‹ La populationChapitre 77 sur 127 · Économiste français, année 4884, 2" vol., p · texte numérisé non relu

Économiste français, année 4884, 2" vol., p

Stimulant pour l'activité, de tout frein pour les passions. Or, Adam Smith a fait, sur ce point, une réflexion aussi profonde que pratique : « Celui qui ne peut rien acquérir en propre ne peut avoir d'autre intérêt que de manger le plus possible et de travailler le moins possible ^ . »

D'une manière générale, suivant l'heureuse formule d'un très distingué moraliste, « le bien-être et la richesse ne disposent pas le citoyen au sacrifice^ », ce qui ne signifie pas, comme nous l'avons dit, qu'il y ait incompatibilité entre le bien-être et le sentiment religieux ou moral.

De même, il ne serait pas juste de soutenir que la diminution du nombre moyen d'enfants, pour chaque mariage, est la conséquence forcée de la civilisation.

Tout ce qui étend l'activité régulière de l'âme ou du corps est d'ordre providentiel et ne saurait, par suite, contrarier les vues du créateur de la société humaine, faire échec au précepte : Crescite et multiplU camini.

Dieu n'a pas imposé, sans doute, à chaque couple, de contingent minimum^ pour progéniture, pas plus qu'il n'a garanti la survivance des enfants à leurs parents ; mais ce serait offenser sa justice que de la rendre virtuellement responsable d'une prétendue alternative, à laquelle nul ne pourrait se soustraire, c'est-à-dire l'option inévitable entre le développement des connaissances ou des richesses et l'extension de la race ^.

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