FOUILLE ET PLANTATION
La plate-bande destinée à une nouvelle plantation de pêchers doit être complètement fumée et défoncée un an d'avance , dès le mois de février ou de mars , sur une largeur de 2 mètres 70 centimètres et une profondeur de 1 mètre à 1 mètre 17 centimètres. Cependant si la terre végétale n'avait pas autant d'épaisseur, et que le fond fût tuf ou
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glatoe, il fondrait le percer, pour dOBner de récoalement aux eaox ; on mettrait des pierres et des gravois dans le fond , pnis on surchargerait alors la plate-bande avec des terres de rapport^ en augmentant en même temps sa largeur. Dans ce cas, il faudrait choisir le pécher greffé $Uf prunier, dont les racines ne sont pas pivotantes.
Si la plate-bande que l'on veut défoncer avait déjà été placée en pêchers , on en sortirait toutes les terres pour les remplacer par de nouvelles, prises dans les carrés du Jardin , et que l'on amalgamerait avec d'autres, si cdia était nécessaire, pour les rendre propres à la culture du pécher. Si le jardin était coupé par des murs de refend , et que Von eût l'intration de renouveler la plantation des deux cdtés de ces murs, on échangerait les terres du nord avec ci^es du midi en y ajoutant les amalgames nécessaires. Enfin, si le sol était pierreux, on extrairait avec soin les cailloux, et Ton pourrait même passer les terres à la claie.
Les platesJiandes fumées et défoncées au printemps seront tenues en culture pendant tout l'été }. on y plantera des haricots hàtib , et si la terre était forte , on ferait succéder aux haricots des plantes qui la rendent meuUe , que l'on terreauterait amplement. Aussitôt que celles^di seron( passées, on donnera un bon labour, après lequel on ouvrira des trous de 10 en 10 ou de 12 en 12 mètres , suivant la bonté du terrain , si Ton veut conduire les arbres à la Dumoutier, ou seulement de 4 en 4 ou de S en & mètres, si on veut les conduire par cordons. Lorsque les cultivateurs de Montrenil plantent dans un terrain neuf, ils laissent 8 mètres de distance d'un pécher à un autre , et placent dans l'intervalle un poirier, afin de se ménager des ressources dans le cas où les pêchers (1) réussiraient mal ou imparfaitement.
(I) Le p6ch«r est Tarbre «aqael les HentreoUlois dennenl to prélérace, et
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>i ;i^ f(i»ii0^ ^ léghte , on plantera aussitôt après la ebito »A «»^^^> ^ ^"^ ^ ^^^^ > ^° laissera les trous oQYêrts u^^,)rt^ t^MTer^ afin qne les gelées la pénètrent et la ren- ^^\ lAfuble , et Ton plantera au mois de février ou de mars^ ^\anl Tannée, mais toujours avant le mouvement de la «>ve. On ne doit point renoncer au bénéfice des gelées sur Isa terres qui reposent au bord des trous , sons le tain prétexte que les trous seraient remplis d'eau au moment de la plantation , d'autant que des terres assez compactes pour ne point laisser écouler les eaux ne conviendraient point i la euHure du pécher.
On choisira pour planter un temps doux , et le moment ok les terres seront ressuyées , aifin qu'elles puissent facile^ ment couler et s'Insinuer entre toutes les racines. On rafrat* chira le bout de celles«ci en leur conservant le plus d'éten* dne possible , et l'on aura soin que les coupes soirat faites en dessous et portent sur terre. Ces coupes devront Adre disparaître les parties oseurtries, chancrées , et en général tout ce qui serait offensé. On supprimera entièrement les racines èdalées , ainsi que ta partie du chevelu qui seriA desséchée ; il n'j a que les arbres très nouvellement levés auxquels on puisse en conserver une partie en les plantant, pour que la terre s'introduise facilement sur les grosses racines ; autrement Pair interposé occasionnerait la moisissure ou le blanc de champignon, qui ferait périr Varbre. Les plaies en peu fortes doivent être prompiemqnt recouvertes arec de l'onguent de Saint-Fiacre , afin de faciliter la cicatrisation.
L'effet du tassement des terres devra être calculé an mo«
s*ils en colUfent d'antres , c'est toqjoars iwrce que le terrain on l'exposition ne lui sont pas favorables. Le pécher, aux portes de la capitele, doit être en effet d'qn frînd rapport.
LA POHONB FRANÇAISB. W
ment de la planUtion de manière que , par la raUe , lea nn cines ne se trouvent pas trop profandiment entertdea» nr^ tout dans les terres fortes; on friairterâi plus avant dana kfl terres légères, mais toujours de manière que le soleil puioa avoir de l'action sur les racines. Il faut encore avoir aoîv 1^ de planter l'arbre un peu incliné ^ à l^eentim. dummr; 2o de mettre autant de fortes racines d'un côté que de l'an» tre 'y 30 de tourner l'arbre de façon que les yeux lea mieux formés soient sur les côtés ; 4* d'élever assez la greffe pour qu'elle ne se trouve pas au dessous du soi environnant après le tassement des terres.
Ces quatre points bien observés (1)» on couvrira de terre les racines , en les séparant et en les établissant lit par lit : toute» doivent passer par les mains du plantetir, pour être espacéea eonvenablement et étendues dans toute leur longueur» sans jamais les forcer^ La prospérité d'un arbre ainsi planté âëdomma(|^a toujonrs du temp» et des soins que Ton aura mis à l'arrangement de ses racines^, qui sont la source d<» sa santé et de sa vigueur*
Si la plantation a Uea au printemps , on fera au plefd de chaque arbre un bassin dans lequel on versera légèrement, à plusieurs reprises^ la valeur de deux arrosoirs d'eau, afin de lier la. terre aux racines, et de mettre plus promptement celles^i en végétation : cette opération s'appelle plomber à l'eau j elle doit être faite avec précaution, pour que l'eau arrive partout égalemrat à la fois ; autrement on courrait risque de faire enfoncer les racines inégalement.
Au moment où les boutons eonmaenceront à se gonfler^ on rabattra la tète de l'arbre à 12 ou 13 centim. au dessus de la greffe , plus bas encore si cette partie est garnie de bons yeux , et autant que possible stv un ciil de cété^l On
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retranchera en même temps tons les bonrgeons anticipés qui seraient placés snr cette tige , en ayant soin de ne pas les conper au ras de l'écorce , pour ménager le petit bourrelet qui se trouve à leur insertion , et qui facilite le recou- Trement de la plaie 3 d'ailleurs , il existe assez souvent au talon du boui^eon un œil bien placé qui peut donner naissance à une très bonne branche , et qui par cette raison doit être ménagé.