‹ La pomone françaiseChapitre 71 sur 76 · I.A Mmm iKAffCAttB. m · texte numérisé non relu

I.A Mmm iKAffCAttB. m

pravaiant 4e ce semis » une oentciae entiron portèrMt îles fruits qui furent troorès presque tous passsMes; mets ântun ne fût jugé ayoir assez de mérite peur être propagé. Deux arbres seoleme&t , dont les Aruits resemblaient à la reinedaiide^. moins beaux, mais meilleurs, furent conserrés. Nous eûmes llionneur de présenter au nri Louis XYIII une oerbeille de ces fruits , <|ui en^ effet farent trouvés , par S. Il», i^ftraUes à la reine-dMide, dont Teau est trop ^laisse et trop sucrée , tandis que celle du nouveau fruit était beaucoup plus abondante et assez sucrée pour être très agréable et exciter Tappétit. Il en est de même dti cbasselas de Fontainebleau , que Ton préfère généralement •ox raisins du Midi, quoique ceux-ci soient lieaucoup plus ricbes et plus sucrés.

Nous ignorons ce que smit devenus les arbres que nous avons laissés au potager du roi ; plus tord nous n'avons pu en obtenir des greffes.

Ce semis était un premier pas vers .raméHoration de Tespèce; pour en faire un second, il aurait laHu semer les noyaux de ces nouveaux fruits, et continuer ainsi de toujours semer les fruits les meilleurs le plus récemment obtenus»

II. Vanmons affirme que tous^les*pruniers provenant du troisième semis produisent d'excellents fruits, quoiqu'il n'ait rien trouvé, dit4l, qui surpassât la reine-claude.

Tontes les terres erniviennent à la végétation du prunier, pourvu qu'elles ne soient point argileuses et qu'elles soient profondément défoncées. Les terres qui conviennent le mieux à cet arbre sont celles'qui sont substantielles, douces et légères.

Lorsque les branches seront^dégarnies par le bas sur une trop longue étendue, et que les pousses deviendront de l^us en plus faibles , cm procédera au ravalement de ces branches, que l'on greffera en fente. Nous possédons des pruniers qui fleurissaient très abondamment chaque année

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sans aouer leurs fruits , quoique les saisons fussent très favorables ; depuis que nous les avons ravalés et greffés, ils offrent des récoltes très abondantes.

Les vergers plantés en pruniers sont d'un grand produit sur les bords du Bbin, ainsi qu'à Agen et dans ses environs, où il se fait un commerce considérable et très lucratif de prunes sècbes. On pourrait s'étonner que la culture du prunier destiné à ce genre de commerce ne s'étende pas à d'autres cantons, et reste toujours confinée dans les mêmes. Sans doute que celte fois on ne donnera pas pour raison de ce fait les qualités toutes particulières de la terre , puisqu'il est bien reconnu que le prunier croit partout où l'on veut le cultiver. Nous voudrions pouvoir persuader aux propriétaires qui ont des terrains dont ils tirent peu de produit de les planter en pruniers, et de les faire greffer en prunes d'Agen ; ce fruit, étant séché, est toujours coté dans le commerce à un prix beaucoup plus élevé que les autres. La prune de Tours était autrefois en réputation ; mais la prune d'Agen et la golden drap, ou Coâ, assez nouvellement obtenue en Angleterre, sont très supérieures pour sécher. Cette dernière mûrit en septembre ; elle est longue, très grosse, très charnue, sucrée, bonne crue, et fait les plus beaux et meilleurs pruneaux que nous ayons encore vus; l'arbre produit très abondamment.

La quetscben se reproduit constamment la même par la semence, pourvu que l'arbre sur lequel on la récolle n'ait pas été greffé. Le fruit de la quelsehen est très abondant, mais tardif.

Le prunier d'Agen doit être greffé; l'arbre est très productif. Le fruit est gros , charnu, sucré, et plus hâtif que ht quetscben; ce qui fait que, étant séché dans la belle saison, il est mieux conditionné , sans que l'on soit obligé de le passer aussi souvent à la chaleur du four après qu'on en a retiré le pain.

