DES TERRES PROPRES AU PÊCHER
Une terre neuve» douce, riche et légère, reposant sur ud Ut de sable terreux , laissant facilement écouler les eaux, est la plus fayorable à la culture du pêcher tant pour la vigueur et la santé des arbres que pour la qualité des fruits. J'entends par terre neuve celle dans laquelle on n'a pas encore cultivé de pêchers. U est à propos que le sol soit élevé^ très aéré, un peu en pente. Ce n'est pas que le pécher ne puisse crottre dans des terres fortes et froides, mais alors ses fruits sont pâteux, amers, ou aigres, ou insipides, au lieu d'avoir cette eau abondante , vineuse , sucrée et parfamée^ qui donne à ce fruit la prééminence sur tous les autres.
Si le terrain était trop compacte, on le modifierait par des engrais et par des amalgames avec des terres légères prises à la surface d'un sol sablonneux. Les gazons levés sur un bon fond de terre, et que Ton met en meule pour en laisser consommer les racines, forment une terre dans laquelle tous les arbres prospèrent; on peut même, soit dit en passant , s'en servir pour les plantes délicates, à défaut de terre de bruyère j mais il faut pour cela que le fond sur lequel on lève les gazons soit riche et légèrement sablonneux , et en même temps que l'épaisseur de terre enlevée avec le gazon soit peu considérable.