‹ La pomone françaiseChapitre 17 sur 76 · ET DE CELLE PRATIQUÉE DANS LA PLUPART DBS JARDINS · texte numérisé non relu

ET DE CELLE PRATIQUÉE DANS LA PLUPART DBS JARDINS

Après avoir traite de la culture de la vigne avec détail, et en donnant presque toujours la préférence à ce qui est pratiqué à Thomery, nous pensons qu'il pourrait être utile de résumer les principales difîérences qui existent entre la culture de ce canton et celle en usage dans les jardins des environs de Paris, avec d'autant plus déraisons qu'il y a déjà vingt-cinq années que nous avons consigné , dans la première édition de cet ouvrage, les procédés de culture pratiqués à Tbomery , et que nous ne connaissons que très peu de cultivateurs qui les aient imités. En recherchant la cause d'un fait si extraordinaire dans un pays où il ne manque ni de sociétés horticoles , ni même de professeurs ni de lecteurs , puisque deux mille exemplaires de la première édition de la Pomone ont été promptement épuisés , nous pensons que nous avons peut-être omis de démontrer assez clairement que les succès obtenus à Thomery étaient dus plutôt au mode de culture qu'à la qualité ou à Vexposition toute particulière du sol; nous n'avons sans doute pas assez fait connaître comment les cultivateurs de Thomery étaient parvenus à mettre la vigne dans une situation où elle est forcée de mûrir chaque année hâtivement son bois, et par conséquent ses fruits; procédé tout à fait indépendant des qualités du sol, puisqu'on peut obtenir les mêmes résultats sur presque tous les terrains des environs de Paris. Nous allons essayer, dans cette seconde édition , de réparer cette omission en consacrant un chapitre pour exposer les différences qui existent entre la culture de la vigne à Thomery et celle en usage à Paris.

Nous espérons que nos lecteurs comprendront que, si le

es LA POnORB VRABT GAI9E«

raisin de Thomery et celui de Paris étaient venus sur des vignes cuHivées à peu près de même , on serait alors fondé à croire que le sol de Thomery est infiniment préférable, pour la beauté et les qualités du fruit, à celui de Paris; mais, comme la vigne est cultivée très différemment dans ces deux localités, on trouvera plus raisonnable d'attribuer la différence des produits à la différence des cultures plutôt qu'à celle des qualités toutes particulières du sol.

Dans les jardins aux environs de Paris, on plante la vigne ordinairement dans le pied des murs; à Thomery, on la plante à 1 mètre en avant , pour, après deux ou trois ans de culture, la coucher vers le mur. A Paris, on plante des chevelées; à Thomery, des crossettes choisies sur les ceps qui portent toujours les plus beaux fruits.

A Paris , on laisse entre chaque cep un intervalle de 7 à 8 mètres; à Thomery, de 55 à 68 cent.

La vigne, à Paris, est étendue en éventail sur les murs ou plus souvent en cordons de ^ à 8 mètres de longueur de chaque côté , et la même vigne 'forme quelquefois deux étages de cordons ; à Thomery, chaque cep fournit un seul cordon de 1 m. 33centim. seulement d'étendue de chaque côté.

A Paris , on profile de toute la vigueur des jeunes pousses pour former très promptement des tiges et des cordons; à Thomery, on met plusieurs années pour obtenir les mêmes résultats.

A Paris, les murs ont des chaperons de 6 à 7 centim. seulement de saillie, et souvent pas du tout; à Thomery, les murs sont chaperonnés en tuiles qui saillissent de 24 à 26 centim.

. A Paris, les plates-bandes où sont plantées la vigne sont de niveau avec les allées ; i Thomery, elles sont fortement inclinées.

LA VOmKXB niATrGA]S& tr

A Paris, les cordons de vigne sont espacés de 65 cenliin. ; à Thomery, de 50 cent.

