‹ La populationChapitre 31 sur 127 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

séparation de

corps.

diTorce.

de la magistrature, en un mot un déchaînement de corruption favorisé par le législateur \

Les témoignages et chiffres sont donc en concordance, pour démontrer que le divorce nuit à la stabilité des unions, bien loin de lui être favorable.

Contribue-t-il, du moins, à multiplier le nombre des mariages?

La statistique rétrospective n'offre pas, sur ce point, de données aussi complètes que les recueils applicables au xix*' siècle ; cependant, elle fournit des éléments assez clairs et assez instructifs pour être pris en considération.

Dans notre pays, à dater de 1770, d'après les ordres du gouvernement, chaque Intendant de province fut tenu d'adresser, au Contrôleur général des finances, un relevé annuel, sur le mouvement de la population; avec le Consulat, ces envois périodiques recommencèrent ; or, voici les résultats qu'on puise, dans les états arrêtés :

Périodes. Nombre moyen

, de mariages annuels.

En tenant compte des chiffres respectifs de la population, aux deux époques précitées (1773-1783 et 1802-1814), on trouve qu'il y avait, dans un cas, neuf mariages et, dans l'autre, huit seulement sur 1.000 habitants.

La loi du 20 septembre 1792 ne devint exécutoire qu'au 1" janvier suivant; quoique le mouvement de la population n'ait pas été fourni, d'une manière complète, pour ladite année, il est intéressant de comparer

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