‹ La populationChapitre 41 sur 127 · Édit de novembre 16G · texte numérisé non relu

Édit de novembre 16G

2. Même Édit; autre de juillet 1667; dispense de charges publiques, jusqu'à 24 ans, pour les jeunes gens mariés avant leur majorité ; exemption semblable, pour ceux qui justifient du nombre d'enfants requis; pension de 1.000 ou 2.000 livres (1.992 fr, et 3.984 fr. de notre monnaie et, avec le pouvoir relatif des espèces, 5.500 et 11.000 fr.), dans le même cas.

3. Édits précités. — En 1819, le roi de Piémont appliqua ces actes au duché de Gênes.

4. Déclaration du 13 janvier 1683. Il existait plusieurs Cours des aides; celle de Paris embrassait, dans son ressort, environ 25 départements. M. Van dek Smissen, op. cit., avance que « les Édits » de 1666 furent rapportés après la mort de Colbert, par la Déclaration précitée. Or, Colbert mourut le 6 septembre 1083.

des dégrèvements réputés excessifs ^ on voit que le coefficient ordinaire aurait été de 5 1/2 pour chaque mariage. Aucune donnée connue n'éclaire sur la fécondité des autres peuples de l'Europe, au xvii° siècle, si ce n'est en Prusse, d'après les calculs de Sussmilch.

En 1740, Daniel Trudaine conçut l'idée de provoquer des relevés, sur les naissances et décès, pour avoir des traces de la marche ascendante ou descendante accomplie par la population - ; Aubert de Tourny, Intendant de Guyenne, et, après lui, l'abbé d'Expilly, en réalisant le projet de Trudaine, le complétèrent, par l'adjonction d'une statistique des mariages ^.

Un rapprochement peut, ainsi, se faire, pour la fécondité, entre la fin du xyii*^ et la moitié du XVIII® siècle.

Toutefois les résultats recueillis étaient incomplets, car ils ne portèrent pas sur la totalité des provinces, ni même, parfois, sur l'ensemble de chacune d'elles; en outre, ils couvrirent d'un doute le point qu'on devait, au contraire, élucider : d'un côté, l'accroissement absolu de la population semblait certain ; mais, d'un autre côté, la diminution de force génésique n'était

1. Cette proportion paraîtra modérée, en considérant les résultats que fournit Moheau, op. cit. Un recensement fut fait, dans les généralités de La Rochelle, Lyon, Paris, Riom et Rouen; le nombre des familles dénombrées atteignit 27.335, sur lesquelles il y en eut 930 possédant de 6 à 13 enfants; ceux-ci formaient un contingent total de 6.239, soit, en moyenne, 6,7 par famille dépassant, d'une manière notable, la moyenne, que Moheau porte à 4.73, pour toute la France, mais qu'il faut ramener à i,o, dans l'ensemble des provinces recensées.

Les deux nombres fractionnaires 4,5 et 6,7 sont entre eux comme 67 et 100, c'est-à-dire 2 et 3, tandis que, pour le xvn« siècle, nous admettons, seulement, une valeur de 55^ ou un peu plus de 12.

2. Archives de la Gironde, C. 1.300, portefeuille 505. Le texte delà lettre du célèbre administrateur est reproduit dans notre monographie intitulée : Etudes et relevés, etc.

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