TECHNIQUE DE TOURAINE
Cette étude nous a montré que la plupart des accidents reprochés à la ponction sous-occipitale sont dus à des techniques imparfaites, parce que ne mettant pas à l’abri d’une blessure grave des artères ou des centres nerveux.
Après la publication de 6 cas mortels à l'étranger, la communication de Dielmann sur « les dangers de la ponction sous-occipitale » (8 cas rapportés dans le Nervenarzt du 15 juillet 1928), il est hors de doute que cette intervention ait suscité à un certain moment une aversion marquée de la part de médecins crai-
ps
gnant de s'attaquer à une région dangereuse.
Sans doute, les procédés de ponction basse sont à peu près abandonnés actuellement. La technique de Mariano Castex et Ontaneda ou les techniques analogues de ponction moyenne sont plus satisfaisantes parce que l'aiguille a une direction sensiblement horizontale, restant toujours au-dessous du plan du trou occipital Cependant, dans des cas ilest vrai imprévisibles, il peut encore subsister le risque de blesser une artère cérébelleuse dilatée et fluxueuse ou abaissée au-dessous des amygdales. Eventualité rare d’ailleurs, puisque, comme nous l'avons déjà signalé, Castex et Ontaneda n’ont pas à déplorer d’accidents sur plus de 1.200 ponctions. D'ailleurs, à en juger par l'abondance des travaux récents, la ponction sous-occipitale est en train de conquérir en France le rang qu’elle mérite dans l’exploration du système nerveux, notamment chez les syphilitiques. Depuis Sicard et surtout depuis Ravaut, elle est entrée dans la pratique courante d’un grand nombre de médecins, qui tous témoignent de sa facilité et de son inocuité.
M. Touraine a mis au point une technique personnelle exposée devant la Société de Dermatologie et de Syphiligraphie le Fr janvier 1934, et désignée par lui sous le nom de ponction sous-occipitale haute. Elle permet de pénétrer dans la Grande Citerne à sa