‹ La populationChapitre 57 sur 127 · Archives de la Gironde, C · texte numérisé non relu

Archives de la Gironde, C

3. Archives du Calvados, série H, supplément; lettre du 4S sepitembre d784.

Bretagne ^ ; puis un avocat au Parlement de Paris entretint, comme de chose certaine, la Société d'horticulture de Laon d'une « dépravation de mœurs », qui atteignait « jusqu'aux laboureurs », introduisant ainsi la « stérilité » dans « cette race d'hommes, autrefois si féconde ^ ».

Presque simultanément, le P. Nonotte ^ et Moheau ^ ne craignaient point de signaler publiquement cette déplorable corruption, avec son caractère envahissant et redoutable. « Déjà, dit le second auteur, ces funestes secrets, inconnus à tout animal autre que l'homme..., ont pénétré dans les campagnes ; on trompe la nature jusque dans les villages » ; et il ajoutait, avec un sentiment aussi clairvoyant que noble et patriotique :

« Si ces usages licencieux, si ces goûts homicides se répandent davantage, ils ne seront pas moins funestes à l'Etat que les pestes qui le ravageaient autrefois ; il est temps d'arrêter cette cause secrète et terrible de dépopulation qui mine imperceptihlement la nation et dont, dans quelque temps, on s'occuperait, peutêtre, trop tard. Pour prévenir ce malheur, le seul, l'unique moyen est le rétablissement des mœurs. »

On ne doit pas voir, dans de telles pratiques, la conséquence naturelle de Tessor commercial et agricole survenu, en Europe, depuis lexvi^ siècle, et d'un affaiblissement corrélatif des croyances religieuses.

Si la richesse détourne, le plus souvent, des sacri-

\. Archives d'iUe-et- Vilaine, C. 1402.

2. Archives nationales, H. IGlOiS; mémoire de Devienne du 22 août 4786, transmis, avec éloge, le 8 mars 1T88, au Contrôleur général des linances.

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