Histoire romaine
8. Dion Cassius, Histoire romaine. — Consulter, dans les Mémoires de l'Académie des sciences morales et politiques, 2^ série, t. F', p. clxix. l'étude très intéressante de Dureau de la Malle sur la population de l'Italie, au temps de la domination romaine ; le savant auteur établit que la force numérique des hal^ilants perdit, par l'esclavage, la corruption, etc.
D'après J.-B. Say, les causes présumables de l'infécondité, chez les esclaves antiques, étaient : le bas prix de l'achat des adultes, par la guerre; la dépense d'élevage, pour le maître; M. Van der Smissen ajoute : pas de famille indépendante, comme stimulant.
« la dignité des mariages » était « déprimée par la licence des temps » ^ 11 paraît naturel d'admettre que les récompenses promises ^ devaient correspondre à la quantité d'enfants qu'on rencontrait, alors, dans les familles les plus fécondes et dont le nombre ne se trouvait pas sans doute tellement restreint qu'il eût été dérisoire de mettre pour condition, à l'octroi des grâces officielles, une fécondité improbable. Or, les dispositions arrêtées ne s'appliquaient qu'aux ménages ayant eu 12 enfants ou en ayant encore 10 non religieux ou religieuses ^.
Après seize ans d'essai, on supprima ces libéralités, comme ayant produit des abus qui tournaient « à la foule des sujets », parce qu'en pratique les demandes d'exonération d'impôts étaient accueillies, par la Cour des Aides de Paris ^ au bénéfice de parents qui avaient eu 10 enfants ^ ; ce fut un vain prétexte, car les arrêts de cette Cour pouvaient être annulés par le Conseil des finances ; la véritable raison du retrait des dispenses de charges publiques et des paiements de pensions ne saurait donc résider que dans le nombre des bénéficiaires, plus considérable qu'on ne l'avait cru. En n'estimant la fécondité moyenne qu'aux 11/20 de celle qui, en fait, donnait ouverture à