Principes de l'économie générale
o. V. notamment Stcart Mill, Principes d'économie politique. G. De Varigny, La théorie du nombre, en matière de population {Revue des Deux-Mondes^ l®"^ décembre 1890),
En outre, l'existence répandue de la vertu prolifique est, par elle-même, un indice qui annonce, chez la race où on la rencontre, une vitalité physique et morale propre à bien faire augurer de ses destinées. Au contraire, l'éloignement pour le vœu de la nature est corrélatif à un état de déchéance, d'égoïsme, de corruption, ce qui exclut les mérites d'où dérivent la grandeur et la prospérité d'un pays.
Réserve faite de tout commentaire théorique, nul ne conteste que, chez les Grecs et les Romains, lorsqu'ils subirent la conquête, la fécondité s'était lamentablement appauvrie, tandis qu'elle était remarquable, chez les peuplades qui s'établirent dans les Gaules, ritalie et l'Espagne.
Les fluctuations qui surviennent, dans l'essaimage, au cours de la vie d'une nation, ne sont point négligeables, car elles se lient à des influences bonnes ou mauvaises ; du moins convient-il de ne point désespérer de l'avenir, si des retours heureux prouvent qu'on a surmonté les obstacles ou que les causes de nuisance ont cessé.
Mais, lorsqu'un déclin persistant se manifeste, en dépit des éléments qui pourraient stimuler la fécondité, il ne faut pas mettre en doute l'existence d'un mal profond, qui s'attaque à la constitution même du corps social et exige des remèdes en rapport d'énergie avec la gravité du mal : c'est le cas de notre pays.