LA PO MM K
M ERCUIIF., k part.
Adieu, tout bonnement, sans plus d’affaire! En somme Tout ce phébus tendait à m’esquiver la pomme!
Nous verrons.
! Haut. )
Laisse-moi baiser ces petits doigts
De lys!
venus.
Mercure, non ! Je ne sais si je dois...
Tu le dois.
VENUS , se levant et s'éloignant tout è fait de Mercure.
Non. Plus tard. Ma beauté qu’on renomme Redoute son vainqueur!
M E R C U H E , très-froidement.
C’est juste. Alors,
• (Tendant sa main. 1
ma pomme.
VF NUS.
. Hein? Quoi?
( A part. )
Nous y voici !
Ma pomme.
VÉNUS
On'ne m’aima
Jamais plus tendrement, pourtant je tremble.
SI F RC U HE.
Ma
Pomme !
SCI-: NE IV.
VÉNUS
Tu sais, ami , le jour qu’on nous délaisse,
C’est nous, nous qui pleurons un moment de faiblesse! Quitte-moi. J’ai besoin du calme bienfaisant.
Un jour, — quand je serai plus forte qu’à présent, — • Nous nous retrouverons tous deux assis là !
MERCURE, s’asseyant sur le lit de repos et attirant Vénus près de lui.
Comme >
Nous y voici.
(Tendant la main.)
Rends-moi ma pomme.
VENUS, feignant l’étonnement.
Quelle pomme ?
MERCURE
La pomme qu'admiraient tes regards curieux,
Ce matin !
(Tendant la main.)
Rends-la-moi.
VENUS, feignant une extrême surprise.
Quoi ! C’est donc sérieux !
Ce joujou, cette — pomme, oui, je l’ai souhaitée, Ayant cru que, par jeu, tu l'avais apportée Comme un amusement, pour divertir mon fils Aux cheveux d’or, qui rit là-bas parmi les lys! Puisque c’est sérieux...
MERCURE
Très-sérieux.