Dixnie royale (i
■6. Il classe, ainsi qu'il suit, la population française, en 4698, après dé-
l'opinion, en faveur de la réforme fiscale préconisée par lillustre maréchale
Mais, à supposer que les choses fussent telles qu'on les trouve décrites dans la DLvme royale, le progrès accompli depuis la fin du xix^ siècle n'aurait pas été bien sensible, car Villiaumé déclare qu' « un douzième de la nation ou 3 millions d'individus sont dans l'indigence et mendient habituellement. » Or, l'économiste du xvii^ siècle parlait dans un moment de crise aiguë, et celui du xix*" siècle en pleine paix et prospérité (1857) : Famélioration survenue, d'une époque à l'autre, n'est donc point aussi considérable qu'on a coutume de le dire.
Quoi qu'il en soit, on ne peut douter que les épreuves de la masse des habitants de chaque pays ne soient adoucies, lorsqu'à l'aide de débouchés nombreux, de transports à bas prix, l'abondance règne, dans les ressources matérielles qui satisfont les besoins inéluctables de la vie ; car le véritable bien-être consiste dans la possession de produits désirables -.
pouillcment des Mémoires adressés, au duc de Bourgogne, par les Intendants :
Indigents réduits à la mendicité 0.10
Pauvres hors d'état ^e, secourir \e?, précédents 0.50
Gens gênés par des dettes, procès, etc 0.30
Membres des classes privilégiées, mais vivant, pour partie, des bienfaits du roi; citoyens indépendants par leurs revenus 0.10
1.00 1. Cela résulte des contradictions relevées entre les divers écrits de BoisGiiLEEiiT : Traité des grains, Factum de la France, Détail de la France, ouvrages pessimistes où l'on trouve consigné, en 1707, l'aveu que, dix années auparavant, a il y avait encore de l'huile dans la lampe ».
•2. M. Nowicow, auteur d'un livre intitulé : Gaspillages des sociétés modernes, donne une formule beaucoup trop exclusive, pour le bienêtre, qu'il affirme varier • en fonction de la quantité des produits », laquelle serait, à son tour, • en fonction du temps nécessaire pour les élaborer », sans égard à « la proportion dans laquelle ils s'échangent ». Sur le premier point, un complément serait, tout au moins, néces-
Des observations curieuses et importantes, confinées, malheureusement, dans les limites de l'Italie, ont été faites, pour reconnaître l'influence qu'exerce l'altitude des agglomérations sur la mortalité ' ; il en résulte :
1° Que l'altitude accroît le nombre proportionnel des survivants mâles de 20 ans ;
2° Que, néanmoins, elle augmente la mortalité générale.
On conçoit la portée de cette double induction.
Les phénomènes constatés sont, en effet, propres à expliquer, dans une certaine mesure, comment l'affluence des populations rurales, vers les grands centres, d'ordinaire placés à une faible altitude, aurait pu, par elle-même^ atténuer la mortalité, dans chaque pays, et, en tout cas, compenser les effets produits par une densité excessive.
On a conclu de l'augmentation obtenue, dans la vie moyenne, que les naissances devaient être moins nombreuses, puisque la population se renouvelait plus lentement^. La conséquence énoncée implique un état stationnaire, comme celui qu'indiquait J.-B. Say, en disant : <.< La population d'un pays peut s'entretenir avec moitié moins de naissances et de morts, si les habitants, au lieu de ne parvenir qu'à l'âge de
saire, dans la pensée à traduire : l'auteur a voulu dire, sans doute, « la quantité moyenne de produits que chacun peut utiliser ».
Sur le second point, il y a lieu de faire remarquer qu'on peut accroître le rendement du sol, par des procédés artificiels, ou hâter l'éclosion de ileurs, dans les terres; mais, les plantes nutritives viennent en plein air, et la nature n'a encore donné le secret, ni de supprimer les saisons, ni de réduire le temps de la ^germination.
Pour être « positiviste », 31. Nowicow n'en est donc pas plus « pratique » , dans ses raisonnements, malgré les néologismes nombreux qu'il suppose capables de fortifier sa tliése.
1. Luigi Perozzo, ingénieur : Délia composizione delta liopidazione, per sesso et cta, in Italia, Francia, etc.
ii. Glillahd et Van deu Smissen, oj). cit.
20 ans, excèdent communément l'âge de 40 ans K »
Mais une nation qui ambitionne le statu quo, pour sa force numérique, ne connaît point le passé et s'aveugle sur l'avenir. La nature a disposé les choses de telle manière qu'il faut qu'un peuple croisse ou dépérisse ; c'est donc une marque de déclin que a la tendance à procréer en raison inverse de la durée présumable de Texistence ^ ».
La civilisation agit sur la mortalité, en bien et en mal.
D'un côté, elle fait surgir des moyens nouveaux pour transformer, asservir et utiliser les éléments qui nous entourent; elle apprend, par l'étude, à discerner des écueils où se brise l'économie animale, et à s'en préserver.
D'un autre côté, elle multiplie les dangers corrélatifs à l'emploi des substances, forces et instruments mis en œuvre.
Ainsi, l'industrie extractive expose les ouvriers, dans les mines de houille, à des explosions ou éboulements ; celle des transports, par la vapeur ou l'électricité, fait courir, aux voyageurs et mécaniciens, les risques de catastrophes, blessures ou maladies; celle des manufactures met en contact avec des fluides ou des poussières dont l'absorption engendre des désordres dans l'organisme ; elle donne lieu à d'innombrables accidents de travail.
D'une façon générale, on peut dire que les occasions de perdre la vie ou la santé augmentent avec : 1° la masse et l'énergie des corps dont Ihomme fait emploi; 2° le nombre des individus sur lesquels s'exerce laction redoutable des forces et substances.