Le prunier est un arbre que l'on peut facilement forcer

dans les serres; on plante à l'automne ou au printemps, dans des pots à ananas , des pruniers de 2 à 3 ans de greffe, élevés pour cet objet sous une forme régulière. Les pots sont enterrés à une bonne exposition, très aérée , où ils restent 1 an ou 18 mois avant d'être placés dans la serre ou sous les bâches. La plantation de ces arbres, faite dans des pots, dispose la plante à une fructification extrêmement abondante, beaucoup plus que si Farbre avait été planté en pleine terre. On choisit de préférence pour chaufSer la prune de mirabelle , parce que Tarbre charge beaucoup et noue bien son fruit. On chauffe aussi avec avanUge la prune de monsieur hâtive et la reine- claude. Les mêmes arbres peuvent être forcés deux ou trois ans de suite.

On ne cueille le fruit de ces arbres que sur la Uble , où ils figurent au dessert.

La prune, pour avoir toutes ses qualités, doit mûrir sur l'arbre : une légère secousse fait tomber celles qui sont arrivées à leur point de maturité ; c'est le matin, à la fraîcheur, que l'on doit récolter ce fruit, et jamais après qu'il a été échauffé par le soleil. Si on cueille la prune avec la queue et qu'on la dépose dans un lieu frais, elle peut se conserver plusieurs jours.

La prune venue en espalier à une exposition chaude est plus grosse, plus belle, plus colorée et beaucoup plus sucrée que celles qui sont venues en plein vent. Il n'en est pas de la prune comme de l'abricot, dont le parfum ne se développe que lorsqu'il mûrit au très grand air ; la prune n'a point de parfum, sa chair est plus ou moins ferme, son eau plus ou moins sucrée. Il est remarquable que dans les années très abondantes ce fruit manque de sucre ; alors il est fade. Les cultivateurs ne sauraient trop se persuader combien les fruits perdent de leurs qualités lorsqu'ils sont trop nombreux sur les arbres. Ils devraient savoir que les tissus d'un arbre ne préparent qu'un certain volume de sucs propres.

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par leur combinaison avec certaines parties des fruits , à se convertir en matières sucrées ; que , si les fruits , qui ont la faculté de s'approprier tous é^^alement ces sucs, sont trop nombreux pour que chacun en reçoive assez, alors la réduction dans le fruit est incomplète : il reste acide, ou devient insipide et sans saveur. Il importe donc que les fruits n'excèdent pas en masse celle des sucs préparés pour leur perfectionnement. C'est au cultivateur à savoir établir l'équilibre en laissant plutôt moins que trop de fruits sur les arbres.

Le fruit du prunier est considéré comme nourrissant et ra« fraîchissant ; pris en trop g^rande quantité, surtout lorsqu'il n'est pas parfaitement mûr, ou dans les années où la récolte est trop abondante, il devient fiévreux. On le donne comme pruneaux aux convalescents. Il s'en fait une g^rande consommation dans nos hôpitaux.

Le prunier n'a d'autres maladies que celles qui sont oc-' casionnées par des sujets qui ont peu d'analogie avec le rameau de la greffe , ou bien provenant de semences mal conditionnées. Ces causes occasionnent la gomme, qui, dans ces cas, reparaît toujours malgré les incisions réitérées, tandis qu'elle cède aux incisions faites pour cause de trop de vigueur dans l'arbre , ou d'une surabondance de sève provenant d'engrais, ou occasionnée par une saison extraordinairement propice à la végétation du prunier, ou enfin par une taille trop courte.

Les insectes qui attaquent le prunier sont les mêmes qui attaquent les cerisiers : ce sont des vers et diverses sortes de chenilles , qui paraissent au moment de la floraison. Les cultivateurs des environs nie Mariy, Bougival et autres communes, procèdent à la destruction de ces insectes, après une forte pluie, en secouant chaque branche vivement Tune après l'autre à l'aide d'un fort crochet entouré d'étoupe et fixé au bout d'un bâton. On répète cette opération plu-

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sieurs fois pendant et après la plaie, afin de déterminer plos facilement la chute des insectes. On a eu la précaution de goudronner le tronc des arbres à la hateur de 40 centim., afin d'empêcher les insectes de remonter sur les branches.

Les meilleures espèces de prunes sont :

Jaune hâtive» ou de Cata- Le Perdrigon violet , ou de

logne. Brignolles.

La Royale. LaReine-Claudey ou AbricotTert.

Le Gros Monsieur hàtif. La Reine^llaude violette. La Mirabelle. Impériale blanche.

Le Drap d'or. De Saint-Maurin.

Le Gros Damas violet. Prune suisse.

Prune de Riom.

Les meilleures espèces pour faire sécher sont :

La Golden drap, ou Goë.

La Prune d'Agen.

La Quetschen.

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