‹ La populationChapitre 33 sur 127 · Op. cit., t. I", p · texte numérisé non relu

Op. cit., t. I", p

2. Voir, dans la Réforme sociale du !«' février 1897, notre étude intitulée : La notion scientifique du bonheur et son utilité sociale. En 1898, Joseph Bertrand voulut bien nous dire que la lecture de cette étude le détermina à s'abonner au Bulletin de la Société d'économie sociale.

proche, par conséquent, du bonheur d'autant plus près que ses appétits se restreignent et qu'il sait se contenter de peu, ici-bas. Pourquoi, au contraire, aspirons-nous à un idéal tellement irréalisable que la satiété fait perdre, avec le temps, le sentiment du bien-être et excite à poursuivre la découverte d'objets inconnus ou non possédés? C'est que le véritable bonheur ne se trouve qu'au delà de toutes limites, dans l'infini. Aussi, M. Levasseur reconnaît-il qu'en matière de divorce, « la religion paraît avoir... une influence notable »; il en donne, comme exemple, la Suisse où, dans les cantons catholiques, sur 1.000 couples, 4 à 37,7 demandent annuellement à dissoudre leur union, tandis que, dans les cantons protestants, cette quotité oscille entre 33 et 106 ; en Saxe, elle s'élève à 145; en Danemark à 174 (1871-1881); aux États-Unis, elle est énorme *.

Comme député au Conseil des Anciens, Portalis avait dit : « Le mariage a été institué par le créateur; ce n'est donc point un contrat cwil^ puisqu'il a nécessairement existé avant toutes les sociétés civiles ^ ». De nos jours, un savant jurisconsulte, dont s'honore, à juste titre, l'Université française, M. Ernest Glasson, a montré, en termes irréfutables, tout ce qu'a de décevant et d'immoral l'institution du divorce ^ :

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