‹ La populationChapitre 7 sur 127 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

turels ou du régime de vie^ à l'égard du bon fonctionnement des organes de l'individu.

Puis, elle tâche de réparer les troubles survenus dans la constitution dynamique ou l'équilibre du corps; elle essaie de découvrir les liens qui unissent la mort prématurée, la dégénérescence physiologique, avec le mépris de l'hygiène.

Comme on le voit, chaque science envisage la population sous un aspect particulier et croit se suffire à ellemême, dans les vues qu'elle embrasse.

L'économie sociale engendre-t-elle les mêmes inconvénients? On ne peut fixer les idées, sur ce point, qu'en définissant avec précision cette science, que tout le monde ne conçoit pas de la même manière : Charles Dunoyer et Frédéric Le Play, notamment, avaient d'elle des notions fort différentes ; M. Paul Beauregard, en inaugurant son cours, au Conservatoire des Arts et Métiers, lui donnait pour unique objet les rapports du capital et du travail, formule commode, quoique étroite, permettant au professeur de ne parcourir qu'une faible partie de l'économie... politique.

Par économie sociale, nous entendons, d'accord avec l'école de Le Play, la science qui, au moyen de règles éprouvées, d'exemples certains, de types purs, détermine les conditions permanentes et universelles , dont l'observance rend et conserve les familles, puis les peuples, stables et prospères.

Dans cette vaste enquête, plusieurs des sciences précédemment énumérées apportent le fruit de leurs travaux; le droit et la morale contribuent aussi à former la synthèse des connaissances mises en œuvre.

Cela posé, il est clair que notre sujet rentre dans le cadre de l'économie sociale, car l'expérience de tous les temps et de tous les pays démontre que le mouvement de la population constitue, dans les circonstances ordinaires, la résultante des forces qui agissent, d'une manière favorable ou défavorable, sur le bien public.

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