‹ La Ponction sous-occipitale hauteChapitre 23 sur 28 · SAS · texte numérisé non relu

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lorsque celle-ci est un peu inclinée ou tournée latéralement, ce qui est justement à craindre lorsque l’on pratique la ponction sur un malade en décubitus laté— ral. On a signalé aussi des accidents malgré une technique correcte; dans ce cas, il s’agit d'une anomalie ou du déplacement de l'artère par une tumeur, comme dans les cas rapportés par Raushke, Pinéas, Steindl. Ces derniers accidents sont malheureusement le plus souvent imprévisibles.

Les précautions à prendre seront donc :

10 Maintenir soigneusement droite la tête du sujet, qui ne doit être ni tournée, ni inclinée latéralement. Dans tous les cas, il est préférable de confier ce soin à un aide.

2° Piquer rigoureusement sur la ligne médiane et pour cela, prendre comme repère la ligne protubéranceoccipilale-apophyse épineuse de l'axis.

La blessure de l'artère vertébrale est en effet très grave, et les trois observations rapportées sont celles d'accidents mortels.

L’artlère cérébelleuse postéro-inférieure. — Sa blessure est surtout à craindre lorsque l'aiguille pénètre obliquement en haut et en avant, comme dans les procédés de Ayer el Obregia. Mais, même dans ce cas, la distance de la dure-mère à l'artère dépasse en général 1 cm.

Dans d’autres cas, au contraire, l’artère est abaissée soit que les amygdales cérébelleuses fassent saillie

au-dessous du rebord du trou occipital, soit que par

MAT ou

suite d’une disposition anatomique particulière (sclérose artérielle) l’artère descende au-dessous d’elle ou soit refoulée vers le bas par une tumeur (un cas mortel de Nonne). D'autre part, on a signalé des hémorragies par décompression brusque, sans blessure de l'artère (Janossy, Reuter).

Il faudra donc :

1° Employer de préférence les procédés qui introduisent l'aiguille horizontalement ou oblique en bas et en avant.

2° Limiter le plus possible la pénétration de laiguille au delà de la dure-mère, en pratiquant constamment une lègère aspiration à la seringue, ou plus commodément avec le dispositif de Touraine.

La blessure des veines de l’espace épidural ou du portour du trou occipilal n'a pas en général de conséquences graves, mais elle a l'inconvénient de mélanger du sang au liquide céphalo-rachidien. L'accident est tout au plus suivi d’une petite irritation méningée

causée par l'hématome extra-dural.

Accidents nerveux. — Ils sont graves, ou bénins, suivant que l'aiguille atteint les centres nerveux audessus ou au- dessous du trou occipital.

Au-dessus du trou occipital, on peut en effet léser le cervelet ou le plancher du [V° ventricule.

La blessure du cervelet qui peut survenir plus faci-

lement encore lorsque les tonsilles débordent légè-

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