Séance du 2 thermidor an III
nom d'un comité, fit suspendre les « simplifications » prescrites, sous le régime de la Terreur, pour répudier un conjoint ^ .
A l'époque du Directoire, on voulut faire un pas de plus en arrière. Reynaud demanda, au Conseil des Cinq-Cents, le retrait temporaire du droit de dissoudre le mariage, pour cause d'incompatibilité d'humeur. « Il serait difficile, s'écria le courageux député, de peindre tous les maux que cette cause de divorce occasionne... On a pensé qu'on ferait cesser les dégoûts etles infidélités. Erreur funeste! On les a multipliés... les mœurs courent d' autant plus de dangers qu'il est plus facile de rompre les liens du mariage ^... »
Philippe Delvile s'exprima en termes aussi énergiques : « Il faut faire cesser le marché de chair humaine que les abus du divorce ont introduit dans la société ^ » ; et, quelque temps après, revenant à la charge, il résumait ainsi la situation : « sans mœurs, pas de i>ertus; sans {>ertuSj pas de République... Le mariage... n'est plus envisagé, parmi nous, que comme un engagement passager ^. »
Il est remarquable qu'en face de ces objurgations terribles, les partisans du statu quo ne trouvèrent qu'une tactique pour le défendre : l'ajournement ^ ; puis, en désespoir de cause, Félix Faulcon, l'un des