B) PONCTION
Nous sommes done arrivés au moment de ponctionner. Beaucoup d'auteurs conseillent à ce moment de lâcher le speculum. Nous sommes absolument opposés à cette manière de faire, parce qu’elle est en contradiction complète avec les prin-
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cipes de la chirurgie. Nous devons toujours iravailler sous le contrôle de la vue.
A ce moment nous essaierons d’exagérer même la direction oblique en appuyant fortement l'autre extrémité du trocart sur le septum. et d'un mouvement lent, régulier, sans à-coups, nous DÉTOPSEONS la cloison intersinuso- nasale.
: Tout cela, nous le répétons, se fera sous le contrôle de la vue.
En résumé : On doit porter le {racart sous le cornet inférieur, d'avant en arriére, de dedans en dehors, et de bas en haut, pour être certam de ponctionner au point d'élection.
Ce point d'élection est exactement à lurion du corps et de la queue du cornet inférieur. C'est à ce niveau que se trouve le point faible par excellence. ;
Et cependant, même:à ce niveau, même après les précautions précédenñtes, si on essaie de forcer l'obstacle contre lequel sè heurte la pointe de l’instrument, on rencontre souvent une résistance imprévue, une paroi encore épaisse. Pour la trouver amincie en visera plus haut, en abaïissant la main, et on portera la pointe du trocart le plus haut possible tout en restant dans le méat inférieur.
Le point essentiel dans ce deuxième temps est d'avoir bien le trocart en main, afin d'éviter une échappée. 11 faut ponctionner en retenant.
Le malade accusera un craquement au moment de la pénétration de l’instrument, mais il ne devra avoir aucune douleur.
Dès qu’on aura la sensation d’avoir pénétré dans la cavité, il faudra s'arrêter: il est inutile d’al-
Figure 11.
Radiographie de face montrant le trocart en place.
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ler plus avant. Comme nous ne pouvons juger de la profondeur d’un sinus, cela ne pourrait qu'augmenter le risque de perforation d’une paroi voisine (figures 11 et 12).
Maintenant nous retirerons le speculum qui ne sert plus. De la main gauche nous fixerons les ailettes de la canule, pour la maintenir en place; de la main droite nous retirerons le mandrin.
Il faudra faire pencher la tête du malade en avant pour permettre l'écoulement du liquide, au cas où l’on se trouverait en présence d’un kyste.