A Paris, les cordons de vigne occupent le haut des mars, et le reste est couvert par des pècbers , des abricotiers, des poiriers, etc.; à Thomery, on ne place an même mur qo'ane même variété d'arbre.

A Paris , on cultive toutes sortes de plantes dans les pb- •tes^bandes ; à Thomery, on n'y cultive rien, et on les fume amplement tous les trois ans.

A Paris , on éteint les yeux qui sont mal placés ou qui gêneraient pour allonger promptement les tiges et les cordons; à Thomery, on laisse tout pousser, mais Ton pince ces pons-

Nous 'pourrions encore citer les difTérences qui existent sous le rapport de la (aille, de l'ébourgeonnement , du pincement , du palissage , de Tépamprement , et autres soins divers ; mais celles dont nous venons de faire mention paraîtront sans doute assez considérables pour avoir une très grande influence sur les produits , indépendamment du sol.

Nous essaierons encore , pour déterminer la conviction des cuUi^ateurs , de développer ici les conséquences qui résultent de chaque procédé. Les vignes plantées à de grandes distances ont nécessairement des cordons très allongés, qui se chargent d'une quantité de feuilles et de bourgeons. Ces nombreuses productions excitent les racines à fournir une grande abondance de sève; elles obéissent d'autant mieux , qu'elles peuvent plus facilement s'étendre et se saturer de l'humidité de la terre qui les environne ; d'où il résulte que les vignes, dans cotte situation, prolon(^ent leur végétation jusqu'aux gelées, de sorte que les fruits et le bois en mûrissent tardivement et toujours imparfaitement. A Thomery, les nombreuses racines de la vigne . après avoir contribué au développement d'un petit nombre de bourgeons et de feuilles , ne trouvant plus dans la terre qui les

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environne un excès d'humidité , laissent plus efficacement aux feuilles et aux bourgeons à puiser dans l'atmosphère l'humidité et les gaz qui doivent élaborer, perfectionner et enfin terminer leur formation, laquelle s'opère d'autant mieux et d'autant plus promptement, que les racines y contribuent alors avec des éléments plus concentrés. Quoique l'exposition que nous faisons ici de la marche que suit la nature dans l'accomplissement d'un fait peut être contestée, le . fait n'en existe pas moins, et il importe infiniment au cultiyatenr .de le reconnaître, afin d'être à même de le reproduire et de s'en servir.

Nous avons souvent remarqué, aux environs de Paris ^ que la même espèce de raisin mûrissait plus tardivement à Tespalierque dans les vignes, pour deux causes : la première, c'est que la sève est plus également répartie dans les ceps que sur les cordons j la deuxième, c'est que là les ceps sont plantés à des distances beaucoup plus rapprochées et dans un sol en pente et moins profond ; et, par les mêmes raisons , le contraire arrive à Thomery : le chasselas venu sur les treilles y mûrit toujours plus tôt que celui venu sur les souches, celles-ci étant espacées de 1 mètre 33 centimètres.

La grande étendue des cordons occasionne une grande inégalité dans la répartition de la sève , qui afflue toujours beaucoup plus abondamment dans les bourgeons des extrémités que dans ceux près de la tige. A Thomery, les cordons n'ayant que 1 mètre 33 centimètres, cette inégalité de sève est moins sensible; il suffit d'ailleurs, pour l'éviter, de pincer un peu plus tôt les bourgeons de l'extrémité que ceux près de la tige.' On comprend que toutes les parties d'une plante dans lesquelles la sève coule également accomplissent mieux et plus promptement les différents périodes de leur végétation.

A Paris, on profite de toute la vigueur des jeunes pousses

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pour former très rapidement une vigne en cordons d'ane grande ëtendae ; à Thomery, on met plusieurs années pour former une vigne qui a peu d'étendue ; d'où il résulte que la sève s'élabore bien différemment dans ces vignes lorsqu'el* les sont formées.

