‹ La pomone françaiseChapitre 52 sur 76 · DES TREILLAGES · texte numérisé non relu

DES TREILLAGES

Le treillage appliqué contre les murs pour le palissage des pêchers doit présenter des mailles de 14 centim. de large sur 28 centim. de hauteur. Les brins horizontaux seront solidement attachés à des crochets de fer ou à des os de mouton scellés à cet effet dans le mur, et ayant 27 miilim. d^ saîljie ; on doit avertir que les os que l'on a fait bouillir pour

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en extraire diverses substances ne sont point propres à fttre «celles dans les murs , parce qu'ils ont perdu leurs principes conservateurs , et qu'alors ils deviennent friables étant exposés à Tair ; après quoi les montants seront appliqués et cousus sur ceux-ci avec du fil de fer. Tous ces brins de- Tront avoir reçu deux coucbes de peinture avant d'être em^ ployés , et l'on donnera une troisième couche après ta construction.

On aura soin d'exiger du treillageur qu'il n'arrête point son attache en avant, et qu'il rive les pointes, dans la crainte qu'elles ne fassent aux branches des plaies par où la gomme ne manquerait pas de fluer. Il convient aussi que le treillage soit cousu de gauche à droite pour un rang, et de droite i gauche pour le rang suivant, afin de donner plus de solidité à l'ouvrage.

Les montants ne sont éloignés Tun de Tautre que de 14 centim. , parce que c'est sur eux que l'on palisse presque toutes les branches , et qu'il est commode pour cette raison de les trouver rapprochés. Quant aux traverses, on pourrut même les éloigner plus que je ne l'ai indiqué , parce qu'elfes ne servent qu^à maintenir les montaots; cependant le treillage que je propose est d'une bonne proportion, sans em* ployer plus de bois que la maille ordinaire de 22 centim. sur 25, qui n'offre pas autant de facilités pour la disposition des branches du pécher.

Le treillage doit être préféré à tout autre moyen de fixer les branches. Le palissage à la toque permet cependant d'obtenir pour l'arbre des formes plus correctes, puisque Fou peut fixer les bourgeons au point où l'on veut les avoir; il expose moins les fruits à être déformés , il Tes garantit mieux des gelées printanières , et enfin il favorise leur maturité, parce que les branches , appliquées immédiatement contre le mur, se ressentent plus fortement des rayons du soleil ', mm aussi cet effet devient quelquefois assez violent

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f onr faire périr des branches tout à eonp, surtout lorscpie les arbres sont déjà mal disposés et plantés dans des terres Bêches. Le treillage expose moins la santé des arbres sans compromettre la sûreté des fruits , toutefois lorsque le chaperon a une saillie suffisante pour abriter des givres, des verglas et des gelées du printemps. L'air qui circule derrière le treillage est salutaire pour la végétation des branches et des fruits ; enfin un pécher palissé contre un treillage est toujours plus vert , plus vigoureux , et d'une plus grande étendue. Quant à la promptitude de Touvrage , le palissage à la loque est plus expéditif.

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