CHAPITRE III
célibat; conciliation avec le PRECEPTE
d'accroissement
Le caractère d'un individu peut être insociable ^ son tempérament chétif ou malsain, ce qui suffit pour faire comprendre la parole évangélique : « Tout le monde n'est pas propre au mariage. »
Il y aurait, en effet, contradiction dans les phénomènes, si la loi qui tend à unir les sexes était tellement impérieuse qu'elle ne comportât point de résistance et que son exécution sans réserve dût entraîner, pourtant, des résultats funestes.
Du moment qu'il faut, nous l'avons vu, un ensemble de conditions, pour fonder une famille sur des bases sérieuses et durables, le seul fait que ces conditions sont défaillantes justifie le refus d'assumer une responsabilité qu'on sait ne pas être à même de couvrir.
Cette manière de poser la question du célibat exclut, tout de suite, Thypothèse de caprices ou de passions qui éloignent du mariage. Le seul critérium qu'on puisse admettre, dans le choix d'un genre de vie approprié à ses moyens moraux et matériels, se ramène aux termes suivants : « Oîi est le devoir^ là est la vocation )>.