‹ La populationChapitre 26 sur 127 · Loi des 20-!2f> septembre · texte numérisé non relu

Loi des 20-!2f> septembre

« Considérant combien il importe de faire jouir les Français de la faculté du divorce, qui résulte de la liberté individuelle, dont un engagement indissoluble serait la perle (Art. l^"^)... le mariage se dissout par le divorce. »

2. L'auteur anonyme d'une brochure de 1791, en faveur du divorce, avouait néanmoins son épouvante, à la vue du nombre prodigieux de couples parisiens qui se promettaient, « tout haut ou tout bas », de se désunir, dès que la loi civile le leur permettrait. « Or, dit-il, le but d'une pareille loi doit être de prévenir les séparations et non de les multiplier... » Touchante candeur!

3. Maleville, Divorce et séparation de corps. L'auteur, éminent jurisconsulte, membre du Conseil d'État et de la Cour de Cassation, révèle deux ordres de faits bien suggestifs : 1° les demandes en divorce (contrairement au témoignage de l'auteur cité dans la note précédente) émanèrent très rarement d'époux unis avant la loi du 20 septembre 1792; 2" sous l'empire de cette dernière loi, on vit des instances à fin de divorce introduites huit jours après la célébration des mariages...

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