‹ La pomone françaiseChapitre 51 sur 76 · DES ABRIS · texte numérisé non relu

DES ABRIS

Nous vmons d'indiquer les abris qui s'étidilissent en même temps que les murs , et , quoiqu'ils suffisent presque toujours pour garantir les pêchers ^ il est à propos d'indiquer d'antres moyens dont on puisse fiicilement et promptement faire usage au printemps dans les années défavorables ; tels sont les brise^vents et les toiles. Les brise-yenls ou éperons peuvent être fiftits en maçonnerie , on seulement avec des paillassons posés verticalement et à angle droit contre les murs, et de manière à garantir et abriler des vents dangereux.

On empide les toiles en les plaçant, en pente et en prolongement de l'auvent ; on les fixe d'une part à des crochets adaptés sous les chevrons de l'auvent, et de l'autre à des piquets fichés à la surface du soL Les pièces de 2 mètres 66 centimètres à 3 mètres de hauteur sont formées de morceaux de toile d'emballage ou de canevas très clair, assem'blés lé à lé. Le fil de la toile doit être d'une très bonne qualité , et les deux bords portant les attaches seront garnis de tresses.

Ces toiles pourront être d'une longue durée si on a le soin , chaque année avant de les rentrer, de les faire tremper pendant vingt-quatre heures dans une lessive de tan non tirée au dair et qui aura bouilli Tenace d'une heure. On étendra ensuite cette toile , sans la tordre , pour la fiiire sécher avant de la rentrer.

Quelques particuliers se servent aussi de branches d'arbres rameuses qu'ils fichent en terre sur plusieurs rugs

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devant leurs espaliers, et à une distance d'environ SOcent*; elles garantissent jusqu'à un certain point des effets immë* diats du vent et des givres ^ qui frappent d'abord sur ces branches mortes.

D'autres accrochent à leur treillage des cosses de pois qui préservent également les fleurs et les fruits, mais qui attei^ drissent par leur ombre la partie inférieure des bourgeons ; on ne peut les retirer entièrement que lorsque les fruits ont déjà pris de la force, et Jamais cependant sans les offenser plus ou moins , ainsi que les bourgeons.

En général , les auvents suffisent pour préserver les fleurs et les fruits du pécher de l'atteinte dcs^gelées printaniëres , et si quelquefois on est obligé de recourir aux abris supplémentaires dont on vient de parler, on doit les employer avec intelligence, et les retirer aussitôt qu'ils ne sont plus nécessaires, parce que l'air est indispensable à la prospérité des pêchers. Au reste , si cet arbre exige pendant tout le cours de sa végétation des attentions continuelles, aucun peut-être ne récompense plus libéralement et plus constamment les soins du cultivateur vigilant.

L'ancienne méthode de couvrir les pêchers avec des paillassons appliqués contre les murs est vicieuse , à cause de U difficulté de les retirer et de les étendre sans endommager les bourgeons, et parce qu'ils privent les arbres d'air et attendrissent les pousses.

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