On sait généralement que les chaperons qui ont une forte saillie , indépendamment de ce qu'ils conservent les murs , préservent la vigne des gelées printanières; ils influent avantageusement dans toutes les saisons sur la végétation , conservent les raisins dans toute leur beauté , et facilitent les moyens de les laisser sur la treille jusque vers le milieu du mois de décembre. Il est à propos d'ajouter que les cultivateurs de Thomery blanchissent souvent leurs murs , afin que les rayons du soleil soient reflétés sur le fruit , hâtent sa maturité et le colorent.

A Thomery, les feuilles de la vigne ne partagent pas avec celles des autres arbres les bienfaits des gaz et de Thumidité qui les environnent.

A Paris , les cultivateurs sont dans la nécessité de laisser 66 centimètres d'intervalle d'un cordon à l'autre, parce que, les principes de la taille y étant mal suivis , les bourgeons croissant trop vivement et trop long*temps , on ne pourrait sans incon véoients les arrêter au dessous de 66 centimètres ; à Thomery, on arrête les bourgeons avec avantage à 60 centimètres, d'où il résulte que l'on obtient plus hâtivement, sur une surface égale , un cinquième de plus de récolte qu'à Paris, puisque , sur un mur de 2 mètres 66 centimètres d'élévation , on peut avoir cinq étages de cordons au lieu de quatre.

Avant que l'on se fût avisé de faire la comparaison que nous venons de lire sur les deux cultures , on était très éloigné de soupçonner que les habitants de Thomery cultivassent la vigne autrement que nous ; c'est cette ignorance qui a fiiit attribuer aux qualités de leur sol la supériorité non

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contestée du chasselas de Thomery snr nos marchés , lorsque ce sol est au contraire si peu favorable à la vigne, qu'il a forcé les cultivateurs de quitter l'ancienne routine de culture pour en substituer une autre plus appropriée aux ezigences de ce sol. Ainsi c'est aux soins et à rintelligence des habitants de Thomery qu'est due la supériorité de leurs récoltes, ainsi que l'exemple qu'ils nous donnent.

Nous ajouterons que nous avons eu le loisir d'étudier par* ticulièrement le sol de Thomery; que nous l'avons trouvé d'une qualité très inférieure à celui de la treille royale du château de Fontainebleau , ainsi qu'au sol de la plupart des jardins environnant la capitale; d'où il résulte les plus grandes probabilités pour que la vigne, cultivée sur ces ter* rains comme nous avons fait cultiver la treille royale, donne de plus beaux raisins qu'à Thomery.

Nous désirons que les explications que nous venons de donner déterminent quelques cultivateurs à vérifier jusqu'à quel point nos assertions sont fondées; quant à ceux qui vou* dront bien nous croire sur parole , nous les engageons à consulter le chapitre de laPlantation, afin de ne rien déran* ger de leur espalier jusqu'à ce que les vignes qu'ils auront fait plantera la Thomery commencent à être en rapport.

Malgré l'exposé que nous venons de faire de la différence notable qui existe entre la culture de la vigne à Thomery et celle pratiquée à Paris , dans le but de prouver que l'infé* riorité des produits de la vigne à Paris est due plut6t à la différence de la culture qu'à celle du sol , nous n'osons nous flatter de voir s'opérer de long-temps aucun changement en France à cet égard , parce que nous avons à lutter coq« tre la routine et contre un préjugé qui accorde au sol de Thomery des qualités toutes particulières pour la vigne. Nous espérons beaucoup mieux de la Belgique , où l'on est cependant plus arriéré encore qu'à Paris pour la culture des treilles. Nous avons remarqué , en parcourant tout récem-

