans, souffrent aucoup de la transplantation. 11 vaut mieux ne pas planter du tout que
de pianter des arbres aussi vieux. En outre, le tarif du fret ou d’expres: est moins coûteux sur de petits arbres que sur des grands.
Si l'on désire avoir des arbres à tige basse, on peut les planter à l'âge d'un an, pourvu que la pousse soit vigoureuse, et on les rabat à la hauteur désirée en ne 1aissant que la tige n1. En Colombie-Britannique ce sont les arbres d'un an qui se vendent le miex. Dans l'Est du Canada, le cultivateur ordinaire qui ne donne pas toujours ge va d'attention à sa plantation, demande des arbres de deux ou trois ans afin de pouvoir facilement les voir s'il cultive d'autres récoltes dans le verger. Procurez-vous toujours vos arbres chez un pépiniériste de confiance car il est important qu'ils soient identiques à la variété et qu'ils aient une bonne forme. Choisissez de préférence un pépiniériste de la localité s’il a de bons produits; il aura tout intérêt à vous procurer des arbres de la meilleure qualité. Les arbres rabougri à mauvaise forme, ne donnent jamais les mêmes résultats que les arbres sains et droits.
Les arbres de deux ou trois ans que l'on fail venir de chez les pépiniéristes doivent avoir une tête bien formée. La meilleure tête est celle qui se compose d’une flèche centrale, avec trois ou quatre branches naissant alternotivement du tronc. Lorsque deux branches sont en face l’une de l’autre, il se forme une fourche et l’une de ces branches se casse facilement lorsque l'arbre est très chargé de fruits. Souvent aussi dans les parties froides du Canada, la gelée pénètre dans la fourche; les grosses branches meurent, la fourche s’affaiblit et l’arbre se casse. [1 n’est pas toujours possible d'obtenir une flèche centrale; dans ce cas la tête à laquelle on donne la préférence est celie qui présente de trois à cinq branches, naissant alternativement du tronc | et formant une charpente symétrique.
Plantation.—Le pommier que l’on arrache pour le transplanter peri beaucoup de ses racines. Il faut tenir compte de ce fait quand on plante l'arbre et rabattre la tige en proportion. Sans ce rabattage, les racines qu. restent ne pourraient fournir suffisamment de sève pour entretenir la vie de l'arbre. S'il s’évaporait plus d'eau par les feuilles qu'il n’en entre
ar les racines, l'arbre serait exposé à se dessécher et à périr. Le plan. eur qui cultive lui-même ses arbres doit prendre les plus grandes précautions en les arrachant de façon à détruire le moins de racines possible. La sévérité du rabattage dépendra du nombre de racines qui restent et de l'étai de l'arbre. Les arbres qui viennent d'une certaine distance et qui sont plutôt secs exigent une taille plus vigoureuse que ceux qui viennent de la pépinière et qui sont plantés immédiatement. On coupe le bois jusque près d’un bouton. On rabat les branches de la moitié au moins, et dans la majorité des cas, on fera bien de les rabattre de façon à ne laisser que quatre houtons. Le meilleur moment pour faire le rabaltage est immédiatement après que les arbres sont plantés, car on peut mieux voir alors ce que l'on fait.
La méthode de plantation “Stringfellow” a été recommandée par M. H. W. Stringfellow, du Texas. Cette méthode repose sur la théorie que voici : Lorsque les arbres sont transplantés de la façon habituelle, ils perdent leur racine pivotante, mais si l’on taille les racines de façon à ne laisser qu’un simple moignon, il se forme une nouvelle racine pivotante, et l'arbre dure plus longtemps que lorsqu'il est traité de la manière ordinaire. Il est également plus facile d'expédier les arbres taillés de cette manière: leur transport coûte moins cher et la plantation exige moins de travail. Pour faire compensation à la coupe des racines, on ne laisse de la tige de l'arbre qu'un simple bâton d'environ dix-huit pouces de long. Il est possible que les arbres p'antés de cette façon puissent réussir dans un sol et sous un elimat humide, mais nous ne recommandons pas cette méthode au Canada où le sol et le climat sont secs.
Ne laissez pas sécher les racines des arbres après que ceux-ci ont été arrachés de la pépinière ou lorsqu'ils viennent d'arriver de chez le pépinié-
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__. avant de planter l'arbre.
‘ines qu. Une fois l'arbre debout dans le trou et les racines bien étalées, jetez-y r la vie doucement la bonne terre (sol de surface), répandez-là à la main parmi les n entre racines, si cela est nécessaire, Ayez bien soin Lie la terre vienne en con-
Le plan. tact intime avec les fibres des racines: ceci est très important. L'arbre se précau- trouve ainsi dans les meilleures conditions pour se remettre promptement à ble. La pousser. Lorsque les racines sont bien recouvertes, jetez encore un peu de de l'étai bonne terre, puis lorsque le trou est à demi rempli, tassez cette terre ferment plutôt “ent en la piétinant, continuez ensuite à remplir jusqu'à égalité du sol, en la pépi- piétinant au fur et à mesure du remplissage. Laissez la surface du sol meurès d’un le; si la terre était tassée jusqu’au sommet elle perdrait toute son eau par majorité évaporation, mais la couche meuble que vous laissez à la surface s'opposera à tre bou- cite évaporation. Lorsque la plantation est faite à bonne époque et que le nt après sol est humide et bien tassé autour des racines, il est inulile d’arroser les | fait. arbres, sauf peut-être dans les districts très secs.
ar M. H. Si le verger est dans une situation exposée aux vents et si les arbres sont > voici : gros, à haute tige, on fera bien de les attacher à des tuteurs pour empé-
ent leur cher qu'ils ne s’ébranlent. Dans les districts qui sont exposés à souffrir de
7 qu'un la sécheresse ou même dans les endroits où le sol est porté à devenir assez re dure sec, on fera bien d’entourer les arbres d’ua paillis après les avoir plantés. st égale- MS Ce pailiis peut être formé d’une couche de quatre à six pouces d'épaisseur r trans- de fumier, de paille ou de sciure de bois ou de toute autre substance de cette
ur faire nature qui ne se prend pas en une masse compacte. Ce paillis placé à la re qu'un base de l'arbre et laissé pendant l'été, tient humide la surface du sol, empés arbres che ’évapcration de l'eau et active beaucoup la croissance de l'arbre. Un t humi- SR bon paillis pourrait empêcher un arbre de périr dans une mauvaise saison e sol et ou lorsque Paie est en mauvais état. Veillez à ce que ce paillis ne soit
pas trop ouvert lorsque l'hiver arrive, car il est à craindre que les souris ne ont élé s’y logent ot il cst bon de prendre des précautions pour empêcher cet pépinié- accident.