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CHAPITRE VI

CAUSES DIRECTES OU INDIRECTES, REGARDEES COMME IMPULSIVES OU RESTRICTIVES, A l'ÉGARD DE LA FE- CONDITE.

Section 1^^ Causes physiques.

Si le genre humain a commencé par un type unique, dans chaque sexe, toute discussion semble oiseuse, sur les rapports de la race et de la fécondité ; le problème ne saurait se poser, avant la preuve d'une origine plurale, qu'on n'a point administrée, jusqu'ici, nonobstant les efforts et les prétentions de certains naturalistes.

Au surplus, à supposer même que la seconde hypothèse se justifie, ce qui est plus qu'improbable, il n'en résulterait pas la conséquence nécessaire qu'une même race doive, indéfiniment, être vouée à une puissance relative de fécondité : l'observation directe le démontre suffisamment.

De 1815 à 1830 il y avait :

1° Dans la Vénétie 5.454 naissances p. 1.000 mariages.

— le Milanais 5.007 —

2" Dans la Hesse 4.813 naissances p. l.Oœ mariages.

— le Hanovre 4.121 —

— le duché de Brème. 3.884 — 3» En Suède 4.112 —

— Norvège 4.9C5 —

— Danemark 3.693 (1) —

De 1861 à 1865 on releva :

1° En Wurtemberg 431 naissances pour 100 mariages.

— Prusse 411 — .

— Saxe 385 —

— Bavière 308 —

2° En Norvège 429 —

— Danemark 373 —

3° En Hollande 412 —

— Belgique 393 (2)

Ainsi, en Italie, en Allemagne, en Scandinavie, dans les Pays-Bas, des contrastes accusés démontrent que le coefficient de fécondité ne dépend pas de la race.

De même pour la France. Ily aquelques années, devant la Société d'Economie sociale, un statisticien très estimable, M. Rameau de Saint-Père, disait: « Les Ca- Tididiens français se sont... multipliés 32 fois, en se doublant tous les 25 ans », sans avoir recours à l'immigration^. Mais le savant conférencier ne dissimulait pas ses appréhensions pour l'avenir^, tout en reconnaissant que les familles de douze enfants sont aussi nombreuses, au Canada, que celles de quatre enfants dans notre pays.

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