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ment ce ricke pays, «ne qaantUé cMsidérable de vignes plus mal plantées et plus mal dirigées que partent ailleurs; le priKluit de ces yignes est nul ou presque nui. Cet état de choses en Be^que fait mieux sentir la nécessité de recou* rir A des moyens d'amélioration. Déjà, à Anvers» M. le chevalier Parthon de Von , «n des hommes les plus distin* gués de ce pays, et auquel Thorticultttre doit chaque année de nouveaux progrès, a fait une plantation de vigne en plein air pour être cultivée comme à Thomery. L'intelligence réfléchie de son jardinier rendra très efficace la sollicitude de M.|Parthon de Von pour le perfectionnement de la culture de la|vigne. Nous ne faisons aucun doute qu'un exemple donné dans ce pays par M. Parthon de Von ne soit plus entraînant que les conseils les plus éloquents que nous pourrions prodiguer à ce sujet. Nous nous bornerons donc, pour ce qui regarde la Belgique, & signaler aux jardiniers de ce pays les fautes qu'ils commettent le plus ordinairement dans la culture de ht vigne soit en plein air, soit dans leurs serres tempérées.

L'espèce le plus généralement cultivée est le frankenthaler, connu en France sous le nom de tourdeau de la Drame ; c'est aussi le rabin que Ton force ordinairement en Angleterre j il est cependant plus tardif que le chasselas, qui devrait lui être préférésous le rapport delà qualité. Le bois du franfcenthaler est plus gros, les nœuds plus espacés, les feuiUes beaucoup plus larges; les grappes sont énormément grosses ; les grains sont rouges , ronds , gros , et tellement serrés, que l'on doit nécessairement les éclaircir. Ce raisin a la plus belle apparence, surtout lorsqu'il conserve sa fleur; son eau est abondante , elle n'a ni suc ni saveur, elle perd son acidité aussitàt que le raisin commence à prendre de la couleur, ce qui rend ce raisin supportable, mais insignifiant. La culture du chasselas est préférable, non sealement sous le rapport de la qualité , mais encore sous celui de la quan-

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titë/ parce que ses feuilles et son bois occupent moios de place dans les serres.

En Belgique, un seul pied de vigne est planté au pied des pignons ou des murs de jardins, où Teau séjourne parce que le terrain n'est pas en pente; les rameaux de la vigne sont étendus en éventail sur les murs , comme le seraient des branches de poiriers très rapprochés les uns des autres. Les bourgeons sortis de ces rameaux, ne trouvant pas de place lors du palissage, sont nécessairement supprimés, on se croisent. Il faut considérer que la vigne pousse chaque année de longs bourgeons qui doivent d'avance avoir leur place marquée sur le mur sans se croiser sur de nouvelles ou sur d'anciennes pousses; autrement il y a confusion et perte de sève pour la plante , parce que les membres sont beaucoup plus nombreux qu'ils doivent l'être pour la production du fruit ; il y a aussi perte de temps pour l'ouvrier, qui, au lieu d'agir mécaniquement, s'il suivait la méthode de Thomery, est forcé de réfléchir pour savoir ce qu'il doit faire de chaque branche qu'il touche. Nous insistons autant sur cette faute, parce qu'elle est extrêmement contraire à une bonne culture et qu'elle est généralement commise en Belgique ; nous l'avons remarquée même au jardin botanique de Bruxelles , où l'on trouve cependant une grande intelligence dans la culture des plantes exotiques; mais là comme ailleurs on parait avoir négligé, avant de cultiver la vigne , d'étudier la manière dont elle végète. Lès jardiniers belges semblent ignorer la formation régulière et permanente des coursons. Nous les engageons à consulter cet article , ainsi que la planche I.

Quant aux vignes qui sont dans les serres tempérées , toutes sont à peu près dîposées comme celles que nous avons vues chez M. Wangeert dans son bel établissement à Anvers, près le chemin ;de fer. Sa serre a 29 m. 33 c. de longueur

