FRUITS A DUVET DONT LA CHAIR QUITTE LE NOYAU
1. AvanUPécke 6/andie (Duh.). L'aAre, de médiocre grandeur, a les bourgeons effilés, les feuilles dénuées de
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glaB46S et bordées de gruides dente. A sa flear grande et très pâle raccèdefim petit fmit arrondi d'environ 27 miUi« mètres de diamètre, toujours blanc, dont la cbafar qnitte diflleilement le noyan , et dont l'ean , ordinairement très sacrée , n'a le parftam musqué dont parie Duhamel que dans le cas où l'arbre, en pleine santé , est cultivé dans une certaine qualité de terre. Au reste, le plus grand mérite de ce petit fruit est de mûrir dans la première quinzaine de Juillet. Cette espèce était autrefois cuUivée à MontreuU.
2. Pêche ^l9pakan. L'arbre est venu de noyaux rapportés 4e Perse en 1799 par Brugnitees et Olivier, et il a fructifié pour la première fois en France en 1806. Ses feuilles sont dénuées de glandes et bordées de grandes dente; il a la fleur grande et très pâle. Son fruit, jusqu'ici encore petit et peu coloré, décèle d'*êxceUe«tes qualités, et pourrait le dis* puter à nos meilleures pècbes si, comme elles, il était cul* tivé avec tous les soins convenables. Il mûrit à la mi-septembre à Paris , et en novembre à Ispaban.
3. Madeleine de Courson (Dub. ). Cet arbre, très sujet au Idanc, vigoureux , est d'ailleurs très, fertile , et ses feuilles aont dénuées de glandes et bordées de grandes dente aiguës; ses fleurs sont grandes et bien colorées. Son fruit, un peu moins gros que la Grosse Mignonne , est plus ferme, plus coloré , surtout plus vineux et plus parfumé. Il mûrit vers la mi-saptembre et se garde assez bien. Mais la Grosse Mi*- ^nopne, qui mûrit en même temps , doit lui être préferée.
4. Pêche de Malte (Dub.)* L'absence de glandes et les giipdes dente des feuiHes du pècber le rapprocbent naturellement des Madeleines. Ses fleurs s<Mit grandes et très pàle^ aes fruits ronds, aplatis au sommet , de médiocre grosseur^ marbrés d'un rouge de brique du côté du soleil. La chair en est des plus fondairtes , presque transparente , fine et très délicate; elle a l'eau assez suorée, fort agréadble, mcâs pas Msex parfumée. Cependant la pèche de Malte mérite nm
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place dlstio(][uée par sa délicatesse. Elle mûrît du SOaoibtaTl 20 septembre. Ud terraio-préparë donne à ce fruit le parfum le plus délicieux.
5. Péche-Cardinal (Duh,). Cet arbre est d'une petite statu^ re , très fertile , et ses feuilles , absolument dénuées de glan* des, sont bordées de {grandes dents surdentelées. Les fleurs sont grandes comme celles de la Madeleine de Gourson , et les firuits de moyenne grosseur, ordinairement aplatis au sommet. Leur peau est recouverte d'un duvet roussàlre qui ressemble à de la moisissure ; mais elle se détacbe aisément de la chair, qui est fortement marbrée de rouge-vio« let vers la circonférence. Cette chair, fondante lors de la maturité , est fade et devient ensuite pâteuse ; son eau est sans saveur. Cette^'pécbe mûrit à Paris vers le 16 octobre. Elle ne doit être cultivée que pour l'office. Dans le midi de la France , il existe plusieurs sortes de pèches rouges très bonnes , venues de noyau , que l'on appelle Pèehes-Bettera^ ves. J'ai vu, aux Etats-Unis, des Pavies de cette couleur d'une grosseur monstrueuse.
6. Mignonne hâtive (Poit.). Simple variété de la Grosse Mignonne, mais plus petite. Ce fruit, presque toujours terminé par un mamelon fort élevé, a le précieux avantage de mûrir douze ou quinze jours plus tôt.
7. Grosse Mignonne j Vineuse, Belle-Bauce. La Grosse Mignonne est une des plus anciennes et des meilleures espèces de pèches connues; mais, comme on la multiplie assez souvent de noyaux , il en est résulté un grand nombre de variétés inférieures qui l'ont un peu discréditée. Cependant il parait que le type primitif s'est reproduit dans la variété appelée la Belle-Bauce , du nom de celui qui l'a retrouvée : il faudrait donc multiplier aujourd'hui cette Belle-Bauce, et abandonner toutes les variétés abâtardies.
L'arbre est très fertile et devient fort grand; le bois en est flexible, menu, rouge du cbié du soleil; ses feuilles sont
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bordëed de petites dents et munies de glandes globnlenses; sa fleur est grande ; son fruit arrondi , divisé en deux lobes par un profond sillon attaché par une queue très courte, et assez souvent muni d'un petit mamelon an sommet. Cette pèche a ordinairement de 6 à 7 centimètres de diamètre , et se colore d'un très beau rouge velouté. La chair en est une des plus fondantes , et , quoiqu'elle soit généralement fort bonne , on désirerait qu'elle fût plus constamment parfumée. La maturité de ce beau fruit arrive vers le 20 août; il dure peu , et devient plas pâteux que les autres dans les années pluvieuses. Duhamel en fixe mal à propos la maturité à la mi-septembre.
8. Grosse Mignonne frisée (Poit.). Autre variété de la Grosse Mignonne , et dont les fleurs sont tellement frisées , qu'on a peine à les reconnaître pour des fleurs de pécher à une certaine distance. Le fruit, très abondant, n'offre rien de particulier ; un peu aigrelet , il mûrit plus tard que les autres et est .un peu inférieur en qualité. Cette variété a été décrite au potager de Versailles.
9. Pourprée hdîive (Dnh.). Les arbres qui donnent cette pèche et ceux qui produisent les Madeleines sont les espèces sur lesquelles le blanc fait le plus de ravages. Quand ils ne sont pas atteints de cette maladie, ils acquièrent en peu de temps une grande étendue par leur vigoureuse végétation : leurs feuilles, bordées de petites dents, sont munies de grosses glandes réniformes; aux fleurs nombreuses, grandes et extrêmement colorées , succèdent de superbes fruits bien arrondis, qui atteignent jusqu'à 7 centimètres de diamètre, et qui se colorent d'un rouge-brun très foncé du cûté du soleil et de jaune du cûté du mur ; ils ont la chair très fondante , l'eau sucrée et un peu vineuse. La maturité de cette excellente espèce arrive vers la fin d'août et précède un peu la Grosse Mignonne.