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Btir8ni.de largeur et 10 de hauteur. Les vignes sont plantée^ en dehors , au midi , de 1 mètre SO centimètres en 1 mètre 60 centimètres, sous l'égoutdes châssis j on Tes palisse tous les ans, en dedans, tout contre le Terre , qui est immobile^ chaque cep, en parcourant 10 mètres d'élévation, couvre une largeur de 1 mètre 60 centimètres. On conçoit qu'un seul pied de vigne qui est parvenu rapidement à occuper une aussi grande surface , et dont la végétation est constamment favorisée par le verre et par l'hiimidité de la terre du dehors , se prolonge indéfiniment ; aussi le fruit et le bois mûrissent à peine. Il résulte encore de ces dispositions que le bois de cette vigne, qui n'est plantée que depuis dix ans, est déjà de la grosseur du poignet. Le jardinier semble Ignorer Tart d'établir et de maintenir les courses, d'où il suit qu'au palissage il y a vide et confusion. Les grappes, dans ces vastes orangeries, sont dans la même position que celles qui pendent sous un berceau , qui ne mûrissent presque jamais, parce qu'elles sont privées de soleil. Néanmoins M. Wangeert récolte annuellement 6 à 6cents kilogrammes de raisin firankenthaler, qui, faute d'autre , se vend généralement 4 à 6 francs le kilogramme. Nous sommes donc très éloigné de conseiller à M. Wangeert de détruire une vigne qui lui donne un aussi bon produit , et puisque c'est la mode d'utiliser ainsi ces vastes serres, nous lui conseillons du moins d'apporter à la culture de cette vigne tous les changements que la cuHure de Thomery pourra suggérer, et, s'il devait en établir d'autres dans ses serres, de se conformer au mode que nous venons de lui indiquer. Il trouvera même encore plus- d'avantage de planter de la vigne en plein air, pour être conduite en treille comme à Thomery, et de faire porter, après la sortie des plantes , ses châssis devant les murs. Il pourra remarquer que la couleur blanche des murs, réfléchissant les rayons du Mleil sur

n u Faiiom nuKÇAQB.

les grappes qui y sont appliquées, hâtera leorparCaite metu* rite en les colorantyivement; tandis que les raisins qui soAt dans sa vaste serre , quoique la vigne soit palissée tout contre le verre , ne reçoivent point les rayons du soleil : ils en sont privés par leur poids, qui les entraîne sous les boui^eons et les feuilles ; d'autre part, ils sont à une trop grande di* stance du mur pour en éprouver] les bons effets ; d'ailleurs le grand volume et le courant d'air qui circule dans |la serre autour des grappes est trop vif et trop considérable pour laisser s'opérer une maturité hâtée et parfoite. Les jardinmers belges doivent savoir que les vignes forcées soui bâches ou sous châssis sont presque étouffées} elles sont {ilongées dans un air chaud , humide , et peu raréfié ; cependant les fruits de ces vignes parcourent promptement tous les périodes qui lesconduisent à une parfaite maturité. Il est même remarquable que ces fruits ainsi forcés sont plus beaux et plus exquis que ceux venus en plein air, mène aux expositions les plus favorables à la vigne ; cette plante diffère en cela de toutes celles que nous connaissons, sinon le fraisier, dont les iBruits acquièrent encore plus de parfam étant forcés.

Les arbres, en général , donnent libéralement leurs fruits; mais ceux de la vigne , du pécher, du groseillier, du framboisier et du fraisier, dégénèrent aussitôt qu'on cesse de les cultiver, c'est-à-dire de contraindre ou de favoriser leur végétation naturelle , suivant nos intérêts. À Thomery, la eontrainte exercée sur la vigne est mieux entendue et plus sévère que ceBe exercée à Paris. Il faudrait sans doute, sous des climats moins favorisés , ajouter à ces contraintes pour certaines parties de la plante et en favoriser d'antres : c'est une étude à faire. Dans tousles cas^ il faut toujours eom- BiMcer par admettre celles pratiquées à Thomery, et se persuader que i'oi^anisatiân de la vigne peut se plier ibeau*

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eeiip A*éxifgnus , poor peu <^'dles èôwêA calculées sur la végétation nature Ile , comparée à Tétat auquel la culture Ta déjà âounîse.

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